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Les pires flops high-tech de l’année

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Star Wars Battlefront II : micro transaction, maxi polémique


Face à Mario et Zelda, il était censé incarner l’autre jeux phare de cette fin d’année. Emmené par la locomotive Star Wars, Battlefront II ne pouvait décemment pas échouer. D’autant que les première images et autres trailers du jeu avaient fait l’unanimité : tant sur le plan esthétique que technique, le blockbuster d’EA avait tous les atouts de son côté. Sauf un… EA et son appétit démesuré pour… le porte-monnaie des joueurs.

Non satisfait de leur vendre seulement une boîte de jeu, l’éditeur a mis en place dans Battlefront II un système de micro transactions tout simplement perfide. Le prix exorbitant des loot box (traduisez caisses à butin) et leur caractère totalement aléatoire encourageait allègrement les joueurs à recourir à leur carte bleue plutôt qu’à leur talent. Ces derniers n’étant pas uniquement de bêtes vaches à lait (au grand regret de l’éditeur), la polémique est née, a enflée et à mis EA dans l’embarras. L’éditeur a depuis suspendu son système de micro transactions abusif. Mais ce qu’il n’avait pas prévu c’est que la polémique a poussé certains gouvernements à regarder de plus près le principe de loot box dans les jeux, celles-ci pouvant d’apparenter à des jeux d’argent…  

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Les pannes d’OVH

Spécialiste de l’hébergement de site et d’autres services de cloud, OVH a joué de malchance le 9 novembre dernier. L’un de ses centres de données situé à Strasbourg n’a plus été alimenté en électricité ce qui a entraîné l’arrêt d’une partie de ses serveurs, lesquels hébergent les sites et services de ses clients. Dans le même temps, à Roubaix, deux autres centres ont perdu leur liaison en fibre optique suite à un « bug logiciel ».

Une suite d’évènement qui a eu pour conséquence de bloquer ses clients parmi lesquels on pouvait trouver le site de BFM Business, celui de 01.net, de Nexity, de l’aéroport d’Orly et bien d’autres. En tout, près de 3 millions de sites Internet ont été potentiellement touchés.

L’ensemble des pannes a été résolu en deux heures, OVH ayant assuré un retour à la normale progressif. Au final, certains de ses clients se plaignaient encore de ne pouvoir accéder à leurs sites 24 heures plus tard.

Une panne qui a eu des répercussions jusqu’au 9 décembre, date à laquelle OVH a décidé de mettre à jour ses équipements de Roubaix afin d’optimiser leur réaction en cas de nouveau bug. » Et rien ne s’est passé comme prévu puisqu’un nouveau bug est survenu, provoquant de grands ralentissements sur son réseau, le trafic passant alors par Paris-Gravelines-Amsterdam-Roubaix au lieu de faire directement Paris-Roubaix.

Une seconde affaire qui n’a fait qu’attiser la grogne des clients d’OVH.

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Yahoo

En septembre 2016, Yahoo avait fait état d’un piratage massif de ses serveurs, datant de trois ans auparavant, en 2014. Selon les informations données par Yahoo à l’époque, ce seraient ainsi un milliard de comptes dont les informations étaient dans la nature. Finalement, le service Web a même triplé la donne en octobre dernier.

En octobre 2017, plus d’un an après avoir annoncé ce piratage, Yahoo a finalement annoncé avoir minimisé l’attaque. Ce ne sont pas un milliard de comptes qui ont été dérobés en 2014, mais bel et bien trois milliards, soit la totalité des comptes jamais enregistrés chez Yahoo. C’est simple, si vous avez créé un compte Yahoo Mail ou Flickr, par exemple, il est nécessairement compromis. Un chiffre astronomique qui en fait l’une des attaques informatiques les plus massives de l’histoire. Par ailleurs, si l’on regrettait déjà l’an dernier que Yahoo ait mis trois ans avant de prévenir le premier milliard d’utilisateurs touchés, on comprend encore moins pourquoi attendre un an de plus pour les deux autres milliards.

Rappelons-le, plus un service Web communique tôt sur le piratage de ses données auprès de ses utilisateurs, plus rapidement ceux-ci pourront modifier leurs mots de passe et leurs données sur d’autres services, a fortiori s’ils utilisent le même mot de passe chez Microsoft, Google ou Amazon, par exemple. Officiellement, les mots de passe dérobés étaient chiffrés, mais autant dire qu’il apparaît de plus en plus compliqué de faire confiance à une marque si elle met plus de trois ans à prévenir ses usagers que leur compte a été piraté.

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Les applications 32 bits incompatibles avec iOS 11

Une fois par an, le système mobile d’Apple, iOS, fait peau neuve. Il gagne en ergonomie, en fonctionnalités, en design, sans jamais rien perdre… jusqu’à aujourd’hui.

Petit nouveau sorti à l’automne dernier, iOS 11 chamboule les codes et impose les applications 64 bits. Depuis 2013, Apple encourageait les développeurs à coder en 64 bits et non plus en 32 bits, mais les deux types demeuraient opérationnels. iOS 11 change la donne et n’accepte plus que les applications 64 bits. De facto, si les nouvelles venues sur l’AppStore sont en règle, il n’en va pas de même pour les autres, soit à peu près 2 millions d’applications.

Nombreux sont les développeurs qui ont déployé des mises à jour pour entrer en conformité avec la nouvelle règle imposée par iOS 11, mais il reste une large part d’applications qui, bien que tout à fait fonctionnelles, ne bénéficient plus de suivi et ne sont donc plus utilisables sous iOS 11. On en veut pour preuve Undercroft, un RPG de grande qualité qui ne renvoie désormais plus qu’un message d’incompatibilité lors de son lancement.

La solution serait de rester sous iOS 10, mais donc de ne pas profiter des améliorations d’iOS 11 et surtout de ses mises à jour de sécurité.

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Le non déploiement de la fibre par SFR

Le 12 juillet dernier, PatrickDrahi, patron du groupe Altice (SFR), annonçait « fibrer toute la France sans aucun argent public » d’ici 2025 et donc rayer les fameuses zones blanches de la carte. Mais voilà, quelques mois après, mi-décembre précisément, Alain Weill, PDG de SFR Group, est revenu sur ces propos, confirmant devant un parterre de députés qu’ils abandonnaient ce plan d’équipement, mais souhaitaient tout de même participer au déploiement actuel. En guise d’explication, Alain Weill ajoute que « nous avons préféré revenir à un modèle plus traditionnel pour mieux travailler avec les collectivités ».

Une situation qui n’est pas sans origine. En novembre, le cours de la maison-mère de SFR, Altice, achuté de 50 % suite à la publication des résultats financiers du troisième trimestre 2017. Une dégringolade qui a également précipité l’ancien numéro 1 de SFR, Michel Combes, hors de ses murs. Au bilan, SFR est plus que jamais en mauvaise posture. La prochaine évolution du groupe sera son changement de nom prévu pour 2018. De SFR, il passera à Altice afin de mieux coller à son image internationale.

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Crédit photo : cc-by-sa-2.0

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Valérian et la Cité des mille planètes

Annoncé comme le « Star Wars de Luc Besson », Valérian et la Cité des mille planète est l’adaptation cinématographique d’une BD bien connue par chez nous. Malheureusement, le personnage est loin d’être aussi célèbre dans le reste du monde, et c’est peut-être ça qui l’a promis à un cuisant échec. À moins que ça ne soit le scénario franchement faiblard ou le casting totalement loupé.

Bon, il reste quand même quelques bonnes scènes avec plein d’effets spéciaux, comme celle où Valérian traverse différents mondes sur la planète artificielle d’Alpha. Mais pas de quoi en faire un bon film non plus. Le long-métrage, qui a coûté la bagatelle de 177 millions de dollars, n’en a rapporté que 225 millions (dont 40 millions seulement aux États-Unis). Et quelques déboires à EuropaCorp (le studio de Luc Besson), qui a dû se restructurer en 4e vitesse, de peur de déplaire à ses investisseurs.

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Uber

Entre les problèmes de piratage, les pertes économiques, la démission forcée du fondateur ou des problèmes de sexisme, on ne peut pas dire que 2017 a profité à Uber.

Cette année, Uber a essuyé les scandales, les uns après les autres. En début d’année, le PDG et fondateur, Travis Kalanick, avait ainsi profité aux États-Unis de la grève des taxis en solidarité avec les immigrés venus de pays musulmans, pour engranger les profits. Le même Travis Kalanick a été accusé cette année d’avoir laissé prospérer une ambiance de travail et une culture d’entreprise particulièrement sexiste au sein d’Uber. Il finira par démissionner en juin, remplacé par Dara Khosrowshahi.

Les problèmes d’Uber ne s’arrêtent cependant pas là. Le nouveau PDG a dû assainir la communication de l’entreprise et Uber a annoncé, en novembre dernier, avoir été piraté dans le courant 2016. Ce sont ainsi 57 millions de comptes à travers le monde qui ont été piratés, dont 1,4 million en France. Il aura fallu un an à Uber pour annoncer ce piratage, là encore une décision particulièrement critiquée.

L’entreprise espère que son changement de tête finira par payer et permettra à terme d’assainir les comptes et la culture de l’entreprise. Ce n’est pas gagné pour autant. Au troisième trimestre 2017, c’est ainsi 1,5 milliard de dollars qu’Uber a perdu.

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Allez, bon vent Windows Phone !

La nouvelle est tombée comme un coup de massue pour les derniers utilisateurs de Windows Phone : Microsoft lâche officiellement l’affaire et ne produira plus de nouvel appareil sous Windows 10 Mobile avant longtemps. D’ailleurs, il a totalement laissé tomber sa gamme Lumia… Et les appareils Nokia qui sortent aujourd’hui ne sont pas produits par Microsoft, mais bien par Nokia, et fonctionnent sous Android. Enfin, le géant de Redmond a par ailleurs profité de cette annonce pour retirer tous ses modèles de son Windows Store.

Si le système d’exploitation continue à profiter de quelques mises à jour, il s’agit surtout d’updates correctives, qui n’apportent aucune nouvelle fonctionnalité. Bref, celles et ceux qui croyaient encore à un sursaut de Windows Phone par l’intermédiaire d’un Surface Phone peuvent lui dire définitivement adieu. Va-t-il nous manquer ? Vraiment pas sûr…

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TomTom fait flop avec ses bracelets connectés

C’est peu dire que l’histoire d’amour entre TomTom et les bracelets connectés a été compliquée. Rencontre tardive, alors que les autres spécialistes des wearables et des montres de sport proposaient déjà un ou plusieurs modèles. Produits souvent décevants à l’image d’un TomTom Touch plein de promesses lors de son annonce et porté par les déceptions lors de son test. Finalement TomTom a décidé d’arrêter les frais. En octobre dernier, la marque néerlandaise a annoncé son retrait du marché des bracelets connectés (affirmant vouloir continuer les montres). Le divorce laissera orphelins 136 salariés, tout de même.

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Ccleaner : le logiciel de nettoyage qui laisse de grosses taches

En septembre dernier, Ccleaner défrayait la chronique : le logiciel de nettoyage si répandu dissimulait en réalité un malware, qui récolte les données de ses utilisateurs. Et ce n’est pas tout, puisque le logiciel en profitait dans la foulée pour télécharger un second virus, encore plus virulent. Le pire, c’est que Ccleaner venait d’être racheté par un Avast, un éditeur d’antivirus. Une nouvelle version du logiciel est immédiatement sortie, sans le malware en question, heureusement. Depuis, tout semble être rentré dans l’ordre, mais ce sont au total 2,27 millions d’utilisateurs qui ont été concernés par ce malware installé Ccleaner. De quoi sérieusement ternir la réputation du logiciel de nettoyage.

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Le design des smartphones Sony

En matière de smartphones, s’il y a une tendance qui a marqué les esprits en 2017, c’est bien l’amincissement des bordures. La plupart des constructeurs majeurs proposent désormais des appareils hauts de gammes dotés d’écrans borderless. Un constructeur japonais résiste cependant encore et toujours.

Sony a beau avoir lancé deux smartphones hauts de gamme cette année, les Xperia XZ Premium et Xperia XZ1, le fabricant continue à développer des appareils avec le même design qu’il y a quasiment cinq ans. À titre de comparaison, là où l’écran du Galaxy S8 occupe 83,6 % de la surface du smartphone, celui du XZ Premium ne représente que 68,4 % de la façade. Et pourtant, il n’est pas question ici de bouton d’accueil ou de lecteur d’empreintes digitales en façade. C’est simplement une perte d’espace utile. Surtout, cela signifie que la prise en main de l’appareil est inutilement compliquée, celui-ci étant trop imposant, sans qu’on profite véritablement d’un affichage grand format.

Heureusement, Sony semble avoir pris conscience de son retard en termes de design. Le constructeur a ainsi annoncé cet automne travailler sur de nouveaux codes de design pour 2018. Enfin des écrans 18:9 et borderless l’an prochain chez Sony ? Allez, on y croit !

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Iron Fist / The Defenders

Si Netflix nous avait habitué à des séries de qualité en matière de super-héros (Daredevil et Jessica Jones), la moisson 2017 n’a pas été des plus heureuses. Le diffuseur américain a entamé l’année avec un Iron Fist insipide, même pas drôle et à des années lumières du personnage des comics. Et l’on ne parlera même pas de la qualité des combats franchement ridicules et tournés à la va-vite.

Netflix a ensuite enchaîné sur The Defenders, un énorme crossover de 8 épisodes mettant en scène Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist (encore lui !). Si le résultat est un peu meilleur qu’Iron Fist, le scénario est cousu de fil blanc et ses interprètes semblent s’ennuyer ferme. Bon, heureusement que The Punisher est venu clore l’année en beauté, parce que le massacre des héros Marvel aurait été total.

>> Iron Fist : on craque ou pas pour la nouvelle série Marvel ?

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Kaspersky : l’espion qui venait du froid ?

Kaspersky : antivirus espion à la solde du gouvernement russe ou victime collatérale des tensions diplomatiques russo-américaines ? Si la question reste posée, une chose est sûre : l’administration US, elle, s’est déjà fait un avis et a décidé de bannir la solution de sécurité de toutes ses instances.

Cette décision qui fait suite aux nombreux soupçons d’ingérence russe lors de l’élection présidentielle américaine pose néanmoins la question de sa légitimité. Mais surtout, elle aurait été prise à la suite d’une cyberattaque russe à l’encontre de la NSA, attaque qui aurait utilisé Kaspersky comme modus operandi. Dévoilée par les services secrets israéliens et confirmée par le New York Times, c’est elle qui aurait forcé la décision côté américain et cela malgré les protestations d’Eugène Kaspersky qui était prêt à ouvrir l’accès au code source de son antivirus en signe de bonne foi. 

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Les fuites de données chez Wiko

En fin d’année, le chercheur français en sécurité informatique connu sous le pseudonyme d’Elliot Alderson a multiplié les découvertes à propos des constructeurs de smartphones. Après s’être attaqué à OnePlus, il a révélé les pratiques pour le moins étranges de la marque franco-chinoise Wiko.

Filiale de l’entreprise chinoise Tinno, Wiko utilisait en effet deux applications, ApeSaleTracker et ApeStsMonths, préinstallées sur tous ses appareils, pour envoyer des informations à sa maison-mère en Chine. Une information que Wiko a finalement confirmée sur son site fin novembre : « Les données collectées par le système STS sont des données d’ordre technique, notamment le numéro IMEI, le numéro de série, le nom du modèle du téléphone, et la version du système d’exploitation Android ». Par ailleurs, ces données sont transmises tous les mois à la maison-mère, Tinno.

Si Wiko considère qu’il ne s’agit pas de données personnelles, et donc qu’elles ne doivent faire l’objet d’aucune déclaration à la CNIL, le constructeur a cependant fait marche arrière. Il a annoncé travailler sur une nouvelle version qui ne collecterait ces informations que lors du premier allumage du smartphone et non plus tous les mois, mais ne compte toujours pas demander de consentement éclairé à ses utilisateurs. 

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Les consoles 4K

Si la Xbox One S lit les Blu-ray Ultra HD, c’est bien la PS4 Pro qui est la première console à proposer des jeux en définition Ultra HD.

Sortie à l’automne 2016, elle s’adapte à toutes les branches de ses consommateurs en proposant de jouer soit en 4K HDR à 30 images par seconde (fps), soit d’améliorer les performances en passant à 60 fps en Full HD. Un choix assez limité en réalité vu le peu de jeux optimisés pour la 4K.

Même constat du côté de Microsoft. Sa Xbox One X, fraîchement sortie, compte moins de 150 jeux qui ont été retravaillés pour être compatibles 4K. C’est moins que chez Sony qui en propose désormais 225. Néanmoins, la One X offre aux joueurs de la 4K à 60 fps.

Malgré tout, le marché du jeu 4K est encore balbutiant, un an après la sortie de la première machine compatible. Il est sans doute encore trop tôt pour s’équiper maintenant. Autant économiser la différence de prix entre une One S et une One X ou une PS4 Slim et une PS4 Pro pour s’acheter quelques jeux.

>>> Xbox One S vs Xbox One X : quelle console faut-il acheter ?

>>> PS4 Slim vs PS4 Pro : quelle console choisir chez Sony ?