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L’application StopCovid définitivement validée, disponible dès le 2 juin ?

L’application StopCovid est prête et depuis hier soir approuvée par l’Assemblée nationale. Il ne reste maintenant qu’à la rendre disponible au téléchargement et à inciter 60 % des Français à l’utiliser.

Image 1 : L’application StopCovid définitivement validée, disponible dès le 2 juin ?
Crédits : République française

Déjà durant le confinement, l’application de suivi de contacts StopCovid était sur toutes les lèvres. Elle était vue par certains comme une condition nécessaire pour un déconfinement sûr. Le 11 mai est arrivé sans qu’elle ne soit prête, mais après le vote des députés et des sénateur hier, elle devrait maintenant être rapidement déployée.

L’application StopCovid est prête à être mise en ligne

Avec une majorité confortable, le oui l’a emporté hier à l’Assemblée nationale. 338 voix pour, 215 contre et 21 abstentions. Ce sont largement les députés de La République en marche qui ont soutenu cette application de traçage numérique. Les groupes d’opposition de gauche et centre gauche ont voté contre à la quasi-unanimité, de même que les Républicains. Même schéma au sénat où 186 votes pour sont venus en majorité de la majorité, 127 votes contre essentiellement de l’opposition et 38 abstentions.

Maintenant que l’application est prête, nous avons même publié les captures d’écran, il faut la rendre disponible au grand public, via les services de téléchargement d’application tels que le Google Play Store ou l’App Store d’Apple. Aucune date n’a encore été officiellement donnée, mais il semble que l’objectif soit fixé au 2 juin, en même temps que la réouverture des cafés, restaurants, parcs, lycées et l’allègement des restrictions de déplacement au-delà des 100 kilomètres.

Un déploiement qui risque d’être difficile à faire accepter

D’après les dernières études, il faut que 56 % des Français au moins utilisent l’application StopCovid pour qu’elle soit efficace au point de remplacer les autres gestes barrières. Ce chiffre risque d’être difficile à atteindre, les citoyens pouvant ressentir ce “suivi de contacts” comme une intrusion dans leur vie privée malgré ce qu’affirme le gouvernement et la CNIL.

De plus, pour les possesseurs d’iPhone, ce suivi pourrait être partiel. En effet le Bluetooth fonctionne de manière différence et Apple n’a pas modifié son iOS malgré les demandes de la France. Pour rappel, la marque à la pomme a mis au point une API avec Google que la France a décidé de ne pas utiliser, contrairement à la majorité des pays d’Europe. Le Royaume-Uni se passe également de l’API des 2 géants. Faisant face aux mêmes difficultés de développement, Taïwan avait proposé de lui offrir le code source de son application.

Source : Le Monde