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Les armes imprimées 3D inquiètent les polices Européennes

Image 1 : Les armes imprimées 3D inquiètent les polices Européennes

Le débat autour des armes imprimées en 3D, qui a débuté aux États-Unis avec le Liberator, ce pistolet à un coup réalisé à base de plastique, s’exporte maintenant en Europe, après la découverte fin octobre à Manchester d’une gâchette et d’un chargeur produits à partir d’une imprimante 3D. L’inspecteur Chris Mossop explique que « si ce que nous avons saisi est utilisé pour fabriquer une arme à feu fonctionnelle, on peut parler de tournant dans la lutte contre le crime organisé ».

La police britannique s’est alors dotée d’une imprimante 3D afin d’explorer les possibilités offertes par la technologie et évaluer le danger des armes produites par ce biais. Une démarche également entamée par les forces de l’ordre espagnoles, suisses et allemandes, la France n’ayant pas encore été confrontée au phénomène. L’une des grosses inquiétudes concerne la facilité à transporter ces armes, qui sont indétectables par les systèmes de détection actuels, tandis que la traçabilité est impossible, puisqu’elles sont produites individuellement et potentiellement n’importe où, par n’importe qui.

Des pistes sont alors envisagées pour tenter de prendre le contrôle sur la distribution de ces armes, en imposant par exemple d’implanter une pièce métallique à l’intérieur afin de les rendre détectables. Une obligation difficile à faire appliquer de par la nature même de la production. Une autre solution serait d’imposer aux constructeurs d’imprimantes 3D d’empêcher leurs machines d’imprimer certaines pièces, à la manière des imprimantes et scanners actuels, incapable de fonctionner avec des billets de banque.