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Hubble observe sa première comète interstellaire

Découverte en aout dernier par l’astronome Guennadi Borissov, la comète 2I/Borissov vient d’être observée par le télescope spatial Hubble. C’est la première fois que Hubble photographie une comète interstellaire.

Image 1 : Hubble observe sa première comète interstellaire

Après ‘Oumuamua repéré en 2017, la comète 2I/Borissov est le deuxième objet interstellaire découvert en train de faire une incursion dans notre système solaire. Mis à contribution le 12 octobre dernier, le télescope spatial Hubble vient d’agrandir une fois encore son impressionnant tableau de chasse en prenant la photo la plus précise à ce jour de ce visiteur. L’objet était alors à 420 millions de kilomètres de la Terre.

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Une comète interstellaire que l’on ne reverra jamais

2I/Borissov va continuer à se rapprocher du Soleil dans les semaines qui viennent à une vitesse supérieure à 30 km/s. Sa trajectoire hyperbolique amène son périhélie à quelque 300 millions de kilomètres environ de notre étoile, plus exactement 2.006±0.001 UA. Le 8 décembre prochain, cette comète interstellaire sera donc au plus près du Soleil, au niveau de la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter. Elle s’en éloignera ensuite peu à peu, jusqu’à quitter notre système solaire.

Image 2 : Hubble observe sa première comète interstellaire


A l’heure actuelle et compte tenu des observations réalisées, on estime que 2I/Borissov possède un noyau d’une taille comprise entre 2 et 16 km. Active, la comète possède une chevelure (bien visible sur les photos de Hubble). Sa composition est très similaire à celle des comètes typiques du nuage d’Oort. Pourtant, certaines hypothèses indiquent qu’elle pourrait provenir du système Kruger 60, une étoile binaire située à 13,15 années-lumière de nous.

Hubble devrait continuer à observer 2I/Borissov au fur et à mesure que cette comète se rapprochera de nous. Et à moins qu’elle ne se désintègre à son périhélie, une possibilité que les astronomes estiment à une chance sur 10, elle devrait continuer à être observable jusqu’en septembre 2020.

Source : ESA