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Free Mobile dans le collimateur de la DGCCRF

Image 1 : Free Mobile dans le collimateur de la DGCCRFLa DGCCRF vient de lancer une enquête concernant Free Mobile et son accord d’itinérance avec Orange. Elle soupçonne en effet des irrégularités dans cet accord, et envisage notamment que le quatrième opérateur puisse vendre ses offres à perte.

Des enquêteurs se sont ainsi rendus au siège social de Free, dans le huitième arrondissement de Paris, afin de saisir un certain nombre de documents portant sur l’itinérance mobile. La DGCCRF pourrait donc tout particulièrement s’intéresser à la rentabilité des forfaits à 2 euros par mois, voire à zéro euro pour les possesseurs de Freebox. La répression des fraudes devrait chercher à déterminer si ces derniers ne sont pas vendus à perte par l’opérateur. Cette donnée dépendra évidemment du prix payé par Free à Orange pour ces mêmes forfaits en itinérance, sachant que Free a estimé le coût de l’itinérance « entre 500 et 700 millions d’euros par an ».

Dans cette optique, la DGCCRF pourrait également s’intéresser aux divers problèmes de connexion que les abonnés rencontrent sur le réseau mobile de Free. De nombreux constats de ces problèmes ont été faits de manière plus ou moins officielle depuis le lancement de Free Mobile, notamment par l’UFC-Que Choisir, qui avait accusé le groupe de « pratiques commerciales trompeuses » et avait déposé plainte. Un problème de bridage des débits en 3G a même été évoqué par l’association de consommateurs, estimant que la qualité de connexion en 3G en itinérance n’était pas suffisante : « tout semble indiquer que Free Mobile agit de manière à décourager la consommation de données pour éviter de trop payer à Orange ». Ce ne serait pas la première affaire de bridage des débits révélée pour Free, qui a été condamnée en 2012 à 10 millions d’euros pour des restrictions opérées au milieu des années 2000 sur des connexions non dégroupées.