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Le pire et le meilleur du CES 2016

Image 1 : Le pire et le meilleur du CES 2016

On fait le bilan, calmement

L’année 2016 ne pourrait mieux commencer qu’avec le traditionnel salon du CES. Si cette édition n’a pas vu de technologie révolutionnaire, elle a tout de même accueilli de nombreuses idées prometteuses et des produits excitants. Surtout, elle confirme les grandes tendances qui ont débuté ces dernières années.

L’automobile, les objets connectés et l’Internet des objets sont donc les stars incontestées. La French Tech a également refait parler d’elle, autant dans les chiffres – la France est la deuxième plus grande délégation étrangère au CES cette année – que dans ses nombreux projets.

Après une semaine passée à écumer les couloirs du salon, la rédaction de Tom’s Guide vous livre son bilan, à quelques heures de repartir de Las Vegas pour la France. Voici nos découvertes et déceptions de ce CES 2016.

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Le come-back : les platines vinyles

Le retour en vogue du vinyle date de plusieurs années déjà et les constructeurs l’ont bien compris. Ils sont ainsi trois à avoir présenté sur le salon des platines permettant de lire de vieux 33 ou 45 tours tout en intégrant diverses technologies modernes.

Avec sa platine AT-LP60-BT, Audio-Technica mise donc sur une platine capable d’émettre en Bluetooth pour que la musique puisse être lue sur un casque ou une enceinte sans-fil. De son côté, Sony mise sur la numérisation des disques avec sa platine PS-HX500. Celle-ci permet d’enregistrer la musique d’un vinyle en format numérique avec une qualité pouvant monter jusqu’au DSD à 5,6 MHz. Enfin, Panasonic a de son côté annoncé sa platine Technics Grand Class SL-1200G misant avant tout sur la qualité à un tarif qui n’a pas encore été dévoilé.

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Le grand luxe : les montres connectées montent en gamme

Le secteur des montres connectées se transforme rapidement, et l’arrivée d’acteurs traditionnels de l’horlogerie accélère probablement les choses. Breitling, Tag Heuer ou encore Fossil ont lancé des modèles qui n’hésitent pas à se revendiquer autant objets de mode qu’accessoires high-tech. Apple en a fait de même avec sa Watch, qu’il n’a pas tardé à décliner dans une version très luxueuse, la Watch Edition. Avec son boitier en Or 18 carats et son tarif de 18 000 euros, elle s’est sans complexe attaquée au marché du luxe.

>>> Comparatif : quelle est la meilleure montre connectée ?

C’est donc sans surprise que plusieurs marques ont décidé de suivre cette tendance. Ainsi, le CES 2016 aura été l’occasion pour Samsung de dévoiler deux modèles très hauts de gamme de sa réussie Gear S2. L’un propose un boitier en or rose de 18 carats, l’autre est plus sobre, mais tout aussi noble, puisqu’il s’agit de platine.

Sur le même principe, Huawei a également lancé deux nouvelles versions de sa Watch, plus spécifiquement dédiées aux femmes. La Watch Jewel arbore une couronne sertie de 68 cristaux Swarovski tandis que l’Elegant compte sur un contour moleté, pour convaincre une clientèle aussi  sensible au design qu’à la technologie.

>>> [CES 2016] La Gear S2 de Samsung sera compatible dès cette année avec iOS

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L’innovation : Internet des objets

Dans toutes les présentations, à toutes les conférences, sur tous les stands, il était là : l’Internet des objets. Qu’il s’agisse simplement du concept avec par exemple l’évocation du partenariat avec Google par Panasonic, ou de produits concrets, c’est plus que jamais une tendance forte du CES.

Pourtant, l’Internet des objets n’est pas un concept neuf. Il est évoqué tous les ans ou presque comme le saint Graal par les constructeurs d’électronique. Cette année cependant, il devient réalité. La plupart des principaux constructeurs comme Sony ou Panasonic proposaient leurs systèmes de domotique avec des éléments connectés en Wi-Fi. Chez LG ou Samsung, c’était l’électroménager qui devenait connecté à Internet autour de différents protocoles comme SmartThinq pour LG. Enfin, les voitures deviennent elles aussi des terminaux connectés à Internet.

Image 5 : Le pire et le meilleur du CES 2016

L’invasion : les montres de sport intelligentes

Alors que les montres connectées sont toujours plus nombreuses, une nouvelle catégorie commence à émerger : les smartwatch dédiées au sport. Certaines veulent même éviter l’amalgame, à l’instar de la Nabu Watch, qui est décrite par la marque Razer comme une montre de sport intelligente, plutôt que comme une montre intelligente. Mais au CES 2016, on a aussi pu voir la Fitbit Blaze, la dernière version de la Garmin Fenix 3 ou encore la Casio Smart Outdoor Watch.

Ce genre de montre assure donc un certain nombre de fonctionnalités « connectées », tel que l’affichage des notifications, qu’il s’agisse des appels ou des messages reçus, mais rarement plus. Là où elles brillent, c’est dans le suivi des activités sportives. Armées de GPS, d’accéléromètres, de gyroscopes et de reconnaissances automatiques du sport pratiqué, elles se posent en compagnons de choix pour ceux qui veulent s’adonner à leurs activités sans avoir à nécessaireent emmener son téléphone avec soit, contrairement à une majorité de smartwatch.

>>> Comparatif : quelle est la meilleure montre connectée ?

Image 6 : Le pire et le meilleur du CES 2016

Le meilleur téléviseur : LG Signature G6

Avec le CES 2016 les constructeurs de TV avaient une occasion en or d’apporter un peu de clarté à l’Ultra HD, la nouvelle technologie d’image des téléviseurs. En début de semaine, ils dévoilaient la norme Ultra HD Premium, définissant ensemble les critères à remplir pour obtenir la certification Ultra HD.

Malheureusement, si LG et Panasonic ont joué le jeu en annonçant des TV Ultra HD Premium, Samsung et Sony ont préféré communiquer sur leurs propres technologies et labels (Quantum Dot et 4K HDR).

Cependant, s’il ne fallait en désigner qu’un seul, c’est bien le téléviseur de LG qui ressortirait du lot. Le téléviseur de la gamme Signature de LG propose un design hors du commun avec une barre de son conçue par Harman Kardon intégrée directement dans le socle, une dalle Ultra HD OLED 10-bits plate et non pas incurvée et surtout, une épaisseur de seulement 2,57 mm. Le téléviseur LG Signature G6 sera disponible en deux formats de 65 et 77 pouces. Le constructeur coréen n’a cependant annoncé ni date de commercialisation, ni tarif.

>>> [CES 2016] LG dévoile son téléviseur haut de gamme Signature

Image 7 : Le pire et le meilleur du CES 2016

La tendance : toujours plus de voitures, intelligentes de surcroit

L’automobile était encore cette année l’un des sujets clés du CES. De nombreux constructeurs ont signé leur retour sur le salon, de Ford à Audi, en passant par Volkswagen ou Chevrolet. Leurs véhicules sont toujours plus remplis de capteurs en tout genre qui leur permettent d’étendre leurs fonctionnalités, autant en terme de conduite, avec des modes de déplacement plus ou moins autonomes, que dans les outils multimédias au sein de l’habitacle.

Le géant Qualcomm a ainsi annoncé avoir signé un partenariat avec l’allemand Audi, en parallèle du lancement d’une puce dédiée au monde de l’automobile : le Snapdragon 820A. Il s’agit d’un dérivé de son processeur haut de gamme pour mobile, le Snapdragon 820, qui sera à même de composer avec les exigences du secteur : meilleure résistance aux variations de température, etc. Le constructeur continuera néanmoins de travailler avec Nvidia, notamment sur les combinés d’instrument des modèles TT, Q7 ou R8.

On a également assisté au lancement de la première voiture 100 % électrique de Chevrolet, la Bolt, ainsi que du concept de minibus de Volkswagen qui entend réinventer le mythique Combi avec le BUDD-e. Par ailleurs, le très attendu concept-car de Faraday Future a aussi profité de l’évènement pour faire ses débuts. Des véhicules cruciaux pour ces marques qui prouvent, si c’était encore nécessaire, que le CES est devenu un rendez-vous de première importance pour le secteur de l’automobile. 

>>> [CES 2016] Chevrolet dévoile la Bolt, sa voiture totalement électrique

Image 8 : Le pire et le meilleur du CES 2016

Le plus impressionnant : l’écran enroulable de LG

On a beau retrouver le concept tous les ans ou presque dans les allées du salon, la réalisation reste particulièrement impressionnante. Cette année, LG a profité du CES pour dévoiler un concept d’écran enroulable. Pour ce faire, le constructeur a conçu une dalle souple de 18 pouces qui peut s’enrouler sur elle-même tout en continuant à afficher une image à l‘écran.

Les écrans flexibles sont possibles grâce à la souplesse des affichages OLED. La même souplesse qui a poussé la plupart des constructeurs à commercialiser les téléviseurs OLED au format incurvé, plus simple à concevoir que le format plat. Si le concept d’écran souple existe depuis plus de cinq ans, il se concrétise enfin. LG n’a cependant pas annoncé de commercialisation de ces écrans, même s’ils devraient d’abord être vendus auprès d’autres entreprises.

Image 9 : Le pire et le meilleur du CES 2016

La déception : la voiture Faraday Future

Il y a plusieurs mois, une jeune société répondant au nom de Faraday Future a fait parler d’elle en se présentant comme un rival au constructeur automobile Tesla, rien que ça. Pour alimenter ses ambitions, quelques rares informations s’en sont suivi, de la construction d’une usine estimée à un milliard de dollars ou des recrutements chez les plus grandes marques, notamment BMW. Mais en dehors de ces quelques indices, le mystère restait entier sur le projet en préparation. C’est finalement au CES que la firme a dévoilé son premier concept-car, la FFZero 1.

Si son design futuriste impressionne, il peine à convaincre, à mi-chemin entre une batmobile et une voiture de sport sortie d’un esprit torturé. Les promesses en termes de performances sont évidemment stratosphériques, avec un véhicule 100 % électrique qui développerait 1 000 chevaux, de quoi atteindre 350 km/h en pointe et passer de l’arrêt à 100 km/h en 3 secondes. Sauf que pour s’installer au volant – donc dans l’unique siège de la voiture – il faudra impérativement revêtir un casque qui se chargera d’alimenter le pilote en eau et oxygène.

Bref, pas spécialement agréable à regarder et vraisemblablement contraignante à conduire, cette FFZero 1, même à l’état de concept-car, ne fait décidément pas rêver.