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Fake news : plus t’es vieux, plus tu partages

Image 1 : Fake news : plus t'es vieux, plus tu partages

Une étude menée par les universités de Princeton et de New York révèle que les personnes âgées américaines ont une tendance beaucoup plus marquée que les autres catégories d’âge à colporter et à relayer des « fake news ».

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Le phénomène est général, et au grand étonnement des scientifiques, les différences de catégorie sociale, convictions religieuses ou politiques ne changent rien au résultat : c’est toute une classe d’âge qui est concernée. À une époque où les réseaux sociaux sont pointés du doigt pour les troubles et les menaces posées à l’ordre public voire à la démocratie, cette conclusion pourrait aider les plateformes telles que Twitter ou Facebook à prévenir la diffusion de hoax et autres fake news auprès des seniors.

Le panel d’étude comptait 3500 participants inscrits sur Facebook. Après les élections présidentielles étasuniennes de 2016, les enquêteurs ont demandé aux sondés d’installer un logiciel permettant de partager certains détails de leur profil, leurs publications et les pages qu’ils suivent sur Facebook. Les conclusions de l’étude sont assez accablantes, puisque non seulement les personnes âgées sont plus nombreuses que les jeunes à relayer des fake news, mais de plus, elles en partagent beaucoup plus (sept fois plus que les jeunes). Selon les chercheurs, ce comportement peut s’expliquer d’une part par le fait que les ordinateurs sont une découverte tardive pour les plus âgés. Ils ne sont donc pas armés pour démêler le vrai du faux. Par ailleurs, le déclin cognitif est une réalité. En vieillissant, on devient plus vulnérable, donc facilement manipulable.