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Les selfies encourageraient la dysmorphophobie

Un article publié par designboom nous présente l’œuvre d’un photographe nommé Rankin. Dans son œuvre, appelée Selfie Harm, l’artiste dénonce la dictature de l’image qu’imposent peu à peu les réseaux sociaux, et les effets pervers que cela entraîne sur l’image de soi des utilisateurs, les plus jeunes en particulier.

Le concept de « Selfie Harm » est on ne peut plus simple. Rankin a photographié des adolescents âgés de 13 à 19 ans. Il leur a ensuite accordé quelques minutes pour retoucher leur portrait à l’aide de filtres et divers outils disponibles dans des applications telles que SnapChat. Sans surprise, les résultats ressemblent aux photographies publiées par les célébrités et autres influenceurs du Web. Les peaux sont toujours plus lisses et plus claires, les yeux sont impossiblement grands, et de manière générale, les modèles ont fait en sorte de paraître plus beaux.

Rien de mal à cela, si ce n’est qu’insidieusement, la beauté évolue vers des normes inatteignables pour le commun des mortels, ce qui créé de plus en plus d’adolescents obsédés par leur physique, qui ne se voient plus tels qu’ils sont et cherchent la perfection à travers des photos retouchées sur Instagram, par exemple. Cette maladie est appelée dysmorphophobie. « Selfie Harm » fait partie d’un corpus plus grand appelé « Visual Diet ». Ce dernier est coordonné par une agence de communication dont l’objectif est de démontrer l’influence des images sur notre santé mentale. Comme ils l’affirment sur leur site, « on nous bombarde tous les jours de milliers d’images […], l’objectif est donc d’empêcher d’ingérer des images surproduites et nocives pour le corps et l’esprit ».