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Les premiers Hommes avaient un cerveau proche du singe en débutant leur migration

Les premiers humains avaient encore un cerveau de singe, selon une nouvelle étude. Celle-ci dévoile que les humains modernes ont évolué pour avoir nos organes de pensée « avancés » relativement récemment, entre 1,7 million et 1,5 million d’années.

Pendant des décennies, les scientifiques ont pensé que l’organisation moderne des structures cérébrales, semblable à celle de l’homme, avait évolué peu après l’apparition de la lignée humaine Homo, il y a environ 2,8 millions d’années.

Crâne des premiers Hommes - M. Ponce de Leon et Ch. Zollikofer, Université de Zurich
Crâne des premiers Hommes – Crédit : M. Ponce de Leon et Ch. Zollikofer, Université de Zurich

Ce qui distingue le plus l’homme moderne de ses plus proches parents vivants, les grands singes, est très probablement son cerveau. Une nouvelle analyse de cinq crânes suggère que notre genre, Homo, a développé un langage complexe et une fabrication avancée d’outils des centaines de milliers d’années plus tard qu’on ne le pensait auparavant.

Le cerveau tel que nous le connaissons pourrait s’être développé il y a seulement 1,5 million d’années, alors que les premiers humains avaient déjà commencé à marcher sur deux pieds et avaient même commencé à se disperser hors d’Afrique.

La découverte remet en cause nos connaissances sur l’évolution

Les fossiles étudiés, vieux de 1,77 à 1,85 million d’années, proviennent du site archéologique de Dmanisi, dans l’actuelle Géorgie. Ils ont été comparés à des ossements d’Afrique et d’Asie du Sud-Est vieux d’environ 2 millions à 70 000 ans. Les scientifiques ont découvert que les cerveaux présents en Géorgie ne s’étaient pas encore développés, ce qui signifie que les premiers humains ont migré avec un cerveau semblable à celui d’un singe.

Outre sa taille, le cerveau humain diffère de celui des grands singes, notamment par la localisation et l’organisation des différentes régions cérébrales. « Les caractéristiques typiques de l’homme sont principalement les régions du lobe frontal qui sont responsables de la planification et de l’exécution de schémas complexes de pensée et d’action, et finalement aussi du langage. », note la première auteure de l’étude, Marcia Ponce de León.

Par conséquent, nous savons désormais que la complexité cognitive humaine n’a pas été nécessaire pour que nous quittions l’Afrique, en parcourant quelque 6 000 kilomètres de l’Afrique subsaharienne à la Géorgie.

Source : gizmodo