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Les plus gros flops high-tech de 2010

1 : Google Buzz 2 : Carte Musique Jeune 4 : Google TV 5 : Téléviseurs 3D 6 : Bada 7 : Nexus One

Apple Ping

Image 1 : Les plus gros flops high-tech de 2010Steve Jobs au lancement de PingSteve Jobs espérait que Ping devienne la star des réseaux sociaux musicaux. Il se targuait même lors de son lancement le 1er septembre dernier qu’iTunes était « la première communauté musicale au monde » avec « plus de 160 millions d’utilisateurs dans 23 pays ».

Intégré au sein du couteau suisse musical d’Apple, Ping permet de suivre l’actualité musicale d’artistes et d’amis comme des opinions ou des réflexions sur ses chansons préférées. Le principe est bon et le potentiel d’utilisateurs immense. Ce que Steve Jobs n’avait pas prévu c’est que la mayonnaise ne prenne pas. Apple revendiquait 48 heures après son lancement plus d’un million d’inscrits (1,6 % des utilisateurs). Mais depuis bientôt quatre mois, la société refuse de communiquer une mise à jour de ces chiffres. Culte du secret ou essoufflement des inscriptions ?

Toujours est-il qu’il est bien difficile de trouver sa place entre deux réseaux sociaux déjà bien implantés (Facebook et Twitter) et un autre qui pèse désormais moins, mais reste très présent dans l’univers musical (MySpace). Alors que Steve Jobs annonçait une fonction Facebook Connect lors de la présentation de Ping (que nous avions pu constater lors des démonstrations presse du produit à Londres), celle-ci avait mystérieusement disparu dès le lendemain et la mise à disponibilité d’iTunes 10. Il faudra attendre mi-novembre pour que Ping supporte le partage via Twitter, lui enfin donnant plus de visibilité.

Des améliorations par petites touches

Depuis, Apple améliore son service : possibilité d’utiliser des URL courtes pour gagner de la place dans ses tweets ou partage de playlists pour personnaliser encore plus ses goûts. Mais le support de Facebook manque toujours cruellement à ce réseau qui semble ainsi trop refermé sur lui-même et qui peine aussi à séduire les artistes (seuls 2000 d’entre eux auraient des comptes officiels).

Mais les retards techniques n’expliquent pas seulement cet accueil mitigé. C’est la finalité même de Ping (vendre de la musique) qui ajoute un côté mercantile souvent mal perçu. Une fois lu l’avis d’un des ses amis sur un contenu, on ne peut rien faire d’autre qu’en écouter un extrait (frustrant) ou acheter le titre. Et si la vraie fonctionnalité qui pourrait sauver Ping était enfin l’intégration de la diffusion intégrale de titres en streaming héritée du rachat de Lala ?

Sommaire :

  1. Google Buzz
  2. Carte Musique Jeune
  3. Apple Ping
  4. Google TV
  5. Téléviseurs 3D
  6. Bada
  7. Nexus One