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Facebook s’offre un bracelet pour contrôler les objets par la pensée

Facebook a annoncé hier le rachat d’une start-up qui travaille sur une technologie de contrôle des machines par la pensée. La société travaille sur un bracelet capable de décoder des signaux du cerveau et de les transformer en commandes digitales.

Image 1 : Facebook s'offre un bracelet pour contrôler les objets par la pensée

La firme de Zuckerberg vient d’acquérir une start-up spécialisée dans la neurotechnologie pour une somme d’environ un milliard de dollars. La jeune entreprise New-Yorkaise baptisée CTRL-labs, viendra rejoindre le Reality Labs de Facebook qui travaille actuellement sur les divers projets de réalité augmentée du réseau social.

Une interface cerveau-machine

La nouvelle de cette acquisition a été officiellement confirmée dans un post Facebook de Andrew Bosworth, vice-président de la division réalité augmentée et réalité virtuelle du groupe. « Nous savons qu’il existe des moyens plus naturels et intuitifs d’interagir avec les appareils et la technologie. Et nous voulons les construire. », annonce-t-il dans son message.

Le projet phare de CTRL-labs est un bracelet qui « permet aux gens de contrôler leurs appareils comme une extension naturelle de mouvement. ». Il serait ainsi capable de décoder les signaux électriques envoyés aux muscles par le cerveau lorsque l’on s’apprête à effectuer un geste. Ces messages sont ensuite « traduits en signaux digitaux que votre appareil peut comprendre. ».

Le bracelet permettrait donc de manipuler ses appareils électroniques du quotidien par la simple pensée. Cliquer sur sa souris, envoyer un message ou publier une photo ne nécessiterait ainsi plus aucun mouvement.

Elon Musk a aussi son projet Neuralink

Les interfaces cerveau-machine intéressent de plus en plus les entreprises de technologie. Elon Musk, grand patron de Tesla, semble déjà avoir une petite longueur d’avance avec son projet Neuralink. Le milliardaire espère effectuer les premiers tests sur humains dès l’année prochaine. Sa société travaille sur un implant relié au cerveau qui devrait permettre aux personnes handicapées de contrôler leurs appareils informatiques via la pensée.

Facebook de son côté, semble vouloir cibler le grand public. « Nous espérons fabriquer ce type de technologie à grande échelle et l’intégrer plus rapidement dans les produits de consommation », annonce Bosworth. L’un des défis de ces dispositifs est la manière dont ils sont reliés au cerveau. Alors que Neuralink envisage de connecter un boîtier au cerveau via des fils, Facebook mise sur un moyen beaucoup moins invasif avec un simple bracelet.

Le géant des réseaux sociaux avait déjà évoqué ce projet en juillet dernier dans un article publié par Mark Chevillet, l’un des chercheurs du Reality Labs. Évoquant les implants fonctionnant avec des électrodes, Chevillet déclarait : « Il n’y a pas d’autre moyen de le faire aujourd’hui, mais l’objectif à long terme de notre équipe est de rendre ces choses possibles dans un appareil portable non invasif. ». Le rachat de la start-up CTRL-labs devrait donc permettre à Facebook de concrétiser ses projets.