Accueil » Dossier » La high-tech entre en guerre

La high-tech entre en guerre

Image 1 : La high-tech entre en guerre

Un pick-up militaire très discret

Ce Chevrolet Colorado ZH-2 a été présenté par General Motors au mois d’octobre dernier lors du Washington Auto Show et devrait être testé en situation réelle par l’US Army courant 2017. La particularité de ce pick-up est d’être équipé d’une pile à combustible qui devrait lui fournir environ 300 km d’autonomie et tous les avantages liés à cette technologie : une signature acoustique très faible grâce à son moteur électrique, une signature thermique elle aussi réduite, aucun gaz d’échappement… Un 4×4 militaire quasi furtif donc qui permettra également de produire jusqu’à 8 litres d’eau potable par heure (utile en opération dans les zones désertiques).            

Image 2 : La high-tech entre en guerre

Hoverbike s’en va-t-en-guerre

Le laboratoire de recherche de l’US Army a présenté courant janvier son premier prototype d’Hoverbike militarisé baptisé JTARV (Joint Tactical Aerial Resupply Vehicle), développé en partenariat avec Malloy Aeronautics (voir vidéo). Ce méga drone pouvant transporter actuellement une charge utile de 130 kg à une vitesse de 96 km/h sera destiné au ravitaillement des troupes sur le champ de bataille. À terme, l’US Army souhaiterait pouvoir augmenter considérablement la charge utile (jusqu’à 360 kg), le doter d’un système de navigation intelligent et remplacer son mode de propulsion électrique actuel par un système hybride qui lui permettrait une plus grande autonomie.           

Image 3 : La high-tech entre en guerre

Le chainon manquant

Le premier des deux Zephyr 8 à énergie solaire construit par Airbus Defence and Space pour le Ministère de la Défense britannique devrait prendre son envol courant 2017. Le Royaume-Uni est le premier pays à avoir fait l’acquisition de ce pseudo-satellite (pseudolite) qui a pour vocation de combler le vide existant actuellement entre les drones et les satellites. Le Zephyr 8 pouvant atteindre une altitude de 20 000 mètres environ avec une autonomie de 14 jours (voir vidéo).             

Image 4 : La high-tech entre en guerre

Des véhicules blindés plus agiles et mieux protégés

La DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), le grand manitou de la recherche militaire aux États-Unis, a lancé il y a quelques mois un nouveau programme baptisé Ground X-Vehicle Technology (GXV-T) dans le but d’inventer et de développer les véhicules blindés du futur (voir vidéo). Des contrats ont été passés avec huit organisations, parmi lesquelles la Carnegie Mellon University, Honeywell et Raytheon BBN, dont les objectifs tournent autour de 4 grands axes : accroissement substantiel de la mobilité des véhicules, augmentation de leur « agilité » et de leur rapidité à s’auto protéger contre les menaces extérieures, amélioration des systèmes d’assistance à l’équipage et aux passagers et, enfin, réduction de leur signature infrarouge, acoustique et électromagnétique. Plus concrètement, en comparaison des véhicules actuels, ces blindés révolutionnaires devront par exemple voir leur taille et leur poids réduits de 50 %, être capables de fonctionner avec un équipage réduit de moitié, augmenter leur vitesse de 100 % ou encore, être capables de progresser sur 95 % des terrains … 

Image 5 : La high-tech entre en guerre

Le retour des Gremlins

On reste du côté de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) avec le programme Gremlinsqui a pour objectif de développer un système composé d’un avion (chasseur, bombardier, avion de transport…) capable de « lâcher » puis de contrôler un ensemble de petits drones réutilisables.

Image 6 : La high-tech entre en guerre

L’armure « Iron Man »

Le projet a été officiellement baptisé TALOS (Tactical Assault Light Operator Suit) mais il est communément surnommé « armure Iron Man ». Fruit de la collaboration de 56 entreprises, 16 agences gouvernementales, 13 universités et 10 laboratoires américains, cette tenue de combat combinera un système de protection contre les balles et les éclats à base d’un fluide (développé par le MIT) qui se solidifie lorsqu’on y applique un champ magnétique et d’un exosquelette « light », permettant d’augmenter considérablement la force et la capacité de portage (voir vidéo). Un premier prototype devrait être produit en 2018 afin d’être testé par les forces spéciales américaines.   

Image 7 : La high-tech entre en guerre

Une protection qui se déploie instantanément

On ignore si l’on pourra en voir la couleur un jour, mais l’idée est séduisante et pourrait aussi trouver de nombreuses applications en dehors du domaine militaire. BlockADE est un appel à projets lancé il y a deux ans par la DARPA dans le but de développer un système de protection (dôme, paroi, barrière, mur … ) très compact et transportable, capable de se déployer automatiquement et très rapidement en cas de besoin afin de protéger un soldat ou un petit groupe de soldats, rendre une zone inaccessible, etc. Reste à trouver un matériau magique relativement léger et capable d’être compacté et décompacté en un temps record tout en ayant des qualités pare-balles…         

Image 8 : La high-tech entre en guerre

Un « Iron Man » qui ne vole pas (encore)

Baptisé XOS 2, cet exosquelette assez impressionnant (voir vidéo) est développé depuis quelques années par la société Raytheon pour le compte de l’armée américaine. Pesant 10 Kg et alimenté par un générateur électrique à combustion,  il n’a pas (pour le moment) vocation à être utilisé par les soldats lors de situation de combat mais plutôt dans le cadre de tâches logistiques. Il permettrait à son utilisateur de, par exemple, soulever une charge de près de 100 Kg plusieurs centaines de fois ou de briser net une planche de bois de 10 cm d’épaisseur. Et visiblement d’effectuer un nombre incalculable de pompes sans aucun souci…  

Image 9 : La high-tech entre en guerre

Un canon électrique pour l’US Navy

Qu’on ne s’y trompe pas… le premier prototype de canon électrique (Electromagnetic Railgun) fourni par BAE Systems à un laboratoire d’essai de la marine américaine (le Naval Surface Warfare Center de Dahlgren) n’est pas un fantasme de militaire épris d’énergies « propres » mais bel et bien une terrifiante arme de nouvelle génération (voir vidéo des essais) capable de propulser un projectile de 20 Kg à environ 160 Km avec une vitesse de sortie du canon d’environ 6 100 Km/h (mach 5). Le principe est bien différent que celui des canons traditionnels puisqu’il s’agit dans ce cas d’accélérer considérablement la vitesse du projectile à l’aide d’une force électromagnétique (force de Laplace).

Image 10 : La high-tech entre en guerre

Un robot espion à lancer

L’iRobot 110 Firstlook est un automate de reconnaissance en milieux hostiles à usage militaire. Il est de taille relativement réduite (25 cm x 20 cm environ) et assez léger (une peu plus de 2 Kg) afin de pouvoir le ranger et le transporter aisément dans un paquetage. Mais il est surtout passe partout grâce à ses chenilles qui lui permettent de progresser sur des débris, et presque incassable car il peut résister à une chute de 4.5 mètres lorsque par exemple on le lance à travers une fenêtre pour contrôler l’intérieur d’un bâtiment ou qu’il « dévale » des escaliers pour contrôler l’étage inférieur (voir vidéo).

Image 11 : La high-tech entre en guerre

Un drone avec un fil à la patte

Les premiers prototypes ont réussi leurs examens avec succès et la production devrait débuter au mois d’Avril. The HoverMast, de la société Israélienne SkySapience, est un dispositif de surveillance et de reconnaissance géostationnaire qui, associé à un véhicule militaire, peut être déployé très rapidement (entre 10 et 15 secondes) à une altitude maximum de 50 mètres. Il ne pèse que 10 Kg et peut embarquer une charge utile d’environ 9 Kg (caméras, capteurs, radars, pointeurs laser, etc.) Le câble qui le relie au véhicule lui sert à la fois de source d’alimentation électrique, de système pour la transmission des données et de « laisse ». (voir vidéo).

Image 12 : La high-tech entre en guerre

Mule ou épouvantail ?

Partant du constat qu’un soldat d’une unité de combat peut avoir jusqu’à 100 Kg de matériel dédié, avec tous les inconvénients en terme de fatigue, de mobilité et d’efficacité que cela suppose, la DARPA a lancé un programme de recherche étonnant donnant lieu à un résultat quelque peu effrayant (voir vidéo). A tel point que sa présence pourrait presque suffire à faire fuir l’ennemi. A mi-chemin entre l’araignée et le taureau mécanique, le Legged Squad Support System (LS3) est la « mule » du soldat du futur, 100 % autonome afin d’accompagner les soldats quel que soit le terrain et de manière « semblable à un animal dressé » selon les responsables du projet. Il est capable de transporter jusqu’à 400 Kg de matériel, de servir de station de recharge pour les équipements électroniques, etc.     

Image 13 : La high-tech entre en guerre

Un canon laser pour la marine US

Fruit d’un partenariat entre Boeing et BAE Systems et destiné à l’US Navy, ce projet baptisé Mk 38 Mod 2 Tactical Laser System combine une mitrailleuse traditionnelle de 25 mm à un canon laser permettant de cibler de petites embarcations ou des drones indésirables à proximité du navire. Principal atout : le système laser peut être ajouté à une mitrailleuse Mk 38 Mod 2 déjà existante.

Image 14 : La high-tech entre en guerre

L’ours à la rescousse

Après les combats il faut parfois malheureusement évacuer des blessés situés dans des zones critiques ou potentiellement dangereuses au risque de mettre en danger leurs sauveteurs. Pour tenter de répondre à ce besoin la société américaine Vecna Robotics a développé pour l’armée américaine BEAR (pour Battlefield Extraction-Assist Robot), un robot d’1.80 mètre pouvant saisir et transporter des charges jusqu’à 230 Kg. 

Image 15 : La high-tech entre en guerre

Une veste de combat très intelligente

Utilisé sur le terrain par l’US Army en Afghanistan, le Modular Tactical System développé par Black Diamond Advanced Technology est comme son nom l’indique un système modulaire de contrôle et de communication pouvant être utilisé pour des missions de combat, de reconnaissance, de secours, etc. Il se compose de différents éléments pouvant être ajoutés ou enlevés du gilet spécifique en fonction des besoins : un contrôleur, un écran tactile de 16 pouces de diagonale, un hub (USB, RS-232, audio, alimentation auxiliaire) et un module GPS.

Image 16 : La high-tech entre en guerre

Le drone Kamikaze

Imaginé et développé pour l’’armée américaine par AeroVironement, le SwitchBlade est un petit drone « personnel » pouvant être transporté dans un paquetage (il pèse environ 2 Kg), mis en œuvre en seulement quelques minutes et lancé à partir d’un mortier. Sa particularité est d’être « tout en un » puisqu’il a la capacité, par le biais de sa caméra embarquée, de transmettre des images vidéo de la cible à son utilisateur afin de l’identifier, puis de la détruire.

Image 17 : La high-tech entre en guerre

Des yeux derrière la tête

Cet autre projet initié par la DARPA vise à développer un ensemble de systèmes pour améliorer la vision des soldats quel que soit le lieu et les circonstances. SCENICC pour Soldier Centric Imaging via Computational Cameras n’en est encore que à l’état de concept et a pour objectif de leur fournir entre autre une vision en 3D et à 360° à l’aide des caméras du dispositif mais aussi éventuellement de caméras déportées (drone par exemple). Il intègre des fonctions de commandes vocales et de réalité augmentée.

Image 18 : La high-tech entre en guerre

Un exosquelette déménageur

Les américains ont, à tort ou à raison, la réputation d’être de grands enfants même lorsqu’il s’agit parfois de sujets très sérieux, et en l’occurrence la guerre. On ne s’étonnera donc pas que la société Lockheed Martin ait choit l’acronyme HULC comme nom de baptême pour cet exosquelette à commandes hydrauliques, fonctionnant à l’aide de batteries et permettant au soldat de supporter des charges pouvant aller jusqu’à 90 Kg pendant de longues périodes, quelle que soit la nature du terrain.  

Image 19 : La high-tech entre en guerre

Une balle guidée par laser

Deux chercheurs américains des Sandia National Laboratories, chasseurs à leurs heures, ont imaginé et mis au point un nouveau type de balle qui pourrait à l’avenir faire son apparition sur les champs de bataille. Il s’agit d’un projectile autoguidé de petit calibre pour armes à canon lisse permettant d’atteindre une cible désignée par laser situé à une distance d’environ 1,5 Km. 

Image 20 : La high-tech entre en guerre

Un hélico piloté par Smartphone

Les drones permettent pour le moment d’effectuer principalement des missions de reconnaissance ou de destruction. L’US Army cherche à étendre leur champ d’application avec le programme Autonomous Aerial Cargo Utility System. Objectif : développer un hélicoptère sans pilote, pour des missions d’approvisionnement ou d’évacuation médicale,  qui serait dirigé depuis le sol à l’aide d’un Smartphone.    

Image 21 : La high-tech entre en guerre

Un robot pompier pour l’US Navy

Le projet SAFFIR mené dans les laboratoires de recherche de l’US Navy vise à développer un robot d’assistance dédié à la lutte contre les incendies sur les navires de guerre. Doté d’une autonomie de 30 minutes, il est équipé d’une foule de dispositifs high-tech lui permettant, entre autres, de réagir à des ordres gestuels donnés par un chef d’équipe de secours, de progresser en équilibre, de traverser des obstacles, de voir à travers des zones de fumées même très épaisses et bien entendu de manipuler différents dispositifs d’extinction des feux.