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Lafesse attaque YouTube & co. en justice

Image 1 : Lafesse attaque YouTube & co. en justiceYouTube continue de devoir faire face à la colère des ayants droits, mais cette fois-ci, il n’est pas seul, loin de là. Et c’est l’humoriste Jean-Yves Lafesse qui prend les devants cette fois-ci et qui assigne YouTube en justice, au même titre que Dailymotion et MySpace. Motif invoqué : les différents sketches de l’auteur sont en visionnage gratuit sur le site, Lafesse demande donc des dommages et intérêts au dits sites.

Lafesse protege son contenu

Mais pourquoi, du jour au lendemain, Jean-Yves Lafesse s’inquiète-t-il de savoir ce que diffusent les sites de partage de vidéos à son propos ? Selon Le Figaro, la raison est qu’Universal a proposé à l’humoriste de lancer son propre site Internet, sur lequel seraient disponibles certaines de ces vidéos. Le problème est justement que ces vidéos, si elles se trouvent déjà sur des sites tels que YouTube, représentent un manque à gagner pour l’acteur comme pour Universal. Comme d’habitude, les sommes réclamées en dommages et intérêts sont assez importantes : 8 millions d’euros à YouTube et 1,5 million à Dailymotion. MySpace, de son côté, ne s’est pas vu réclamer d’argent mais a été sommé de prendre des mesures plus efficaces contre le piratage, au même titre que ses compères.

Image 2 : Lafesse attaque YouTube & co. en justice

Les avocats veulent plus de rigueur

Les vidéos concernées ont bien sûr été retirées des sites en question, mais cette fois, ça ne suffit plus aux avocats du plaignant. « Les créateurs ne pourront bientôt plus du tout exploiter commercialement leur travail, si aucune limite n’est mise à des pratiques de ce type », affirment-ils. Encore une fois, il est reproché aux sites de partage d’être bien trop laxistes quand aux vidéos mises en ligne sur leur site, et de ne pas empêcher de manière ferme l’envoi de vidéos sous droits d’auteur. Ce sont pourtant ces vidéos (et notamment les sketches et vidéos humoristiques) qui font partie des plus populaires sur ces sites, et toutes les supprimer immédiatement reviendrait à se priver d’une part importante de ses revenus, pour YouTube comme pour les autres.