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Huawei pourrait vendre Honor pour 15 milliards de dollars à Digital China et au gouvernement de Shenzhen

Le mois dernier, il y a eu des spéculations sur le fait que Huawei cherche à vendre une partie de sa sous-marque Honor. Le principal motif serait de contourner les multiples interdictions commerciales imposées par le gouvernement américain.

Selon le dernier rapport de Reuters, nous apprenons aujourd’hui que Huawei chercherait à vendre une partie de sa marque Honor pour 15 milliards de dollars. L’acheteur serait un consortium dirigé par le gouvernement de Shenzhen et le fournisseur de services informatiques Digital China.

Honor 30 Pro+ - Honor / techguru
Honor 30 Pro+ – Crédit : Honor / techguru

Ce plan intervient alors que les restrictions américaines sur l’approvisionnement de Huawei obligent le deuxième plus grand fabricant de smartphones au monde, après Samsung, à se concentrer sur les téléphones haut de gamme et ses autres activités tournées vers les entreprises.

Cependant, Huawei a récemment eu l’autorisation de commander des puces si le produit fabriqué n’est pas compatible 5G. Cela ne semble pas assez pour conserver Honor. On sait également que Huawei pourrait construire une usine de puces à Shanghai pour contourner les sanctions américaines. Néanmoins, celle-ci ne sera pas à la pointe de la technologie avant des années.

Honor pourrait être vendu à Digital China et au gouvernement de Shenzhen

Selon Reuters, le principal distributeur de Honor, Digital China, deviendrait l’un des deux principaux actionnaires de l’entité vendue Honor Terminal, avec une participation de près de 15 %. La transaction serait financée en grande partie par Digital China au moyen de prêts bancaires. Ceux-ci seront complétés par au moins trois sociétés d’investissement soutenues par le gouvernement du centre technologique financier de Shenzhen. Ces sociétés détiendraient chacune environ 10 à 15 % des actions.

Une fois l’accord conclu, Honor souhaiterait conserver sa direction et plus de 7 000 employés et ouvriers. En outre, elle prévoirait de devenir publique au cours des trois prochaines années. Pour l’instant, Honor, Huawei, Digital China et le gouvernement de Shenzhen n’ont pas encore fait de déclaration officielle.

Les sanctions à l’encontre de Huawei avaient débuté pendant la présidence de Donald Trump. Cependant, même si la prochaine présidence de Biden est perçue comme apportant un programme commercial plus amical avec la Chine, la situation pourrait ne pas s’améliorer. En effet, les agences de défense et de renseignement pourraient insister pour que le blocus de Huawei soit maintenu afin de protéger les États-Unis d’une menace pour la sécurité nationale.

Source : reuters