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Les pires flops high-tech de 2016

Image 1 : Les pires flops high-tech de 2016

Samsung Galaxy Note 7

Fin d’année oblige c’est l’heure de faire le bilan de l’année high-tech. Et puisqu’on est plutôt taquins, nous avons choisi de commencer par les flops.

Samsung Galaxy Note 7

C’est évidemment le flop de l’année, celui qui va marquer 2016 mais aussi l’image de Samsung et de manière durable. Un flop d’un tel niveau qu’il rejoint les Microsoft Zune, Apple Pippin et autres Nokia N-Gage au rang des plus gros ratages de l’histoire de la « téch ».

Et pourtant, ce Galaxy Note 7 avait tout pour réussir, un bel écran, une chouette autonomie et même un stylet ! A tel point qu’avant même sa commercialisation Samsung enregistrait des pré-réservations record pour son smartphone grand format. Mais c’était sans compter sur son caractère explosif. Dès les premières heures qui ont suivi son lancement, les faits divers se succèdent : de la fumée, des surchauffes et même des explosions pour plusieurs modèles. Samsung nie d’abord avant de cesser les ventes et de rappeler les modèles déjà écoulés. Le coréen tentera même de limiter, via une mise à jour, à 60% la puissance de sa batterie dans une tentative de rattrapage assez ridicule. Début octobre, après 35 incidents recensés, Samsung met fin à la farce et à l’histoire du Note 7 par la même occasion. Mais la fin de l’année ne cessera de rappeler à Samsung ce qui est sans doute son échec le plus cuisant : des campagnes d’interdiction du smartphone chez les compagnies aériennes, aux investigations techniques pour connaître les causes exactes de l’explosion et jusqu’aux quolibets d’Obama, le Galaxy Note 7 est devenu le symbole de l’échec en 2016. Quant aux chiffres, ils détonnent là aussi : Citybank aurait estimé le coût du crash industriel à plus de 3 milliards de dollars.

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Goodbye Windows Phone ?

Les smartphones sous Windows Phone ou Windows 10 Mobile sont-ils une espèce en voie de disparition ? C’est très probable, et c’est ce que laissent entendre les propos de l’actuel directeur de la section mobilité de Microsoft France, Vahé Torossian. Dans un entretien accordé au magazine Le Point en septembre dernier, il déclarait en effet que Microsoft souhaitait se concentrer sur le marché des entreprises, et que la société était désormais « sortie de la partie grand public ». Mais que reste-t-il alors ? Pas grand-chose : Microsoft n’a pas sorti de nouveaux smartphones sous Windows 10 Mobile depuis presque un an et brade à tour de bras tous ses modèles. Et que dire des appareils sous W10M fabriqués par les concurrents et totalement introuvables un peu partout dans le monde ? À moins que Microsoft ne revienne sur le devant de la scène avec un très hypothétique Surface Phone l’an prochain, l’année 2016 aura sonné le glas des smartphones Microsoft. Et ce ne sont pas les chiffres d’IDC, qui vont nous contredire, eux qui estiment que Windows Phone n’équipera plus 0,1% des appareils d’ici 2020. RIP, Windows Phone.

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Batman v Superman : les super-zéros s’affrontent

Si les affrontements entre super-héros sont monnaie courante dans les BD, ils sont plutôt très rares dans les films. De quoi donner une idée à Warner/DC en réunissant deux poids lourds des comics : Batman d’un côté, et Superman de l’autre. Si l’affrontement entre les deux personnages dans le film Batman v Superman avait de quoi se montrer intéressant, le résultat est catastrophique. Le film se révèle d’un ennui rarement atteint dans un film de super-héros, les dialogues insipides au possible, et le scénario… est-il nécessaire d’en parler ? C’est sûr : après avoir visionné ce nanard super-héroïque, on a du mal à ne pas regarder de travers les gens dont la maman s’appelle Martha.

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Facebook : le plein d’intox

Si les fausses actualités sur Facebook sont assez répandues depuis la création du réseau social (ou presque), le phénomène a connu une véritable explosion en 2016. Hillary Clinton aurait été impliquée dans le meurtre d’un agent du FBI ou aurait vendu des armes à l’État islamique. Facebook est aujourd’hui considéré comme l’un des principaux vecteurs d’articles mensongers et aurait contribué, malgré lui, à l’élection de Donald Trump aux États-Unis. Le réseau de Mark Zuckerberg a promis de tout mettre en place pour empêcher la publication d’articles mensongers sur son site, mais en attendant, ces derniers ont la belle vie et prolifèrent.

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Microsoft lâche son band

Tiens, un produit abandonné par Microsoft au terme de quelques années de commercialisation aux États-Unis, comme c’est inédit. Vous vous souvenez peut-être du Zune, ce baladeur lancé en 2006 pour contrecarrer l’iPod, mais qui n’a finalement jamais traversé les frontières ? Voilà que Microsoft nous a refait la même cette année avec son bracelet connecté, un accessoire qui semblait pourtant très prometteur, mais qui n’est jamais arrivé en France. Commercialisé en octobre 2014 aux USA, le Microsoft Band s’est rapidement trouvé un successeur avec le Microsoft Band 2 sorti un an après. Alors que l’on attendait l’annonce d’une troisième édition en 2016, voilà que Microsoft lâche l’affaire : il n’y aura pas de Microsoft Band 3, le géant de Redmond préférant se concentrer sur d’autres projets. Dommage, car le Band 2 était l’un des rares bracelets connectés à intégrer un GPS et à disposer d’une interface claire et complète.

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Adieu Vine

Twitter aura vécu une année particulièrement difficile, toujours incapable de faire preuve du moindre signe de rentabilité. Le réseau social, qui a notamment fait l’objet de rumeurs de rachat, a ainsi dû se séparer de son service vidéo, Vine.

Lancé en 2013, Vine portait pourtant un concept prometteur, celui de créer et partager des boucles de six secondes de vidéo. Une idée qui a permis de faire émerger de nombreux talents, notamment aux États-Unis où certains se sont reconvertis en professionnel de ce réseau social.

Un succès d’audience et d’estime qui n’aura finalement pas suffi. En raison de la concurrence de Instagram, propriété de Facebook, qui a à son tour lancé des boucles de vidéos, et de l’impossibilité de monétiser ce réseau social, Twitter a décidé de jeter l’éponge. Fin octobre, le réseau social a ainsi annoncé que l’application Vine serait supprimée dans les prochains mois. Les vidéos déjà en ligne le resteront cependant et pourront toujours être consultées par les internautes depuis le site Web. Il ne sera cependant plus possible d’envoyer de nouveaux contenus sur le réseau social.

Ultime bévue pour Twitter, Vine a reçu une proposition de rachat… par Pornhub. Manière de rappeler également les polémiques auxquelles le service vidéo a dû faire face à ses débuts avec la prolifération de contenus pour adultes.

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Les montres connectées en chute libre

Après une année 2015 où elles étaient omniprésentes, ce fut l’hécatombe en 2016. Les montres connectées ont vu leur bulle retomber très nettement.

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Dès le début d’année, avec les traditionnels Consumer Electronic Show et Mobile World Congress, elles étaient effacées, sinon quasiment absentes. Elles qui étaient pourtant les stars de ces salons il y a encore deux ans. Si Samsung ou Apple ont bien dévoilé de nouveaux modèles, ceux-ci peinent à innover par rapport aux montres dévoilées pas moins d’un an plus tôt, sans forcément ajouter de nouvelles fonctionnalités. Les autres constructeurs semblent quant à eux peu à peu déserter le marché à l’image de Motorola qui pourrait abandonner complètement les smartwatches.

Finalement, les seuls fabricants à se lancer réellement dans les montres connectées cette année sont ceux spécialisés dans les GPS ou le sport. Qu’il s’agisse de Garmin, de TomTom, de Polar ou de Fitbit, tous ont dévoilé de nouvelles montres connectées dédiées spécifiquement à un usage sportif. C’est toujours ça de pris…

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Une fin abrupte pour Pebble

Après cinq modèles de montres connectées différentes, Pebble a vu ses activités se terminer brutalement en cette fin d’année 2016. Le constructeur, qui s’est fait connaître en 2012 avec une campagne KickStarter ayant parvenu à lever plus de 10 millions de dollars, a en effet été racheté par Fitbit au début du mois de décembre. Un rachat qui fait suite à une année difficile pour le constructeur, déjà obligé de se séparer de 25 % de ses salariés en mars 2016.

>>> [Test] Pebble 2 + HR : on craque ou pas pour la nouvelle montre connectée de Pebble ?

Si certains rachats, comme celui de Motorola par Lenovo ou celui de Nokia par Microsoft permettent surtout de rajouter une gamme de produits sous la marque de l’acquéreur, ce n’est cependant pas le cas pour Fitbit. L’entreprise a en effet indiqué que le rachat ne concernait que le personnel et les droits de propriété intellectuelle, et pas les produits. Concrètement, pour les consommateurs, cela signifie purement et simplement la fin des produits Pebble, à commencer par la Pebble Time 2 et le capteur Pebble Core. Annoncés en mai dernier, en même temps que la Pebble 2, ils ne sortiront finalement jamais dans le

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Des accidents en pagaille pour SpaceX

SpaceX devrait, d’ici l’an prochain, être l’un des prestataires de la Nasa pour acheminer les astronautes de la Terre vers la station spatiale internationale. Cependant, compte tenu des différents déboires auquel SpaceX a dû faire face cette année, c’est à se demander si l’entreprise sera prête.

Depuis quelques années, SpaceX a pris l’habitude de rendre publics ses essais pour ses différents lanceurs et fusée. Il faut dire que le défi est grand puisque contrairement à la plupart des fusées classiques, les lanceurs Falcon 9 sont censés être réutilisables et donc atterrir après leur lancement en orbite. Cependant, cette politique de tests ouverts n’est pas sans conséquence, surtout quand les lanceurs n’arrivent pas à atterrir correctement comme en janvier, mars ou juin dernier.

Pire encore, le premier septembre, alors que le lanceur était prêt à décoller pour un test à Cap Canareval, il a subitement explosé. Des images impressionnantes et surtout qui sont restées inexpliquées par SpaceX pendant des mois. L’entreprise a même dû faire appel aux internautes pour qu’ils essaient de trouver une explication à la bévue. Ce sera finalement chose faite début décembre.

Bons joueurs, reconnaissons tout de même à SpaceX de ne pas manquer d’ambitions cette année. Fin septembre, Elon Musk a en effet annoncé vouloir envoyer les premiers humains coloniser mars dans moins de dix ans, rien que ça.

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Le mauvais Karma de GoPro

Dévoilé en grandes pompes lors d’un évènement en Californie, le Karma devait être une figure de proue dans l’univers GoPro. Un drone compact, facile à piloter, compatible avec les caméras de son constructeur et surtout très bon marché eu égard à ses prestations.

Mais c’est une fois commercialisé que la chute a débuté. Grevé par des problèmes de perte de puissance (le drone s’arrêtait en plein vol et s’écrasait sans raison apparente), il a été retiré de la vente et son constructeur a battu le rappel de l’ensemble des unités déjà vendues. Les consommateurs ont été remboursés et ont reçu une caméra Hero 5 en guise d’excuse. Un flop qui ajoute encore à la baisse de popularité de GoPro qui enregistre une baisse de 40 % de son chiffre d’affaires en 2016.

>>> GoPro Karma : nos premières (bonnes) impressions sur le drone star

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Zone-Téléchargement, le nouveau Megaupload

Le 28 novembre aurait pu être un lundi comme tant d’autres pour les amateurs de contenus piratés. Mais ce jour-là, ils ont la mauvaise surprise de tomber sur une porte close en se rendant sur leur site favori : Zone-Téléchargement. La plateforme vient d’être fermée par les services de Gendarmerie qui ont aussi saisi tous les biens des administrateurs et procédé à l’arrestation de plusieurs personnes.

Depuis 2011, Zone-Téléchargement était devenu le bercail des déçus des torrents et des newsgroups, autres moyens d’accès aux contenus piratés. Du téléchargement direct, un référencement sans pareil et des rubriques très bien achalandées, voilà la recette du succès de ce site.

Après une première fermeture, le site réapparaît à la même adresse, mais DL Protect, le service qui assure la sécurisation des connexions demeure inactif, rendant tous les téléchargements impossibles. Depuis, le site a été copié et republié (mais instable) à une nouvelle adresse avec des liens fonctionnels. Une renaissance qui durera jusqu’à la prochaine intervention des forces de l’ordre.

Image 12 : Les pires flops high-tech de 2016

Les filtres racistes de Snapchat

Une des particularités de Snapchat est de proposer des filtres à appliquer sur ses photos, et qui permettent d’y appliquer des modifications plus ou moins importantes, souvent dans un but humoristiques, avant de les partager. Le problème, c’est que certains filtres peuvent être particulièrement de mauvais goût. Un premier filtre, lancé en avril, grimait les utilisateurs en Bob Marley, et avait déjà créé une polémique, le filtre faisant quelque peu penser à la blackface, pratique raciste consistant à se peindre le visage en noir. Mais c’est plus tard que la polémique a vraiment explosé, lorsque l’application a diffusé un filtre donnant un visage asiatique pour le moins caricatural à l’utilisateur, en grossissant les joues et les dents, et en appliquant des traits pour représenter les yeux bridés.

Il n’aura pas fallu longtemps pour que le scandale enfle, et Snapchat a rapidement retiré le filtre en question en présentant ses excuses. Dans un communiqué, la marque a expliqué que le filtre devait représenter les personnages de dessins animés japonais. Toujours est-il que l’option a disparu pour laisser la place à des filtres moins problématiques.

Image 13 : Les pires flops high-tech de 2016

Yahoo avoue un piratage 2 ans après

Fin septembre, le groupe Yahoo annonce que son service a été victime d’un vol de données, près de 500 millions de comptes se retrouvant dans la nature. Si l’information est effrayante, son caractère n’est en revanche pas exceptionnel, les utilisateurs pouvant simplement se protéger en changeant leur mot de passe. Le problème, c’est que Yahoo a révélé ce vol en 2016, alors qu’il a eu lieu en réalité en 2014. Pendant deux ans, les utilisateurs de Yahoo étaient donc potentiellement vulnérable à un vol de leur données, sans le savoir et pendant que Yahoo était au courant.

L’affaire est particulièrement mal tombée pour Yahoo, qui était en pleine procédure de rachat par l’opérateur américain Verizon. L’annonce a considérablement compliqué les négociations, au point que l’opérateur a annoncé en octobre envisager de renoncer au rachat, ou au moins de faire baisser considérablement le prix de vente. Alors que les chiffres portaient autour de 5 milliards de dollars cet été, cet épisode pourrait représenter une perte de plusieurs centaines de millions d’euros pour la transaction.

L’affaire aurait pu s’arrêter là, mais à l’heure où nous écrivons ces lignes, Yahoo vient d’annoncer que ce piratage caché en 2014 n’était pas le seul. La firme indique ainsi qu’elle aurait également laissé échapper près d’un milliard de compte utilisateurs lors d’un piratage survenu en 2013. Pire, ce milliard s’ajoute aux 500 millions de comptes également volés l’année suivante, pour arriver à un total vertigineux de 1,5 milliards de comptes dans la nature. Si le premier piratage établissait déjà un record en la matière, le voici désormais pulvérisé par ce qui s’inscrit comme le plus important vol de données jamais subit par un service en ligne.

Image 14 : Les pires flops high-tech de 2016

Tay, l’IA de Microsoft devenu nazie

Au mois de mars, Microsoft lance Tay sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’une expérience visant à faire converser un robot, sous les traits d’une adolescente, avec les internautes sur les réseaux sociaux comme Twitter. L’IA devait apprendre de ses conversations avec ses différents contacts et ainsi devenir de plus en plus intelligente en améliorant son vocabulaire et sa réparti. C’était sans compter sur quelques internautes bien décidé à tirer le pire de l’intelligence artificielle, en lui apprenant les pires horreurs possibles.

Ainsi, après seulement 48 heures d’expérience, Tay devient un robot sexiste, raciste, reprenant à son compte les pires déclarations de Donald Trump et proférant des insultes à tout-va. Coup de grâce pour Microsoft : Tay est convaincue que la PS4 est la seule console à posséder, et déclare publiquement que « La Xbox n’a pas de jeux ». La réaction de l’éditeur a été immédiate : Tay a été mise au placard. Plus tard, Microsoft présentera ses excuses pour son expérience ratée, mais promet de revenir un jour avec une IA plus performante et, on l’espère, moins raciste.

Image 15 : Les pires flops high-tech de 2016

No Man’s Sky et ses promesses non tenues

Annoncé par Sony en 2013, No Man’s Sky devait allier le meilleur de l’exploration spatiale avec un jeu d’aventure que l’éditeur promettait poussé. Les différentes vidéos montraient comme il était possible de passer de planètes en planètes avec son vaisseau et de découvrir de nouvelles formes de vie, et a vite créé un engouement autour de son titre, jusqu’à sa sortie au mois d’août.

Nombreux furent en effet les joueurs déçus par ce titre qui, s’il propose bien de l’exploration spatiale, est loin de tenir toutes ses promesses. Ainsi, la diversité promise par le studio Hello Games ne se retrouve pas vraiment en plein jeu, et déçoit même les joueurs qui trouvent l’aventure un peu trop monotone, voire carrément ennuyeuse. Rapidement, les demandes de remboursement se multiplient de la part de joueurs qui s’estiment trompés, de nombreux sujets sont créés sur les espaces de discussion pour dénoncer la communication jugée mensongère, et le nombre de joueurs sur la plateforme Steam est en chute libre en seulement quelques jours. Steam est d’ailleurs obligé de publier un communiqué, spécialement pour No Man’s Sky, afin de rappeler que le jeu est soumis aux mêmes règles de remboursement que les autres.

Depuis, Hello Games tente de redresser la barre avec de nombreux patchs qui modifient le gameplay en profondeur afin de le rendre plus intéressant, mais beaucoup considèrent que le mal est déjà fait.

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Tesla : sans les mains, dans le ravin

Déployée sur toute sa flotte de véhicules électriques, la fonction de conduite semi-autonome de Tesla Motors a fait sa première victime en mai dernier. Alors qu’elle évoluait sur une route nationale de Floride, la Model S de Joshua Brown n’a pas fait la différence entre un semi-remorque blanc et le ciel très lumineux en cette période de l’année. Sans baisser son allure, le véhicule est venu s’encastrer sous le poids lourd, laissant son toit, arraché, derrière elle. Son conducteur n’a rien vu venir, il était en train de regarder un DVD. Il est mort sur le coup.

Malgré la polémique qu’a engendrée cet accident, le PDG de Tesla, Elon Musk, a déclaré en juillet dernier qu’il n’avait aucune intention de désactiver le pilotage automatique de ses voitures. Selon la firme américaine, le problème ne viendrait pas de la voiture, mais du conducteur qui ne doit pas s’attendre à s’installer tranquillement au fond de son siège et ne rien faire.

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Le nouveau Dieselgate de Volkswagen

L’histoire se répète. Un an après avoir défrayé la chronique avec son Dieselgate, Volkswagen remet le couvert pour la même affaire, mais avec sa marque Audi, cette fois-ci. Le pot aux roses a été découvert par le quotidien allemand Sueddeutsche Zeitung en novembre dernier. Volkswagen a admis avoir installé sur ses modèles Audi un logiciel qui parvient à fausser les résultats des tests d’émissions de dioxyde de carbone. Contrairement au premier Dieselgate, les moteurs essence sont également concernés. Une nouvelle déconvenue qui pourrait venir encore un peu plus saler la facture du constructeur allemand. Le scandale de 2015 lui coûterait déjà la bagatelle de 15 milliards de dollars.