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Le paradoxe boursier

Internet accueille de plus en plus de consommateurs de services comme de produits directement acquis en ligne. C’est aussi devenu un mode de loisir prisé, et l’expansion du haut débit catalyse cette évolution. Pourtant, à l’heure où on pourrait s’attendre à une nouvelle ‘bulle’ avec une relance des créations de start-up et des spéculations fiévreuses sur les grands noms de l’informatique, la bourse sanctionne les plus importants leaders du marché.

Une tendance à la baisse ?

Verdict cru et sans appel que celui de la bourse qui amène l’action de Google à perdre 95 $ depuis janvier, passant de 475 $ a 380 $, soit 25 milliards de dollars de capitalisation boursière. On est loin du point de départ à 85 $, mais c’est un choc, le tentaculaire moteur de recherche n’est pas intouchable.Comme pour illustrer une régression générale, Yahoo! et Amazon affichent sur quasiment la même période une descente de respectivement 15 % et 20 %. Activité éclaboussée en Chine, rythme de progression irrégulière ou simplement une stratégie de direction nébuleuse ? Les raisons de cette diminution de la confiance laissent perplexes les analystes qui se divisent sur la question.

Et si l’argent afflue moins, les dépenses ne cessent d’augmenter. L’investissement est en effet une part immense du budget pour ces compagnies qui misent sans discontinuer sur l’innovation afin de rester au niveau de leurs concurrents. La politique de prise en charge des frais de port d’Amazon lui a par exemple réduit ses profits de 41 % sur l’année. Mais rester dans la course est primordial, tant le jeu est agressif : Yahoo! dépense actuellement en recherche pour améliorer la fiabilité de son outil et empiéter sur Google, tandis que des sources officieuses annoncent que 25% des entrées minoritaires d’Amazon sont générées par de l’occasion, domaine privilégié d’Ebay. On peut quasiment voir le principe de Darwin s’appliquer dans cette évolution où le client fera office de sélection naturelle, tout autant que les actionnaires.

Source : Trend.be