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Les flops de l’année 2009

Image 1 : Les flops de l'année 2009

La radio numérique terrestre


Annoncée pour début 2009, la Radio Numérique Terrestre (RNT) joue l’arlésienne, comme la TNT en son temps. La secrétaire d’État à l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait alors prévu que ce nouveau type de diffusion serait testé dans quelques villes pilotes à Noël pour un lancement en grandes pompes début 2010. Finalement, malgré les efforts consentis de NKM, le président du CSA a indiqué que la mise en route de la RNT serait encore repoussée à « fin 2010, au mieux ». Les formidables coûts engendrés par la RNT sont la cause de ses reports réguliers. Aujourd’hui, aucun acteur radio n’est prêt à investir dans la RNT, beaucoup trop chère. D’un autre point de vue, le CSA explique que « si la radio ne se numérise pas, elle va doucement péricliter. »

Image 2 : Les flops de l'année 2009

Google Wave


Google Wave n’aura pas rencontré le succès escompté, en 2009. Après avoir créé le buzz sur la Toile en limitant très largement la distribution des invitations à sa version bêta, l’outil social de Google est en fait retombé dans l’oubli. La firme de Mountain View souhait l’imposer comme l’outil de communication universel sur Internet. Rassembler ses amis et ses contacts pour commenter des pages Web ou encore pour recueillir des informations sur une recherche n’a pas encore fait bouger les foules. Trop tôt, trop jeune ? On dira plutôt que la formule est surtout trop geek pour l’instant. Aux dernières nouvelles, Google Wave servait à faire une vidéo flashback sur l’année 2009.

Image 3 : Les flops de l'année 2009

La VOD


Avec des tarifs trop élevés, la vidéo à la demande tarde à s’implanter. SFR loue ses films à partir de 2,99 € généralement contre 3,99 € chez CanalPlay, par exemple et pour 48h au maximum. Pire, certains films en VOD sont disponibles à l’achat à plus de 10 € sur le Playstation Store en téléchargement quand on trouve de plus en plus de DVD aux alentours de 5 € dans le commerce. La dématérialisation n’a pas encore pris le pas sur le support physique très apprécié par la majorité des consommateurs. La possession physique est toujours une donnée importante en 2009.

Image 4 : Les flops de l'année 2009

Nokia N97


Nokia présentait son N97 comme le téléphone « le plus complet du monde ». Doté d’un clavier coulissant, d’un écran tactile et d’une mémoire extensible jusqu’à 48 Go, il mettait en avant des propriétés supérieures à celles de l’iPhone 3GS, auquel il s’attaquait. Finalement, il s’est révélé être lent, trop gros et doté d’une interface tactile peu fluide. Le fleuron de la gamme N de Nokia n’aura pas encore été le mobile à posséder.

Image 5 : Les flops de l'année 2009

PSP Go


Après quatre ans d’existence et trois versions à son actif, la PSP de Sony passait en 2009 à la PSP Go. De prime abord, elle semble séduisante avec ses dimensions réduites et son ouverture coulissante. Néanmoins, c’était sans compter sur la suppression du lecteur UMD. Misant sur la dématérialisation des contenus, Sony veut ainsi vendre ses jeux uniquement en téléchargement. Ce modèle économique n’est pas du goût de tout le monde et surtout pas des revendeurs qui peuvent faire une croix sur les ventes de jeux en magasin, sans parler du marché de l’occasion. Les derniers charts japonais font d’ailleurs état d’un raté. Sur l’avant-dernière semaine de décembre, il s’est vendu 105 801 PSP contre 4 192 PSP Go.

Image 6 : Les flops de l'année 2009

La fibre optique


A l’instar de la Radio Numérique Terrestre, la fibre optique commence à trop se faire attendre. Promise pour 2008 par les FAI, elle ne concerne encore qu’une poignée de consommateurs. Fin 2009, seuls 50 000 foyers étaient raccordés au très haut débit (sur 650 000 éligibles). L’Arcep venant de donner son feu vert, les fournisseurs d’accès vont pouvoir se lancer dans un déploiement massif de la fibre optique. Néanmoins, comme le précisait un responsable d’Orange au Point.fr, « remplacer totalement un réseau de télécommunications n’est pas chose facile. » Cela augure encore de longs mois d’attente avant de surfer à 100 Mbits.

Image 7 : Les flops de l'année 2009

Les offres de livres numériques


En 2009, Amazon a sorti son Kindle, Bookeen a lancé son Cybook Opus et Sony continuait de vendre son E-reader. Le marché des liseuses électroniques était donc bien parti avec des produits de qualité. C’est du côté de l’édition que le bât blesse. Peu de références disponibles (65 000 chez Hachette Livre, « insignifiant » selon eux) et surtout des prix bien trop élevés pour du contenu dématérialisé. Il faut également ajouter à ces défauts les différents procès dont le dernier en date mettant La Martinière contre Google dans une vaste affaire de droits d’auteur sur la numérisation des contenus. Au bout, on trouve un marché qui est actuellement estimé entre 30 et 40 millions d’euros, soit 1% du chiffre d’affaire de l’édition.

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Image 8 : Les flops de l'année 2009

Wii Motion Plus


Autant la DSi de Nintendo aura été un succès de 2009, autant son Wii Motion Plus laisse un goût amer aux aficionados de la marque. Cet accessoire, à brancher sur la Wiimote, est censé améliorer la précision de cette télécommande à reconnaissance de mouvements. Cependant, c’est un ajout que l’on aurait aimé avoir dès la sortie de la Wii, en 2006. Ce n’est pas une amélioration, mais un correctif. De surcroît, c’est un « patch » physique qui se paye 20€, ce qui fait de la manette de la Wii (Wiimote + Nunchuck + Wii Motion Plus), le contrôleur le plus cher du moment, soit 80 €. Pour jouer à quatre, on vous laisse faire la multiplication…

Image 9 : Les flops de l'année 2009

Hadopi


Le pare-feu d’Open Office ! Peut-on avoir surfé sur le Web français en 2009 sans être tombé sur ce magnifique amalgame de Christine Albanel, ex-ministre de la Culture, lors d’un débat sur la loi Hadopi à l’Assemblée ? Adoptée après avoir été retoquée par le Conseil Constitutionnel, la loi fini par passer mais le parcours chaotique d’Hadopi, plus encore que son contenu, en fait l’un des gros ratés de 2009. Obsolète avant même son vote, elle s’attaque aux peer-to-peer et laisse à la porte le streaming et le direct download, nouveaux fers de lance du piratage. En place depuis quelques jours, l’Hadopi doit encore attendre la parution du décret d’application de la loi contre le téléchargement illégal pour envoyer ses premiers mails d’avertissements aux pirates. Ce décret est actuellement bloqué par la Cnil qui refuse de le ratifier. Hadopi n’aurait décidément pas pu s’appeler Désirée.

Image 10 : Les flops de l'année 2009

Les pubs Windows 7


Charline, Thibault ou encore Nathalie. Ces prénoms ne vous disent rien ? Et pourtant, c’était leur idée. C’est tout du moins ce qu’ils clamaient dans les spots publicitaires de Windows 7. Peut-être sans le vouloir, Microsoft a réussi à faire du buzz non pas sur son produit, mais autour de ses publicités. Une faute qui n’aura pas manqué de donner quelques parodies croustillantes sur Internet.

Image 11 : Les flops de l'année 2009

Microsoft Windows Mobile 6.5


Présenté lors du Mobile World Congress de février 2009, Windows Mobile 6.5 devait être la révolution mobile de Microsoft. Pour l’occasion, les smartphones à base de Windows Mobile sont appelés des Windows Phone, selon le vœu de Redmond. Pour autant, ce n’est pas le succès escompté. Comme à son habitude, Microsoft a une fois de plus réchauffé la soupe en y ajoutant quelques touches aguichantes comme le Market Place ou Internet Explorer Mobile 6. En définitive, on préfère attendre fin 2010 et sa version 7.

Image 12 : Les flops de l'année 2009

Le Peer-to-Peer


2009 est l’année de la débâcle pour le peer-to-peer. Le procès fleuve de The Pirate Bay, plus grand référenceur de liens torrents, a fait chavirer le navire. La peur d’Hadopi devrait achever de percer la coque du bateau pirate qui voguait déjà depuis 1999 et Napster. Mais le relai est déjà passé au Megaupload et autres RapidShare.

Image 13 : Les flops de l'année 2009

Les flop buzz politiques


C’est sur une note politique que s’achève ce Top des Flops 2009. En premier lieu, Désir d’Avenir. Le site de Ségolène Royal est paru mi-septembre, habillé d’une charte graphique très nineties sur fond d’image Windows. Même la presse écrite s’en est insurgée. Ainsi, pour Marianne2, c’était « laid, criard et hors service. » Par souci d’équité, les jeunesses UMP ont souhaité participer aux Flops 2009. Leur Lipdub a ravi la Toile à la veille des fêtes de fin d’année. L’engouement a su se créer sur Internet, mais pas dans le sens de la majorité présidentielle.