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La fumée des feux de forêt refroidirait davantage le climat qu’on ne le pensait

Une étude menée par des chercheurs de l’université du Wyoming spécialisés sur le climat a révélé que les modèles exagèrent parfois l’effet de réchauffement dans l’atmosphère de la fumée des feux de forêt.

L’étude, qui porte sur l’impact des feux de forêt sur le climat mondial, a été réalisée grâce au supercalculateur NCAR-Wyoming (Cheyenne) d’après Shane Murphy, professeur associé de sciences atmosphériques à l’université du Wyoming.

Feu de forêt - luke flynt / Unsplash
Feu de forêt – Crédit : luke flynt / Unsplash

Ces dernières années, le climat de la Terre a subi beaucoup de changements à cause de l’activité humaine. En effet, 2020 a par exemple été l’année la plus chaude depuis des décennies en Antarctique. De plus, on sait désormais qu’on se dirigerait vers un réchauffement climatique jamais vu depuis 50 millions d’années. Selon les scientifiques, le changement climatique est si grave qu’il pourrait même être à l’origine de nouvelles épidémies.

Tous les feux de forêt ne seraient pas nocifs pour le climat

Les mesures de la fumée des feux de forêt effectuées sur le terrain par l’Université du Wyoming et d’autres équipes dans le monde entier ont montré que certaines fumées étaient plus légères et absorbaient moins la lumière que ce que la plupart des modèles supposent.

D’après les scientifiques, la composition, la taille et l’état de mélange des aérosols brûlant de la biomasse déterminent les propriétés optiques des panaches de fumée dans l’atmosphère. Celles-ci détermineraient comment ces aérosols perturbent l’équilibre énergétique dans l’atmosphère. De plus, le degré d’absorption de ces aérosols dans l’atmosphère dépend du type de combustible qui brûle, ainsi que du climat de la région où se trouve le feu. En outre, tous les feux de forêt n’auraient pas le même impact sur le climat.

Selon le chercheur Brown, récemment titulaire d’un doctorat en sciences atmosphériques à l’Université de Washington, les observations et les modèles d’Afrique, d’Amérique du Sud, d’Asie du Sud-Est et des régions boréales ont été choisis, car ce sont les régions qui contribuent le plus aux émissions de fumée de combustion de biomasse dans le monde.

Les chercheurs ont ainsi découvert que les feux de prairie chauds et secs en Afrique et en Australie ont tendance à avoir une fumée beaucoup plus sombre, qui réchauffe davantage l’atmosphère, tandis que les feux de forêt boréale plus frais et humides en Amérique du Nord et en Asie du Nord ont tendance à avoir une fumée beaucoup plus claire, moins nocive pour le climat.

Source : Université du Wyoming