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Huawei accuse les États-Unis de harcèlement et d’espionnage

La guerre est loin d’être terminée entre Huawei et les États-Unis. Cette fois, c’est au tour de la firme chinoise de porter de sévères accusations contre le gouvernement américain.

Image 1 : Huawei accuse les États-Unis de harcèlement et d’espionnage

Huawei ne compte pas se laisser faire. Accusé depuis mai dernier de faire de l’espionnage pour le compte de Pékin, le leader Chinois du smartphone a dévoilé aujourd’hui sa propre liste d’accusations contre le gouvernement américain.

Harcèlement, espionnage, cyberattaques

Face aux accusations et sanctions dont il fait l’objet depuis plusieurs mois, Huawei a décidé de passer à la contre-attaque. Le constructeur de smartphones chinois vient en effet de publier un communiqué de presse dans lequel il fait référence aux pratiques « néfastes » du gouvernement états-unien.

Et selon lui, la liste de ces pratiques est longue. Huawei affirme entre autres que des agences de forces de l’ordre américaines harcèleraient d’anciens et actuels employés de la firme chinoise travaillant aux États-Unis. Le communiqué fait notamment allusion à des agents du FBI traquant les employés jusque chez eux pour collecter des informations. Certains auraient même été arrêtés et détenus illégalement.

Et le scénario digne d’un film d’espionnage ne s’arrête pas là. Selon Huawei, les autorités américaines tenteraient également d’infiltrer la société chinoise en forçant ses employés à espionner l’entreprise pour le compte du FBI. L’administration Trump aurait également lancé plusieurs cyberattaques sur les réseaux informatiques et l’intranet de Huawei.

« Des moyens peu scrupuleux »

Le communiqué affirme que les États-Unis « utilisent tous les outils à leur disposition, y compris les pouvoirs judiciaires et administratifs, ainsi que de nombreux autres moyens peu scrupuleux – pour perturber les activités commerciales normales de Huawei et de ses partenaires ». Parmi ces « moyens peu scrupuleux », le fabricant chinois cite entre autres l’ouverture de fausses enquêtes criminelles, des conspirations avec d’autres sociétés visant à nuire à Huawei, la détention de cargaisons, et bien d’autres encore.

La tension est donc à son comble entre les deux grandes puissances. Malgré la période de sursis de 90 jours récemment accordée à Huawei, un accord entre Pékin et Washington semble de moins en moins probable. Les deux parties n’ont pour l’instant pas commenté ces nouvelles accusations.