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La Chine ne censure pas Internet

Il y a de quoi s’étrangler à la lecture de ce titre. Quiconque a déjà fait un comparatif des mots « Dalai Lama » tapés dans Google.Fr et Google.cn savent que la sino-version est des plus détournées. Mais la réponse de l’Empire du Milieu face aux accusations mondiales est claire : il n’y a pas lieu de débattre de la censure puisqu’il n’y en a pas.

« En Chine, nous n’avons pas de logiciel pour bloquer les sites Internet. Mais nous rencontrons parfois des soucis pour y accéder, ce qui est un autre problème ».

Au Forum sur la Gouvernance de l’Internet, 90 pays ont entendu cette déclaration fracassante niant les arrestations de cyber-dissidents, les détournements d’informations, les proxy bloqueurs et les filtres divers et variés. Pourtant même le chanteur de Kyo ne s’y était pas trompé. Le délégué de l’ONU refuse le verdict d’une étude de l’université de Harvard qui conclut au blocage de 19.032 sites Web.

Puisqu’il faut un bouc émissaire, les associations de défense des droits de l’homme se sont retournées vers les majors de l’informatique, incapable d’avoir de prise sur le gouvernement chinois. Mais là encore, les réponses sans détour pleuvent. Google préfère « offrir un maximum d’informations aux Chinois, malgré la censure de certains éléments dont le gouvernement ne voulait pas ». Yahoo prétend que dans son équipe « tout le monde aurait été arrêté et expulsé » si il n’y avait pas eu collaboration. L’équipementier Cisco, estime qu’il est normal de vendre les mêmes produits dans tous les pays, il n’est pas responsable de l’usage de ses serveurs.

Les Droits de l’Homme sur Internet, c’est souvent « Je t’aime, moi non plus ». Mais on oublie aussi qu’en France la démocratie vascille sur certains sujets : votre boîte au lettre électronique est désormais publique et il est légal de vendre un produit que vous ne pouvez pas utiliser. On est loin de la prison Chinoise, de la torture légalisé aux USA, mais chacun son combat…