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L’Arcep agacée de vérifier à nouveau le réseau 3G de Free

Image 1 : L'Arcep agacée de vérifier à nouveau le réseau 3G de FreeFree MobileSur demande d’Éric Besson, l’Arcep va à nouveau vérifier le réseau 3G d’Orange. L’autorité de régulation ne cache pas son agacement face à cette demande.

Devant une concurrence prête à alimenter beaucoup de rumeurs concernant le réseau 3G de Free Mobile, le ministre de l’Industrie et de l’Économie numérique, vient de presser l’Arcep de vérifier à nouveau la conformité du réseau. Partiellement allumé, inactif, ou connecté au réseau via des Freebox, beaucoup d’on-dit ont circulé depuis le lancement de l’offre Free Mobile. Durant son audition devant une commission parlementaire la semaine dernière, Xavier Niel confirmait même que Bouygues Telecom avait envoyé des huissiers contrôler son réseau en Bretagne, mais pas seulement.

Pour mettre fin à ces rumeurs, Éric Besson a donc choisi de saisir l’Arcep pour contrôler à nouveau le réseau 3G de Free. Si l’autorité de régulation accepte, elle n’en a pas moins montré son agacement dans un communiqué en précisant que sa première vérification était « strictement identique à celle utilisée, dans les mêmes circonstances, pour les autres opérateurs » et que « Free Mobile respectait à cette date le niveau de déploiement 3G qu’elle devait atteindre ». 

Les trois opérateurs historiques n’avaient pas respecté leur engagement

Surtout elle indique qu’« à ce jour aucun opérateur n’a saisi l’ARCEP et aucun élément concret n’a été porté à la connaissance de l’Autorité à l’appui des faits allégués par les médias et repris par le courrier des syndicats ». Elle continue même à tacler les trois opérateurs historiques en précisant qu’eux-mêmes n’avaient pas tenu leurs engagements en terme de couverture : « l’obligation de couverture, dans les deux ans suivant la délivrance des autorisations, qui était prévue par les licences 3G attribuées en 2001 et 2002 respectivement à Orange France, SFR et Bouygues Telecom, n’a pas été respectée et que, si l’ARCEP a alors toléré cet état de fait, c’était en raison des difficultés techniques et économiques invoquées par les opérateurs ».

Ces nouveaux contrôles seront toutefois effectués « dans un souci de transparence et de sérénité » précise l’Arcep. Leurs résultats seront rendus publics une fois terminés.