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Facebook : n’importe qui peut acheter des espaces publicitaires à but politique

Facebook n’en finit plus d’essayer de soigner sa réputation. Alors que la société est empêtrée depuis le mois de mars 2018 dans le scandale Cambridge Analytica, les critiques ainsi que les preuves de son laxisme ne cessent de s’abattre sur elle au quotidien. Aujourd’hui, c’est son système de vérification de la provenance des publicités à caractère politique qui est (encore plus) mis à mal.
Image 1 : Facebook : n’importe qui peut acheter des espaces publicitaires à but politique

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Ainsi, lorsqu’on lui a reproché d’avoir été le principal vecteur de désinformation ayant favorisé la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles américaines de 2016, Facebook a répondu par la mise en place d’un processus de vérification de l’identité des annonceurs (ou plutôt de la personne qui paie pour la diffusion des publicités politiques) sur la plateforme. En plus de cette mesure, le réseau social a mis l’ensemble de ces informations en ligne, à la disposition du public. Ledit processus a cependant été mis à mal par William Turton, un reporter de Vice News. Celui-ci, après avoir créé des profils d’annonceurs totalement factices, aurait dupé la régie publicitaire de Facebook, en leur faisant approuver des publicités à caractère politique avec des annonceurs tels que l’État islamique ou encore Mike Pence, le vice-président étasunien. De toute évidence, les algorithmes de Facebook ne sont pas encore au point.

Facebook n’est pas le seul réseau social à être actuellement pointé du doigt, mais il paraît évident que les mesures mises en place sont largement insuffisantes pour endiguer le flot de « fake news » et autres campagnes de trolling. Les compagnies affirment qu’elles sont en train de perfectionner leurs algorithmes de lutte contre ce genre de méfaits, mais la sphère politique est de plus en plus convaincue qu’il est temps de mettre en place une réelle régulation des contenus, de gré ou de force, afin que les géants de l’Internet respectent enfin les mêmes lois que les entreprises « traditionnelles ». En attendant, les trolls ont toujours libre cours dans la régie publicitaire de Facebook.

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