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Les Flops high tech de 2014

Image 1 : Les Flops high tech de 2014

Une année de fails

La fin de l’année sonne l’heure des bilans. En high-tech, il y a les produits, applications et autres sites qui nous ont fait rêver cette année… et il y a les autres. Ceux contre lesquels on a pesté, d’autres qui ont fait un bide et enfin ceux qu’on évoquera encore une fois dans l’espoir des les oublier définitivement.

Et les losers de l’année sont…

Cette année, nous en avons sélectionné vingt. Choisis pour leur manque de pertinence, leur qualité discutable ou encore la cohorte de commentaires négatifs qu’ils ont suscité, ils permettent également de faire le bilan des annonces les moins glorieuses de l’année.

Image 2 : Les Flops high tech de 2014

Ubisoft et Assassin’s Creed Unity

Le moins que l’on puisse dire pour Ubisoft, c’est que l’année 2014 ne comptera pas parmi les plus mémorables de son histoire. Plusieurs lancements plus ou moins ratés, de jeux souvent loin d’être inoubliables. On citera par exemple Far Cry 4, qui reprend des qualités du troisième épisode au point de lui ressembler un peu trop, Son jeu de course The Crew qui a clairement du mal à convaincre, surtout face à des concurrents comme Forza Horizon 2, ou encore Assassin’s Creed Unity qui a complètement raté son lancement à cause d’un nombre de bugs bien trop important. 2015 va devoir être un sans faute pour faire oublier cette année en demi-teinte.

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Le Fire Phone d’Amazon

Après ses liseuses, ses tablettes Kindle Fire ou son boitier multimédia, Amazon a continué son expansion dans le matériel cette année. Le site de e-commerce a en effet lancé son propre smartphone, basé sur le système Fire OS, le Fire Phone.

Présenté en juin dernier, l’appareil se voulait à la fois smartphone classique, avec un écran 3D en plus, mais aussi appareil dédié à la consommation avec l’application Firefly. Celle-ci permet aussi bien de scanner des codes-barres que de reconnaître de la musique ou une scène de film, le tout dans le but d’acheter les biens ou objets culturels identifiés. Une fonctionnalité qui, alliée à la publicité, a fait dire à beaucoup que le smartphone devrait être quasiment offert tant il pousse à l’achat. Toutefois, Amazon a décidé de le commercialiser à 649 dollars sans engagement, soit le prix d’un smartphone haut de gamme.

Cinq mois plus tard, face aux ventes pour le moins décevantes, Amazon a finalement décidé de brader son smartphone, d’abord à 199 dollars, puis désormais vendu à 449 euros sans engagement et offert en cas d’engagement de deux ans. Avec plus de 35 000 modèles vendus dans les deux premiers mois, le Fire Phone rejoint le HTC First dans la catégorie des échecs commerciaux des géants du net sur le marché des smartphones.

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Sony, ou l’échec de la sécurité

Il est rare que les hackers s’acharnent sur une seule marque autant que ceux qui se sont acharnés sur Sony cette année. C’est bien simple : la plupart des services en ligne de la marque japonaise ont été victimes d’une attaque en ligne cette année. Le PSN a été victime d’une attaque au début de l’année, mais surtout le vol de données opéré dans les serveurs de Sony Pictures qui fera date. Si l’attaque a en effet conduit à la diffusion illégale de nombreux films inédits sur Internet, elle a surtout été à l’origine de nombreuses fuites de documents confidentiels concernant les employés de l’entreprise et son fonctionnement. Sony et la sécurité, ce n’est pas encore ça en 2014.

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Achats intégrés dans l’application

Apple a intégré une fonction aussi pratique que sournoise à ses applications sur iOS : les fameux achats « in-app ». Concrètement, cela permet d’acheter des éléments payants sur l’App Store sans passer par celui-ci, en restant bien au chaud dans son application. Si une personne avisée sait reconnaître les moments précis où sa carte bleue sera sollicitée, ce n’est pas forcément le cas de tous les utilisateurs, et notamment des enfants. Ainsi, beaucoup d’entre eux ont dépensé sans compter l’argent de leurs parents, faisant ainsi grimper la facture à plusieurs milliers d’euros dans certains cas. Des débordements qui auront poussé Apple à rembourser près de 24 millions d’euros à divers plaignants à titre de dédommagement.

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Destiny, MMO déserté

À la rentrée 2014, Activision se réjouissait de présenter la toute dernière production du studio Bungie (Halo), à savoir Destiny. Le jeu en ligne a bénéficié d’un budget record de près de 500 millions de dollars et une campagne marketing monstrueuse, la sauce avait pris, les joueurs se sont jetés sur le jeu par millions. Problème : quelques mois après la sortie du jeu, le bilan est beaucoup moins reluisant, puisque les serveurs de Destiny sont proches de la désertion. La faute à une campagne trop courte et un intérêt de jeu bien trop faible pour tenir les joueurs en haleine suffisamment longtemps. Le résultat est donc sans appel : un jeu en ligne dont les serveurs sont vides, et qui n’attire ainsi plus de nouveaux joueurs. Peut-être faudrait-il prendre exemple sur le bon élève du genre en 2015, à savoir World of Warcraft, qui a fêté sa dixième année d’existence en 2014.

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La Xbox One

On lui a donné un an avant de la juger. La Xbox One a connu des débuts difficiles. Même avant sa sortie, elle était déjà décriée à cause des erreurs de communication de son constructeur. Entre sa connexion obligatoire à Internet et sa vente en pack avec Kinect, Microsoft a oublié qu’il fallait caresser les joueurs dans le sens du poil. Sony n’a alors pas manqué de profiter de cette faiblesse pour asseoir son hégémonie en allant dans le sens du marché plutôt qu’en imposant ses propres idées.

En résulte un an après un marché clairement défini. D’après les chiffres de VGChartz, 9,1 millions de Xbox One ont trouvé preneur depuis novembre 2013 contre plus de 16 millions de PS4. Un écart qu’il sera difficile de réduire. La situation au Japon est la plus préoccupante pour la firme américaine, qui n’a jamais su trouver une place sur ce marché. Début décembre, on ne dénombrait moins de 40 000 consoles depuis son lancement, en septembre. La concurrence, Sony ou Nintendo, dépasse systématiquement les 300 000 exemplaires… sur les deux premiers jours de ventes.

Le récent Black Friday a finalement réussi à relever la tête de la console de Microsoft, grâce à de bonnes performances, surtout aux États-Unis, où la Xbox One se fait mener depuis des mois par sa concurrente, la PlayStation 4, mais cela s’est fait au prix de certains sacrifices quant au tarif.

La PS4 a remporté tous les suffrages, laissant dans son sillage les restes d’une Xbox One moribonde, pour l’instant. En effet, rien ne dit qu’elle ne rebondira pas. En 2007, c’est la PS3 qui était en difficulté face à une Xbox 360 déjà bien établie depuis 2005. Il faudra néanmoins que Microsoft se bouscule pour récupérer des parts de marché, en glanant quelques exclusivités, par exemple. Pire, dernièrement, on apprenait que Street Fighter V serait uniquement distribué sur PS4 et PC, Capcom faisant montre de son désintéressement pour la Xbox One.

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The Pirate Bay

Cette fin d’année fut un coup particulièrement dur pour le piratage, notamment en peer-to-peer. L’un des sites les plus emblématiques du partage de fichiers via le protocole Torrent, The pirate Bay, a en effet subi à deux reprises le courroux de la justice.

En effet, le 5 décembre dernier, la justice française demandait aux fournisseurs d’accès à Internet de bloquer le moteur de recherche sur son adresse principale, thepiratebay.se, mais aussi sur tous les sites miroirs ou les redirections mises en place ou qui le seraient à l’avenir. Un blocage qui devait intervenir sous deux semaines.

Finalement, les ayants droit n’ont pas eu besoin d’attendre aussi longtemps. Quelques jours plus tard, le 9 décembre, la police suédoise a effectué une perquisition dans les locaux de l’hébergeur de The Pirate Bay, mettant le site hors-ligne. Une fermeture qui a également eu lieu sur d’autres sites utilisés pour le téléchargement illégal comme EZTV ou Zoink. Si des versions miroir de ces sites ont depuis réapparu, Peter Sunde, cofondateur de Pirate Bay, a cependant affirmé qu’il ne souhaitait pas que son site rouvre à nouveau. « Je ne suis pas fan de ce que TPB est devenu », a-t-il écrit sur son blog, regrettant que l’esprit de partage du site et ses idéaux aient disparu au profit de la publicité omniprésente.

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Le Samsung Galaxy S5

Le Samsung Galaxy S5 est maintenant un exemple. Il est la preuve qu’un très bon téléphone ne suffit pas à renouveler systématiquement le succès de son prédécesseur. Sur le papier, difficile de lui trouver un reproche : un structure résistante à l’eau, un grand écran bien défini, des performances de premier ordre, des photos de très bonne facture et un nombre infini de fonctionnalités.

Sauf qu’à trop en mettre, on finit par s’y perdre. Nous avions insisté sur ce point dans notre test, le Galaxy S5 est tellement rempli de fonctionnalité en tout genre que cela en devient presque indigeste : Smart Pause, Smart Stay, Air View, S Health, le capteur de rythme cardiaque, le lecteur d’empreinte digitale

Preuve que trop en mettre n’est pas toujours la bonne solution, les ventes du vaisseau amiral de Samsung se sont avéré décevante, largement en deçà des prévisions initiales. Maintenant, tous les regards sont tournés vers son successeur, celui qui devrait porter le nom de Galaxy S6 et que l’on attend pour le Mobile World Congress 2015.

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Les Google Glass

Après avoir l’objet de toutes les attentions, les Google Glass sont petit à petit tombé dans l’oubli. Ce n’est pas faute d’avoir maintenu sous perfusions sa vie médiatique, ouvrant par ci une vente au grand public l’espace d’une journée, officialisant par là sa diffusion à tout les États-Unis. Sauf que même en interne, la sauce semble retombée.

Les lunettes, qui sont pour rappel toujours au stade du développement, n’ont pas su convaincre sur le long terme. Les 1 500 dollars demandés pour la firme californienne ont sans doute autant profité à l’image du produit qu’ils l’ont condamné à une diffusion trop restreinte, et les développeurs ont pour la plupart mis de côté leurs projets.

Mais le signe le plus inquiétant pour l’avenir de la technologie, c’est que même Sergey Brin, pourtant habitué à sortir ses lunettes en public dès que l’occasion se présentait, ne les a pas posés sur son nez depuis un petit moment. Nous n’en sommes pas encore à l’aveu d’échec, la communication officielle étant que le produit est toujours prévu… sans qu’aucune date ne soit toutefois donnée.

Image 11 : Les Flops high tech de 2014

Lucy

Le titre, très convoité, de nanar de l’année n’a pas manqué de prétendants. Mais au beau milieu de l’été, l’un d’eux a tué le match, plaçant la barre à des hauteurs rarement atteintes. C’est à Luc Besson et à sa Lucy qu’on doit cet exploit. Le film qui bat tous les records du cinéma français à l’étranger (en spectateurs et en revenus) n’en demeure pas moins une purge. Scenario invraisemblable, lourdeurs à tout va, incohérences… mis à part Scarlett Johansson, il y a peu d’arguments pour sauver le film.

Relisez notre Geek critique de Lucy

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Android Wear

Arrivé en pleine explosion de la tendance « quantified self », Android Wear avait tout pour s’imposer. Le système d’exploitation de Google spécialisé dans les objets connectés avait, avec les montres, un terrain d’expression parfait. Or, près de six mois après sa sortie, et bien qu’il équipe la majorité des montres connectées, le système peine à convaincre. A tel point que Google a déjà sorti une version 2.0. Et si celle-ci améliore l’ensemble (avec les nouveaux fonds d’écran, le support du GPS et des casques Bluetooth) ne concerne que très peu de montres (La Smartwatch 3 de Sony pour l’instant). Surtout, Android Wear reste fouillis, et peu intuitif.

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Les Steam Machines

Il y a plus d’un an, en septembre 2013, l’éditeur Valve sautait sur la tendance des consoles next gen pour présenter sa propre solution matérielle de jeux vidéo : les Steam Machines.

Il s’agissait, pour l’entreprise, de proposer un système tout-en-un pour les joueurs permettant de jouer à ses jeux Steam directement à partir de son canapé. Pour ce faire, Valve a développé un système d’exploitation maison, Steam OS, mais aussi une manette spécifique, le Steam Controller, censé pouvoir reproduire à la fois les gestes de la souris et du clavier. Les constructeurs de PC pouvaient alors vendre leurs machines sous le label « Steam Machine », avec l’OS et la manette.

Plus d’un an après, c’est la débandade. Si Steam OS continue son bout de chemin, évoluant de version bêta en version bêta, le Steam Controller semble bien mal en point. Après plusieurs prototypes et une phase de test auprès de certains consommateurs, la manette ne semble toujours pas au point. Initialement prévues pour octobre dernier, les premières Steam Machines ne seront finalement commercialisées que courant 2015.

En attendant, les constructeurs comme Alienware, Materiel.net ou GigaByte continuent de présenter des modèles de PC/consoles qui ne peuvent toujours pas être commercialisés sous le nom Steam Machine, faute de manette adéquate.

Image 14 : Les Flops high tech de 2014

Facebook Messenger

Cette année Facebook ne s’est pas fait que des amis. Le réseau social le plus utilisé au monde s’est attiré les foudres de ses utilisateurs. La raison ? Il a désactivé la messagerie de son application mobile. Désormais, pour communiquer rapidement avec ses proches il faut installer Facebook Messenger, l’autre application du réseau social.

Déjà très contraignante en soi la démarche a suscité un tollé auprès des utilisateurs. Et pour cause, l’application est jugée de très mauvaise qualité et peu intuitive, ses notes catastrophiques sur le Play Store et l’AppStore en attestent.

Image 15 : Les Flops high tech de 2014

Yo

Dans le genre des applications totalement inutile et donc parfaitement indispensable, Yo se pose là. Elle ne propose que deux fonctions : envoyer et recevoir des « Yo ». Cela ne lui a pas empêché de voir sa base d’utilisateur grimper en flèche sur iOS et Android et rafler quelque 1,2 million de dollars de la part de plusieurs investisseurs, curieux de voir son développement.

Une fois installée, l’application offre une interface simpliste où le nom de ses contacts est affiché. Un simple clic dessus et le « Yo » est envoyé… sans limites d’envoi. Et puisque la réception d’un « Yo » s’accompagne d’une vibration et d’une notification sonore, autant dire que certains ont retrouvé dans « Yo » le côté exaspérant des « Wizz » à l’époque de MSN Messenger.

Sauf que faute d’un intérêt concret sur le long terme, les millions d’utilisateurs qui ont téléchargé Yo depuis sur les magasins d’application, sont reparti aussi vite qu’ils sont venus.

Image 16 : Les Flops high tech de 2014

Netflix

Attendu comme le Messie, Netflix a enfin posé ses valises le 18 septembre dernier dans l’Hexagone. Avec lui, c’est une offre légale de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) bien alléchante qui pointe le bout de son nez. Des séries américaines en pagaille, des films pour tous, un véritable marché de Noël ! Ça c’était sur le papier. En offrant un premier mois d’abonnement à tous les Français, Netflix donne l’occasion à des millions de personnes de se faire une idée de son service. Au final, début décembre, le service recensait moins de 250 000 abonnés en France, rapporte Digital TV Research. Un chiffre qui pèse peu dans les 17 millions d’abonnés que Netflix possède à travers le monde et face aux 500 000 abonnés à CanalPlay, son concurrent direct en France.

Si les chiffres mettent Netflix dans les choux, il faut en comprendre la raison. C’est simple, son catalogue français est absolument différent de son homologue américain. En cause, notre satanée chronologie des médias qui veut qu’un film ou une série ne peut être diffusée en SVOD qu’au moins 36 mois après sa diffusion cinéma ou TV. Bilan : Intouchables est disponible depuis janvier 2014 sur Netflix US alors qu’en France, il vient tout juste d’être diffusé sur TF1.

On aborde alors Netflix comme un catalogue de découverte plutôt que comme un service permettant de regarder un film précis. À tâtons, on fabrique alors une liste de ce qui pourrait nous intéresser, tout en tentant de résister aux sirènes de Popcorn Time, bigrement plus complet, mais illégal.

Netflix : tout le monde en parle, mais c’est quoi au juste ?

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iPad mini 3

Mi-octobre, Apple tenait sa grande Messe pour la présentation de ses nouveaux ordinateurs et tablettes. L’iPad mini 3 faisait partie du lot. Après une longue présentation de l’iPar Air 2, nouveau fleuron de la marque, Phil Schiller dévoile brièvement l’iPad mini 3. Cet empressement donne l’impression qu’Apple a un peu honte de ce produit. et il y a de quoi.

Troisième génération de tablette de 7,9 pouces chez Apple, cet iPad se différencie de son prédécesseur par l’ajout d’un TouchID en lieu et place du bouton Home. Et c’est tout. Sa configuration et son design demeurent inchangés et pourtant son prix est 100 € plus élevé. Une sacrée belle arnaque qui s’expliquerait par le temps passé sur le développement de l’iPad Air 2. Délaissée, sa version mini se trouve donc être une version 2.5. On attend l’iPad mini 4 en 2015. Espérons qu’il proposera de réelles évolutions. En l’état, à moins que la finition « Or » ne soit déterminante pour vous, ruez-vous plutôt sur l’iPad mini 2, moins cher et tout aussi puissant.

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Windows 9

Ça sera finalement Windows 10. L’an prochain, Microsoft dévoilera la prochaine version de son système d’exploitation pour PC et tablettes. Contrairement à toutes les prévisions, celui-ci ne sera finalement pas baptisé Windows 9, mais la firme de Redmond passera directement à la version 10 de son logiciel phare.

Les raisons hypothétiques de ce saut de numéro sont nombreuses. Pour certains, plus blagueurs qu’autre chose, Microsoft aurait sciemment sauté la version 9, destinée à être mauvaise, pour passer directement à la 10. Les OS de la firme sont en effet réputés pour être mauvais une fois sur deux. Après la déception Vista, le succès Seven, la déception Windows 8 et le succès 8.1, la firme s’assurerait ainsi de bonnes critiques en ignorant la version 9 pour passer à la 10.

Il semblerait également que Microsoft ait dû faire avec le passé. Certains logiciels utilisant une ligne de code indiquant que si la version de l’OS commençait par ‘windows9’, il faudrait lancer une version du programme compatible avec Windows 95 ou Windows 98. Finalement, Microsoft a fini par s’expliquer deux semaines après l’annonce de Windows 10.  Comme prévu, ce saut de numéro est censé marquer, pour la firme, une toute nouvelle étape, symbolisée par ce changement de décimale.

Quoi qu’il en soit, Windows 10 sera disponible dès l’an prochain pour le grand public, probablement autour de l’été. En janvier, Microsoft reviendra à nouveau sur les principaux changements de cette nouvelle version de son système d’exploitation.

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L’Ultra HD (abusivement appelé 4K)

Que l’on ne s’y trompe pas, comme l’Oled, l’Ultra HD n’est pas encore  une technologie très répandue. Plusieurs raisons à cela. Bien que l’on trouve désormais des téléviseurs compatibles à un peu plus de 1000 €, le gros du marché se situe surtout aux alentours de 3000 €. La définition de l’Ultra HD (3840 x 2160 pixels et non 4096 x 2160 pixels, ça c’est la 4K) offrant une image plus détaillée, elle n’est intéressante qu’à partir de 50 pouces. En-deçà, une dalle Full HD fait tout à fait l’affaire.

Ce ne sont pas les chiffres de ventes des téléviseurs Ultra HD qui la placent dans les flops, mais plutôt son manque de contenus. Si les États-Unis ont droit à trois séries compatibles sur Netflix (Marco Polo, Breaking Bad et House of Cards), la France n’est pas encore servie. C’est bien simple, actuellement l’Hexagone doit se satisfaire de l’upscale des sources HD en Ultra HD qui, bien qu’il puisse être efficace, ne reste qu’un leurre. Les premiers véritables contenus Ultra HD sont émis ponctuellement lors d’évènements sportifs comme la Coupe du Monde de la FIFA.

Pour voir arriver massivement des films et séries en Ultra HD, on apprenait en septembre dernier qu’il faudra attendre fin 2015, période à laquelle devrait être lancé le Blu-ray 4K, le support physique capable de transporter des vidéos Ultra HD. Il faudra alors que les majors se mettent au travail pour éditer et rééditer leurs vidéothèques dans cette définition. Pour l’instant donc, cette technologie ne justifie pas encore l’achat d’un téléviseur compatible.

A lire aussi : téléviseur : Ultra HD, Led, Oled ? Comment choisir ?

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Le Homepoint d’Orange

Depuis plusieurs années, Orange tient à la rentrée une grande conférence pour faire le point sur ses innovations, autant en terme de produits que de services. L’année dernière, nous avions notamment eu droit au Bloc, un projecteur vidéo couplé à une enceinte mobile (fabriqué par Cabasse), le tout intégré dans un boitier… en forme de bloc.

Cette année, l’objet au centre de l’attention fut le Homepoint, un hub multifonctions. Cet appareil entend conglomérer bon nombre d’activité, à commencer par le rechargement du smartphone sans fil, grâce à l’énergie à induction. Pour ceux qui ne seraient pas compatibles, plusieurs ports USB sont disponibles, qui se veulent aussi un moyen d’échanger des données d’un terminal à l’autre. La présence d’un port jack lui assure également de pouvoir diffuser sa musique sur des vieux équipements, tels que les anciennes chaines Hifi.

Enfin, il peut se transformer en hotspot WiFi, afin d’ouvrir son réseau à des invités sans avoir à communiquer le mot de passe de sa box. Sympa sur le papier, mais à près de 80 euros l’appareil, c’est un peu cher payé. Sans compter que sa commercialisation aurait dû débuter à la fin de cette année et que nous sommes toujours sans nouvelle de lui.