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Les plus belles erreurs technologiques dans les films

Image 1 : Les plus belles erreurs technologiques dans les films

Erreurs de programmation

Regarder quelqu’un pianoter à l’ordinateur ce n’est pas très intéressant. Les producteurs l’ont bien compris et ont décidé de donner une touche de théâtralité pour rendre la chose attrayante. Quitte à en faire trop.

Voici un scénario typiquement hollywoodien : un hacker essaie de pirater le système. Un message en rouge apparait en grand sur l’écran : ACCES REFUSE. Et puis soudain ça marche, cette fois les lettres vertes affichent : ACCES AUTORISE. On voit ce travers notamment dans Jurassic Park, lorsque les personnages veulent entrer dans le système. Ou encore dans Le journal de Bridget Jones où les emails apparaissent sur l’écran du destinataire, au fur et à mesure qu’ils sont rédigés, lettre par lettre. La réalité, est évidemment légèrement différente et aucun système informatique ne vous félicitera d’avoir violé son accès.

Image 2 : Les plus belles erreurs technologiques dans les films

Des caméras aux pouvoirs extraordinaires

Les caméras de surveillance au cinéma sont pleines de ressources. Prenons le film Ennemi d’Etat par exemple. A partir d’une séquence fixe, les personnages parviennent non seulement à faire un zoom du sac avec une image relativement nette, mais aussi à voir ce qu’il y a à l’intérieur. De plus, les héros ordonnent à l’ordinateur d’exécuter une « rotation de 75 degrés à la verticale » afin d’avoir une vision de la scène à partir d’un autre angle… Etonnant qu’une simple caméra parvienne à saisir tous les points de vue au même moment.

Image 3 : Les plus belles erreurs technologiques dans les films

Des bases de données munies d’incroyables interfaces

Tous ceux qui ont travaillé un jour avec des bases de données savent à quel point les interfaces sont difficiles à manier, et leur utilisation, loin d’être agréable. Mais à la télévision et au cinéma, elles sont d’une clarté et d’une simplicité telle, qu’au bout de 10 secondes à peine, le résultat de la recherche apparaît en grand sur l’écran. Quelles que soient les preuves dont dispose la police scientifique, il est possible de retrouver le suspect grâce à la taille de ses chaussures ! En réalité, le processus est évidemment plus long et il existe plusieurs programmes et serveurs sur lesquels effectuer les recherches.

Image 4 : Les plus belles erreurs technologiques dans les films

Des ordinateurs bruyants

A la télé et au cinéma les ordinateurs font du bruit. Lorsque quelqu’un est traqué par GPS et qu’il se déplace, un « bip » avertit les observateurs. A chaque fois qu’une recherche est lancée ou qu’un graphique apparaît, une série de « bip » l’accompagne. En réalité, aucun ordinateur ne produit ce type de son depuis l’époque des jeux-vidéo sous DOS, et à part les bruits du ventilateur et du disque dur, ils sont relativement silencieux. Les exemples les plus significatifs restent Ziggy, l’ordinateur de Al dans Code Quantum et KITT dans le retour de K2000.

Image 5 : Les plus belles erreurs technologiques dans les films

Le son dans l’Espace

L’explosion de l’Etoile de la Mort a fait beaucoup de bruit… dans tous les sens du terme. Hollywood a dû détourner les lois de la physique pour rendre cela possible car il n’y a aucun bruit dans l’Espace. Le son est une vague, les molécules d’air propageant le son (le liquide et le solide propagent les vagues de son également). Dans le vide de l’Espace, il n’y a pas de molécules pour les diffuser, on ne peut donc rien entendre.

Presque tous les films ne respectent pas la règle. Dans Star Wars, le film contient deux explosions de l’Etoile de la Mort. (Petite remarque : le son que produisent les chasseurs TIE dans Star Wars est un mélange de barrissement et du bruit d’une voiture roulant sur route mouillée). Toutefois, dans Battlestar Galactica le son est étouffé, ce qui sauve un peu la mise.

Image 6 : Les plus belles erreurs technologiques dans les films

Fusion : erreur sur les nombres premiers

Une petite leçon de mathématiques s’impose. Certains réalisateurs devraient réviser quelques notions comme par exemple les nombres premiers. Un nombre premier est un entier naturel qui admet deux diviseurs distincts entiers et positifs. Le héros du film Fusion (the Core) doit entrer les nombres premiers pour accéder au message de son ami. Le voici qui tape 1, 2, 3, 5, 7, 13, etc. Mais malheureusement 1 n’est pas un nombre premier puisqu’il n’a qu’un seul diviseur.

Image 7 : Les plus belles erreurs technologiques dans les films

Des explosions spectaculaires

Des flaques d’essence qui prennent feu, encore un lieu commun que l’on voit souvent dans les films d’action. Le héros tire une dernière bouffée de cigarette puis la jette dans la flaque. Immédiatement, l’essence prend feu. Prenez par exemple la dernière saison de Breaking Bad : Walt fait tomber une cigarette dans une traînée d’essence pour faire exploser une voiture.

Un groupe de personnes a décidé de tenter l’expérience. Ils ont versé de l’essence dans un moule à gâteau, et y ont jeté une cigarette. Celle-ci a absorbé le liquide puis s’est éteinte petit à petit. Même après avoir ajouté de l’essuie-tout et éventé les flammes, toujours pas d’explosion. Après 200 tentatives environ, ils ont finalement baissé les bras.

Image 8 : Les plus belles erreurs technologiques dans les films

L’artéfact magnétique dans Indiana Jones

Dans le film Indiana Jones, le Royaume du Crâne de Cristal, notre héros a une idée de génie : afin de trouver dans quel conteneur se trouve l’artéfact aimanté, il décide de lancer des cartouches de fusil en plomb. Les balles se dirigent instantanément vers le conteneur, attirées par la puissance magnétique de l’aimant. Malheureusement, les aimants n’attirent pas le plomb, au même titre que l’argent ou l’aluminium. Il aurait fallu que les munitions soient majoritairement constituées de fer, de cobalt ou de nickel pour que cela soit possible.

Image 9 : Les plus belles erreurs technologiques dans les films

La glace plus dense que l’eau ?

Voici une erreur qui ne passe pas inaperçue. Dans GI Joe, Zartan décide de détruire la base sous-marine de M.A.R.S. Pour cela, il fait exploser la banquise : d’énormes blocs de glace tombent alors sur la station. Le problème, c’est que la glace n’est pas censée couler ! Premièrement, la glace est moins dense que l’eau et deuxièmement, selon la poussée d’Archimède, « Tout corps plongé dans un liquide subit une poussée verticale de bas en haut égale au poids du liquide déplacé ».

Image 10 : Les plus belles erreurs technologiques dans les films

Interopérabilité

Vers la fin du film Independance Day, la Terre est en train de perdre face aux extraterrestres. Mais il reste une solution : injecter un virus dans le système du vaisseau mère. Quelques minutes plus tard la guerre est finie. Oui mais voilà, les virus créés pour les PC ne sont pas applicables aux Macs, et encore moins aux systèmes informatiques binaires ou ternaires. Même si le petit génie à l’origine du sauvetage de la planète avait pu créer un tel virus, il n’aurait pas pu le transmettre avec une telle facilité.

Image 11 : Les plus belles erreurs technologiques dans les films

La taille de la police de caractères

Outre la police gigantesque utilisée pour « Accès refusé », dans les films, la majorité des écrans présentent des textes clairs aux lettres énormes. Qu’elles proviennent d’un écran d’ordinateur, de télévision ou de téléphone, les interfaces s’avèrent peu réalistes puisqu’en réalité, les utilisateurs souffrent souvent de la petite taille des textes affichés. Toutefois, il s’agit là d’une adaptation pour les besoins du film car bien évidemment, les spectateurs ne verraient rien avec une police réaliste.

Image 12 : Les plus belles erreurs technologiques dans les films

De l’atmosphère sur la Lune ?

Encore une erreur physique aperçue dans Independance Day. A l’approche du vaisseau extraterrestre, on peut noter que la terre tremble et que la poussière s’envole. Étant donné que la lune est privée d’atmosphère, ce phénomène est techniquement impossible. L’atterrissage d’un vaisseau ne provoquerait pas de telles vibrations puisque la surface est majoritairement et la plupart du temps entourée par le vide (sauf lorsqu’il y a libération de gaz).

Image 13 : Les plus belles erreurs technologiques dans les films

Langage informatique

Dans le film Jurassic Park, une adolescente de douze ans doit utiliser le système de sécurité du parc pour éviter que tout le monde ne soit mangé par les dinosaures. Elle se dirige vers l’ordinateur et murmure ces mots désormais célèbres « It’s a Unix system. I know this » et parvient à arranger la situation – pour un temps. Si on met de côté la probabilité qu’une adolescente de douze ans connaisse Unix, le simple fait de connaître Unix ne suffit pas à pouvoir utiliser immédiatement une application qui tourne sur le système. Admettons qu’elle utilise vi sur le système de sécurité. Celui-ci aurait requis un certain temps d’apprentissage – un temps relativement long s’il est bâti sur Unix, qui ne permet pas de passer facilement d’une application à une autre.