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Le meilleur et le pire de l’IFA 2014

Image 1 : Le meilleur et le pire de l'IFA 2014

IFA 2014 : on fait le bilan

Le salon high-tech berlinois s’achève. C’est désormais l’heure du bilan. L’IFA 2014 n’aura pas été un cru d’anthologie. Aucune tendance franche ne s’en dégage. On y a bien vu des smartwatch, des téléviseurs Oled ou encore des objets connectés en tout genre, mais aucune catégorie n’est réellement sortie du lot. On pourra porter la faute sur les éditions précédentes qui étaient alors chargées en actualité TV avec l’Ultra HD, l’Oled et les modèles incurvés. Aujourd’hui, on reste donc un peu sur notre faim en attendant impatiemment le CES de janvier prochain.

Malgré tout, quelques objets ont retenu notre attention soit par leur innovation, leur bonne conception, leur effet pétard mouillé ou leur inutilité.

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La bonne surprise : Asus ZenWatch

La première montre connectée d’Asus, la ZenWatch, a fait fort impression lors de sa présentation. Il faut bien admettre qu’il y a de quoi : le constructeur taïwanais a visiblement dans l’idée de jouer autant sur le plan des fonctionnalités que sur celui du design. À tel point que ses concurrentes n’ont qu’à bien se tenir, et pas seulement les LG G Watch et Samsung Galaxy Live. En réalité, ce sont les nouveautés à écran rond que sont les Moto 360 et G Watch R qui sont directement visées, alors que son tarif est inférieur : 199 euros.

Son look très réussi s’appuie sur une finition exemplaire pour convaincre autant les experts en nouvelles technologies que des amateurs de beaux objets. Le boitier est tout en acier, son bracelet en cuir fleur bon la qualité tandis que sa fermeture est assurée par un système de boucle déployante, elle aussi en acier. Son écran 1,63 pouce (320 x 320 pixels) est placé sous un verre légèrement incurvé, qui suit le dessin du boitier. La montre épouse au mieux le bracelet du porteur, qui aura plutôt tendance à le découvrir afin de le mettre en valeur plutôt qu’à le cacher.

À l’usage, la ZenWatch ne diffère pas vraiment de la concurrence, puisqu’elle s’appuie sur le même logiciel : Android Wear. Par contre, Asus a apporté quelques spécificités afin de se démarquer sur le plan des fonctionnalités, tel qu’un capteur de fréquence cardiaque est installé sur la façade, que l’on utilise en posant simplement son doigt quelques secondes.

Lire : [IFA 2014] Zen Watch, la première montre connectée d’Asus

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La déception : Motorola Moto 360

Elle ne fait pas partie des nouveautés du salon, mais la Moto 360 de Motorola a pourtant fait sa première apparition publique lors de l’IFA 2014. Disponible début octobre, elle sera vendue 249 euros.

Cette montre connectée sous Android Wear est censée révolutionner le genre avec un design arrondi encore peu utilisé par ce type d’accessoire. Pourtant, notre rapide prise en main ne nous a convaincus qu’à moitié.

Certes, elle est légère (49 g) et belle avec son boîtier en acier. Cependant, une barre noire contenant le capteur de luminosité vient gâcher l’esthétique générale du cadran. De plus, elle est encore trop grosse et interdit son accès aux poignets fins. Enfin, si Motorola veut qu’il s’agisse avant tout d’une montre, on aimerait tout de même trouver plus de styles de fonds disponibles et aussi qu’ils soient modulables afin de personnaliser son affichage.

Bien entendu, il faudra attendre de la tester plus en profondeur avant de trancher sur cette Moto 360, mais notre premier contact avec elle reste mitigé. À 250 euros la bête, on peut être exigeant.

Lire : [IFA 2014] Moto 360 : première prise en main

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La confirmation : Samsung Galaxy Note 4

L’IFA est le rendez-vous annuel pour la gamme Galaxy Note de Samsung. Sans surprise, le nouveau-né de la marque y a été présenté : le Galaxy Note 4. Ce mastodonte reprend les codes de son prédécesseur, à commencer par un grand écran. Mais, pour la première fois, la taille de l’afficheur n’augmente pas. Le Note 4 « stagne » à 5,7 pouces, une diagonale, avouons-le, déjà généreuse. C’est à sa définition qui marque une rupture, puisqu’elle passe au Quad HD, soit 2 560 x 1440. De quoi venir se frotter au ténor du moment qu’est le LG G3.

Visuellement, les différences avec le Note 3 se font essentiellement au niveau des bordures. Le métal s’invite par le biais d’un léger contour, mais la coque arrière conserve un aspect similicuir qui ne fait pas l’unanimité à la rédaction. Rien de révolutionnaire donc, ce qui ne devrait pas perturber les habituées de la marque, tout au plus les lasser de ne pas voir le dessin changer franchement depuis plus de 3 ans.

C’est à l’intérieur que se cachent les nouveautés vraiment intéressantes. Pour la première fois, un processeur Qualcomm Snapdragon 805 est installé, dont la fréquence atteint 2,7 GHz. Ce qui en fait le téléphone le plus rapide du moment, tout simplement. Le stylet S Pen s’accompagne d’une pléthore de fonctionnalité qui distinguent réellement le Note 4 de ses concurrents, d’un multitâche plus puissant à une précision accru ainsi qu’un partage plus flexible.

Lire : [IFA 2014] Le Samsung Galaxy Note 4 est officiel

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Le monstre : TCL China Star

Oubliez Samsung, LG, Sony et les autres mastodontes du marché des téléviseurs. La Chine a entrepris d’envahir l’Europe et TCL a bien l’intention de faire partie du voyage. Déjà numéro trois en France, ce constructeur chinois joue la carte du record en présentant un téléviseur Ultra HD incurvé de 110 pouces, le premier du genre au monde.

Un véritable monstre qui sera commercialisé dès 2015 à la demande. Son prix devrait avoisiner les 200 000 euros. Ce produit d’exception a pour objectif de prouver le savoir-faire de l’Empire du Milieu en termes de téléviseurs et ainsi de faciliter la pénétration de la marque dans les foyers occidentaux.

Lire : [IFA 2014] TCL China Star : la plus grande TV 4K incurvé du monde

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La bonne affaire : Huawei Ascend Mate 7

Le succès de la gamme de phablette Galaxy Note fait de nombreux envieux. La plupart des constructeurs concurrents se sont engouffrés dans ce marché, avec plus ou moins de succès. Cette édition de l’IFA a sans surprise été l’occasion pour Samsung de lancer sa quatrième génération de Note. Mais le chinois Huawei n’entend pas lui laisser champ libre puisqu’un concurrent a été dévoilé quelques jours plus tard : l’Ascend Mate 7.

Attention à ne pas se laisser tromper par son nom, l’écran ne mesure « que » 6 pouces, une taille déjà généreuse. Mais les mensurations de l’appareil, particulièrement fines, parviennent à le rendre utilisable sans encombre. Le design est l’un des points qui a manifestement fait l’objet de beaucoup de travail, sans compter que les finitions sont tout simplement exemplaires. Les bords sont d’une finesse impressionnante et l’écran occupe une place record sur la façade avant : 83 %.

Et pour une fois, le ramage se rapport au plumage puisque la puce intégrée signée Huawei est équipée de huit cœurs, dont la moitié sont dédié à la performance et l’autre à l’économie d’énergie. Face à cela, la batterie de 4 100 mAh devrait sans problème garantir de longues heures d’utilisation à ce véritable challenger du Galaxy Note 4, commercialisé à 499 euros.

Lire : [IFA 2014] Huawei Ascend Mate 7 : déjà un concurrent au Galaxy Note 4 !

Image 7 : Le meilleur et le pire de l'IFA 2014

Le prototype : Panasonic Smart Mirror

Sur son stand, Panasonic disposait d’un espace dédié à ses innovations. Loin des appareils photo ou des téléviseurs, on a rencontré le constructeur japonais sur le terrain de la beauté avec le Smart Mirror, un miroir intelligent.

Panasonic modernise les bonnes vieilles coiffeuses et installe dans la glace tout un tas de technologies, dont celle de reconnaissance de visage des Lumix, afin d’aider les utilisateurs à se maquiller. Plusieurs styles sont proposés à gauche de l’écran alors qu’un mode manuel est disponible à l’opposé. Au centre : la tête de l’utilisateur qui change en temps réel grâce à la réalité augmentée. Le système est assez bien conçu pour offrir une synchronisation quasi parfaite entre les mouvements réels et le suivi sur la glace.

Cette innovation ne se contente pas de maquiller virtuellement ceux qui s’assoient devant. Un second mode scanne le visage et fournit une analyse des points perfectibles, analyse accompagnée d’une liste de produits ou ingrédients à utiliser pour améliorer sa peau.

Présenté en tant que prototype, le Smart Mirror devrait être prochainement commercialisé auprès des professionnels. Une version domestique serait à l’étude.

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Le produit déjà oublié : Samsung Galaxy Note Edge

Preuve qu’un peu d’innovation est encore possible, Samsung a officialisé un appareil que l’on connaissait depuis plusieurs années sous la forme d’un prototype : le Galaxy Note Edge. Il se veut être une déclinaison du Galaxy Note 4, dont il reprend l’essentiel des éléments. À l’intérieur, c’est puissant processeur Snapdragon 805 qui est installé. À l’extérieur, le design s’inspire également du Note 4, à une petite différence : l’écran est en deux parties, l’un classique de 5,6 pouces et un second inclinés dans son prolongement sur la tranche droite.

Totalement indépendants l’un de l’autre, ces écrans n’en sont pas moins complémentaires. Dans un premier temps, la barre inférieure réservée aux icônes telles que les applications de téléphone, de messagerie ou de navigateur Internet se voit déporter sur cet afficheur tactile. Certains logiciels peuvent également en tirer parti, à l’image de l’appareil photo qui va y placer l’ensemble des raccourcis. Reste que son avenir est conditionné par l’enthousiasme d’une communauté de développeur qui reste à faire et qui saura, ou non, mettre au point des idées intéressantes afin de tirer partit de cette singularité.

Lire : [IFA 2014] Galaxy Note Edge : un bord incurvé fait-il l’innovation ?

Image 9 : Le meilleur et le pire de l'IFA 2014

Le coup de coeur : le Remote Play sur les Sony Xperia Z3

La présentation de la nouvelle gamme mobile de Sony a permis de découvrir entre toutes ses fonctionnalités le Remote Play, soit la possibilité de jouer à sa PS4 depuis son mobile ou sa tablette.

Que l’on possède un Xperia Z3, Z3 Compact ou une Tablet Z3 Compact, on est paré pour jouer à la PS4 au fond de son lit. Le principe est simple. La console envoie un flux streaming à l’appareil mobile via un réseau 3G/4G ou, préférablement, via une connexion Wi-Fi. Le Xperia devient alors un simple affichage. Afin de rendre la même expérience de jeu que depuis son canapé, Sony ajoute même le GMC10, un accessoire permettant de fixer l’un des trois appareils compatibles à la Dualshock 4, la manette de la PS4 qui fonctionne ici aussi en Bluetooth.

Ce procédé n’est pas nouveau puisque lors de la sortie de la PS4, la PS Vita offrait le même service. Néanmoins, aujourd’hui, Sony s’ouvre les portes d’un plus large public qui s’il a une PS4 pourrait se laisser tenter par un smartphone ou une tablette Xperia afin de profiter d’une jouabilité nomade. Débuter sa partie au salon et la poursuivre dans son lit, c’est tout un rêve de gosse qui se matérialise ici.

Lire : [IFA 2014] Xperia Z3 : pour jouer à la PS4, ça marche comment ?

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Le Bling-bling : MOTA SmartRing

Les objets connectés revêtent différentes formes. On a déjà vu des bracelets, des montres ou encore des chaussures. En voilà une nouvelle qui a été montrée lors de cette édition de l’IFA : une bague connectée. Développé par la jeune société MOTA, dont on a déjà pu apercevoir un bracelet connecté, le SmartRing entend bien vous aider à sortir un peu moins le téléphone de sa poche. Cette idée n’est pas nouvelle, puisque de nombreuses montres connectées surfent sur le même crédo. Mais c’est bien la première fois qu’une bague entend nous faire lever le pied.

La SmartRing, dont le design se veut convenir autant aux femmes qu’aux hommes, est doté d’un petit écran qui va servir à afficher différentes informations. Connectée en Bluetooth à son téléphone, la bague va se faire l’écho des différentes notifications que l’on peut recevoir, des SMS aux appels en passant par les mails ou les messages Facebook. Un petit vibreur intégré s’occupe même d’attirer l’attention du porteur. Le tout sera bien entendu paramétrable depuis une application prévue pour être compatible avec iOS et Android. Disponible en noir et en blanc, le SmartRing est actuellement en financement sur la plateforme Indiegogo.

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La révélation : LG G Watch R

Lancée il y a quelques mois, la G Watch de LG n’aura pas eu le temps de faire ses preuves qu’elle est déjà poussée vers la sortie par sa successeure, la G Watch R.

LG oublie la forme carrée de sa première smartwatch et colle à la mode actuelle qui retourne aux sources de l’horlogerie traditionnelle en utilisant des boîtiers ronds. Concurrente directe de la Moto 360, la G Watch R arbore donc une forme circulaire. Sa ligne est résolument sportive avec une couronne dessinée, mais non opérante.Contrairement à la Moto 360, tout l’espace offert par l’écran est utilisable.

Outre son design novateur, la nouvelle montre de LG embarque désormais un capteur cardiaque. Pour le reste, elle partage des fonctionnalités et des composants communs avec la G Watch première du nom. À noter qu’il est tout à fait possible de changer son bracelet par un type acier, cuir, caoutchouc ou tissu, selon ses envies. De son côté, Motorola reste prudent sur la possibilité de changer le bracelet de la Moto 360 par un accessoire qui ne proviendrait pas de ses usines.

Disponible avant la fin 2015, la G Watch R devrait par contre être vendue plus cher que la moyenne. On parle actuellement de 300 euros.

Lire : LG G Watch R : déjà la plus chère des montres connectées