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Free Mobile / Free ADSL : la vérité sur les débits (et les soucis)

1 : Un opérateur en manque d'amour 2 : Free et YouTube : quelques chiffres 3 : L'UFC Que Choisir s'attaque à Free 4 : Free Mobile souffre aussi 5 : Un simple problème d'antennes ? 7 : Quelles solutions ? 8 : En attendant un peu de débit, rions un peu

Free contre YouTube : le bras de fer

Image 1 : Free Mobile / Free ADSL : la vérité sur les débits (et les soucis)

Nous l’avons vu : les problèmes que rencontrent les abonnés de Free sur YouTube ne sont pas exclusifs au site de Google. Pourtant, il existe bel et bien un problème entre les deux marques, sur lequel Xavier Niel, PDG de Free, s’était déjà exprimé. Surtout quand bien même ce problème concerne la majorité des opérateurs, il impacte Free davantage que ses concurrents.


Et en s’exprimant sur ce point, Xavier Niel a longuement accusé Google, propriétaire de YouTube, d’être responsable de ces soucis. Du côté de Google, la communication est au minimum, et aucun commentaire n’est fait à ce sujet. L’accusation de Xavier Niel est pourtant claire : Google refuse d’investir dans son réseau, d’où un problème de saturation. « Les tuyaux entre Google et nous sont pleins à certaines heures », a expliqué le PDG d’Iliad dans un entretien avec le Nouvel Observateur il y a tout juste un an. « C’est un problème classique qui arrive partout, mais plus souvent avec Google. »

Free ou Google, qui cédera le premier ?


Il ne s’agit donc pas d’une bride imposée par YouTube ou par Free, mais d’un problème de saturation tout ce qu’il y a de plus simple : plus il y a de monde qui emprunte la même route, et plus ça bouchonne. Et c’est là qu’on se trouve dans l’impasse : pour YouTube, c’est à Free de payer pour passer un accord de peering entre les deux marques. Normalement, ce genre d’accord entre deux services ne se facture pas, puisqu’on considère que les deux parties, FAI comme site Web, profitent de cette situation. Le problème pour Google, c’est que la croissance du trafic vers YouTube est trop importante pour négliger l’impact financier. Ainsi, le site demande une participation à Free, en avançant l’argument que son service est populaire chez ses internautes. Pour Free, c’est un argument similaire qui est appliqué dans l’autre sens : sans les FAI, des sites comme YouTube n’existeraient tout simplement pas, il revient donc à Google de faire tout son possible pour que les FAI puissent accéder à son service dans de bonnes conditions.

Sommaire :

  1. Un opérateur en manque d'amour
  2. Free et YouTube : quelques chiffres
  3. L'UFC Que Choisir s'attaque à Free
  4. Free Mobile souffre aussi
  5. Un simple problème d'antennes ?
  6. Free contre YouTube : le bras de fer
  7. Quelles solutions ?
  8. En attendant un peu de débit, rions un peu