Accueil » Actualité » Huawei : un professeur chinois admet avoir volé des secrets commerciaux aux États-Unis

Huawei : un professeur chinois admet avoir volé des secrets commerciaux aux États-Unis

Le groupe Huawei est toujours sous embargo. Un professeur chinois qui était accusé d’avoir volé des secrets commerciaux aux États-Unis alors qu’il était en visite sur le territoire à l’université du Texas a plaidé coupable.

Le Huawei P40 Pro
Le Huawei P40 Pro – Crédit : Mehrshad Rajabi / Unsplash

Huawei est toujours sous embargo aux États-Unis, mais la situation commence à se relâcher progressivement. Depuis quelques semaines, le groupe chinois a l’autorisation de commander des puces à condition que le smartphone fabriqué ne soit pas compatible avec le réseau 5G. D’ailleurs, des sources affirmaient récemment qu’une usine de fabrication de puces pourrait être construite à Shanghai pour contourner les sanctions américaines.

Le professeur chinois a plaidé coupable d’avoir volé des secrets commerciaux

L’année dernière, Huawei a été accusé de voler des secrets commerciaux aux États-Unis. Il s’agissait plus précisément d’une technologie de l’entreprise de télécommunications T-Mobile. Selon la loi chinoise, le gouvernement est en mesure de demander à une entreprise d’obtenir des informations auprès d’autres entreprises. Cependant, Huawei a déjà déclaré qu’il n’accepterait pas de faire de l’espionnage à la demande du gouvernement chinois.

Comme l’a rapporté Bloomberg, un professeur chinois accusé d’avoir volé des secrets commerciaux pour Huawei a plaidé coupable en échange d’une sanction réduite. Bo Mao est un professeur d’informatique qui enseigne à l’université de Xiamen en Chine. Il était invité à l’université du Texas aux États-Unis où il a été arrêté. Le professeur sera jugé le 14 décembre prochain. Il sera ensuite autorisé à rentrer en Chine après sa condamnation.

Avant de plaider coupable, le professeur chinois faisait face à des accusations de complot et de vol de secret commerciaux. Désormais, il est seulement accusé d’avoir fait une fausse déclaration. Bo Mao aurait volé une puce informatique au nom « d’une entreprise de télécommunications chinoise » alors qu’il travaillait à l’université du Texas en 2016. L’accusation ne mentionne donc pas directement Huawei. Cependant, une affaire civile contre le professeur qui réitérait les mêmes allégations avait spécifiquement mentionné que Bo Mao travaillait avec Huawei. En attendant, le groupe chinois est considéré comme une menace pour la sécurité nationale par l’administration Trump. Il a vu ses ventes internationales dégringoler. Selon l’analyste Ming-Chi Kuo, il pourrait quitter le marché des smartphones dans le pire des scénarios.

Source : phoneArena