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Fille sur la toile : danger !

Parfois, les études scientifiques recoupent ce que n’importe quel internaute devine de manière intuitive en surfant sur la toile. Ainsi une étude de l’université du Maryland montre que les participants aux forums et espaces de discussion sur Internet qui utilisent des pseudonymes féminins reçoivent 25 fois plus de messages à caractère sexuel que leurs homologues qui eux ont des pseudonymes neutres, ou masculins.

En moyenne, un participant à un forum ou un salon de discussion qui utilise un pseudonyme féminin reçoit 163 messages privés à caractère sexuel…par jour. L’étude de l’université du Maryland s’est concentrée sur les « chat room » de IRC (lien en français) , qui est un service très populaire aux Etats-Unis, mais qui présente des niveaux de sécurité très aléatoires, selon l’étude.

Méthode simple

La méthode de recherche est très simple. Les chercheurs se sont connectés à divers salons de discussion en prenant des pseudonymes féminins, masculin, et neutres. Ces salons de discussion avaient des thèmes divers. Ils ont ensuite compté le nombre de contacts privés qu’ils recevaient, et ont étudié le contenu des messages. Le rapport officiel de cette étude sera rendu public à la conférence de l’Institut International des Ingénieurs Electrique et Electronique (Institute of Electronics and Electrical Engineers International (IEEE)) en juin prochain.

De « hello » à « intimate services »

« Certains messages à destination de pseudonymes féminins étaient innocents, tandis que d’autres étaient sexuellement explicites ou menaçants » mentionnent les chercheurs. En effet, si certains messages ont des contenus tels que « hello » ou « care 2 intro ? », d’autres sont beaucoup plus suggestifs, « feeling horney » ou « intimate services » remportant la palme du mauvais goût.

Pseudonymes neutres

Les chercheurs recommandent donc aux parents de donner comme consigne à leurs enfants de prendre des pseudonymes neutres afin d’éviter de se retrouver avec des intrusions salaces sur leurs écrans. « Les parents devraient prévenir leurs enfants de ces risques, et conseiller aux jeunes enfants de créer des pseudonymes neutres » mentionne un des chercheurs.

Un travail de parent

« Les messages ciblés sur le genre et les stéréotypes qui en découlent sont très importants dans les salons de discussion. Certaines personnes utilisent la protection de l’anonymat de l’Internet pour envoyer des messages provocateurs, souvent basés sur leurs suppositions à propos de celui qui reçoit le message, et ce avec très peu d’information initiale. Les parents devraient prendre conscience de cela mais ils préfèrent souvent fermer les yeux à ce sujet parce qu’ils ne savent pas que faire par rapport à ça » souligne un chercheur de l’université du Maryland. Ce chercheur conseille aux parents de commencer à discuter de ce sujet avec leurs enfants dès qu’ils ont 10 ans. Mais il ne faut surtout pas interdire selon elle l’usage des salons de discussion, parce que cela renforce l’idée de la transgression de l’interdit, avec tous les risques qui en découlent.

Danger pour les mineurs

« Asseyez vous et ayez des conversations régulières sur ce qu’ils font, et ce que cela implique. Beaucoup d’enfants sont très naïfs à propos de tout cela et croient que cela ne peut pas leur arriver » dit elle. Par ailleurs, ce chercheur explique que les garçons peuvent être victime tout autant que les filles de ce type de problème, mais qu’ils considèrent souvent qu’ils sont moins en danger face à de tels agissements, ce qui renforce peut être plus encore le risque.