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A la mode, FaceApp n’est pas tendre avec vos données personnelles

Image 1 : A la mode, FaceApp n'est pas tendre avec vos données personnelles

FaceApp, une application russe, a beaucoup de succès en ce moment. Mais méfiez-vous, car l’application utilise sans vergogne vos données. Inquiet des éventuelles fuites de données privées, le sénateur Chuck Summer a écrit une lettre au directeur du FBI (Christopher Wray) et au président de la FTC (Joseph Simons).

Le traitement des données privées suscite des inquiétudes

L’application peut accéder aux photos et aux données personnelles des utilisateurs. FaceApp connait leur pseudo, voire leur vrai nom. De quoi s’interroger sérieusement sur l’utilisation qui en est faite et sur le délai de sauvegarde. On ignore ainsi dans combien de temps les informations seront supprimées après leur utilisation.

Comme l’entreprise est basée en Russie, le sénateur Chuck Summer s’inquiète du fait que d’autres personnes auraient la possibilité d’accéder aux détails. Son message est clair : « J’ai de sérieuses réserves sur la protection des données et qui peut y avoir accès. »

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FaceApp a répondu à ces questions

L’équipe de l’application avait cependant précisé ses méthodes avant même l’envoi de cette lettre. La société argue qu’elle ne suit pas la trace de ses utilisateurs. Elle ne vend pas des informations à des tiers et supprime « la plupart » des photos dans les 48 heures. Certes, elle manque de transparence sur ses pratiques, même si, apparemment, il ne s’agit pas d’une tentative visant à constituer une base de données des utilisateurs.

Les observateurs s’interrogent sur la réaction du sénateur : beaucoup d’applications présentes sur le marché depuis plusieurs années proposent les mêmes options que FaceApp. L’utilisation du Cloud est ainsi une pratique courante. Au lieu d’une lettre invitant le FBI et la FTC à agir, une proposition de loi serait peut-être plus appropriée.

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