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Les tops et les flops du CES 2014

Image 1 : Les tops et les flops du CES 2014

CES 2014, le bilan

Le Consumer Electronics Show est LA grande messe des nouvelles technologies qui se tient tous les ans à Las Vegas. Si le CES 2013 n’a pas marqué les annales, l’édition 2014 a vu émerger plusieurs tendances majeures qui en font l’une des éditions les plus excitantes depuis quelque temps.

La surabondance des bracelets connectés, le nombre important d’entreprises françaises présentes sur le salon, l’arrivée remarquée des puissants constructeurs automobiles ou encore la déferlante de télévisions 4K, OLED ou encore incurvées ont de quoi occuper les esprits pour un bon moment.

Voici les quinze éléments marquants à retenir du Consumer Electronics Show 2014.

Pour retrouver toute l’actualité du salon high-tech, rien de mieux que notre page spéciale CES 2014

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La grande tendance : les bracelets connectés

Les CES 2014 aura surtout été marqué par l’explosion des gadgets connectés. Et a fortiori des bracelets. Qu’on se le dise, Jawbone, Fitbit ou Nike ne sont plus les seuls à s’intéresser à la mesure de vos performances physiques. En quelques heures, ce sont pas moins de dix bracelets connectés qui ont été annoncés. Garmin, Razer, Archos, Epson, LG ou encore Sony ont pris en marche le train du « quantified self ».

En 2014, il faudra donc compter sur les acteurs classiques de l’industrie high-tech dans la mesure de l’activité physique. La guerre est déclarée et le choix pour l’utilisateur, s’annonce cornélien. 

Lire : LifeBand touch : le bracelet connecté de LG

Lire : Sony lance SmartBand, son bracelet connecté

Lire : Vivofit, le bracelet connecté de Garmin à écran E-Ink

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L’affrontement : les TV nouvelle génération

Au CES de Las Vegas, le téléviseur est roi. Et en année de Coupe de monde de football l’adage se vérifie un peu plus. Les acteurs majeurs du marché des TV se sont donc écharpés à coup d’OLED, de 4K, d’écrans incurvés mais surtout d’Ultra HD.

L’Ultra HD est sans contestation possible la tendance forte de cette année. La définition 3840 x 2160 est présente sur toutes les nouvelles gammes de l’année. Pour des diagonales d’écran qui vont de 49 à 105 pouces. Et la bonne nouvelle c’est que les prix devraient baisser. Ainsi deux des principaux acteurs du marché nous ont confié vouloir proposer des TV Ultra HD à moins de 1 000€ pour Noël 2014.

Lire : Ultra HD (4K) : tout savoir sur le nouveau format haute définition

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Le fail du CES : Michael Bay

Certaines années l’élection du plus gros raté du CES donne lieu à d’intenses débats entre les journalistes présents sur place. Mais l’édition 2014 a ceci de particulier que le fail du salon fait presque l’unanimité. Il a eu lieu en pleine conférence de presse Samsung. Invité pour parler des TV incurvées et du plaisir qu’elles procuraient lorsqu’on y regardait son film « Transformers », le réalisateur Michael Bay a bogué.

Le roi du travelling explosif, trahi par son prompteur, n’a pas su aligner deux phrases pour faire la promo de l’écran coréen. Pire, il a quitté la scène la tête basse laissant le présentateur improviser sur les performances du 105 pouces incurvé.

Michael Bay a tenté, par la suite, d’expliquer son geste sur son blog dans un billet qui concentre un nombre étonnant de commentaires moqueurs ou empathiques. Quoiqu’il en soit, le réalisateur aura bien des occasions de se rattraper puisqu’un partenariat lie Samsung à la licence « Transformers » pour l’année à venir.

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Le moment fou : Doc Brown arrive au CES en DeLorean

Il est coutume de dire que les meilleurs moments sont souvent les plus inattendus. L’arrivée surprise de Doc Brown à bord de la DeLorean peut donc être décrit comme l’un des meilleurs moments du CES 2014. Il faut dire que l’on touche ici à une véritable icône, la trilogie Retour vers le Futur, dont le premier épisode est sorti en 1985.

Les films de Robert Zemeckis ont offert à la voiture américaine un énorme vent de sympathie alors même qu’elle aura été un véritable fiasco commercial. Mais qu’importe puisqu’elle agit, comme elle se doit, comme une machine à remonter le temps avec laquelle Christopher Lloyd s’amuse à la guitare, la Gibson ES-345 que Marty McFly utilise dans le premier volet de la série pour interpréter Johnny B. Goode. Le tout, avec une paire de lunettes Google Glass sur le nez. Légendaire, on vous dit.

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Coup de cœur : le robot keecker

C’est un robot, il est français et c’est assurément l’un des produits les plus applaudis du CES. Keecker est le fruit de l’imagination d’un ancien de chez Google, Pierre Lebeau. Ce dérivé de R2D2 est une boule sur roues, sans fil, qui peut projeter sur n’importe quel mur ou plafond, les images de son choix. Fenêtre de chat, page web, ou film en HD, Keecker se déplace de pièce en pièce pour jouer au projectionniste là où on a besoin de ses services.

Le robot, présenté pour la première fois au CES sera commercialisé en fin d’année entre 4 000 et 5 000 dollars.

Lire : Keecker : un robot projectionniste pour la maison

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Notre top : Withings Aura

Dormir fait partie des quelques besoins de son corps, avec l’alimentation par exemple. Alors, autant s’occuper de cela avec un minimum d’attention. Certains bracelets connectés se proposaient d’analyser ses nuits, en détectant les phases de sommeil léger et profond. Si cela est une première information, elle n’aide finalement en rien ceux qui voudraient améliorer leurs conditions nocturnes.

Pour cela, il faut se tourner vers la dernière trouvaille de la firme française Withings, l’Aura. Ce dispositif constitué de deux appareils, l’un à placer sur sa table de chevet, l’autre sous ses draps, ne va pas seulement repérer les phases de sommeil. Il analyse la manière de dormir et détermine, le cas échéant, ce qui perturbe le dormeur. Un rythme idéal sera alors défini tandis que différents sons et couleurs viendront animer la nuit aux moments propices, à savoir l’endormissement et le réveil. Pour résumer, on tient là le marchand de sable high-tech.

Lire : Withings Aura, le marchant de sable high-tech

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Le plus appétissant : les bonbons imprimés en 3D

L’impression 3D n’était pas aux premières loges de ce CES, pourtant l’un de ses acteurs a réussi à tirer son épingle du jeu. 3D Systems a eu la très bonne idée de remplacer le consommable de ses imprimantes 3D. Adieu le plastique, bonjour le sucre. Résultat : des bonbons imprimés en 3D et totalement comestibles.

L’imprimante capable de cette prouesse, c’est ChefJet que 3D Systems compte bien commercialiser avant la fin de l’année. Attention aux dents !

Lire aussi : Miam ! des bonbons imprimés en 3D

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Le grand absent : le smartphone

Depuis plusieurs années, les constructeurs du monde des nouvelles technologies n’ont d’yeux que pour un type de produit : les smartphones. En quelques années, des centaines de téléphones différents se sont bousculés dans les boutiques, de toutes les formes et de toutes les tailles. La dernière mode est celle des phablettes, ces appareils à mi-chemin entre les tablettes et les smartphones.

Et pourtant, pour l’édition 2014 du CES, il faut bien admettre que c’est le calme plat en la matière. Quelques rares petites annonces ont été faites, essentiellement du côté des constructeurs chinois, mais rien de bouleversant ni même marquant. En a-t-on fini pour autant avec les téléphones ? Probablement pas. Il faut plus sûrement attendre le Mobile World Congress à Barcelone pour se mettre quelque chose sous la dent, puisqu’il s’agit du salon spécialisé en la matière.

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Le démonstration de force : Bendable TV Samsung

TV plate ou incurvée ? A l’heure où chacun semble vouloir faire la preuve de son savoir faire dans l’art de plier les écrans, Samsung a décidé de ne pas trancher le débat, ou plutôt de laisser l’utilisateur décider.

Son concept de Bendable TV est un écran qui peut s’incurver sur simple pression d’un bouton sur la télécommande. Les bords extérieurs de l’écran se replient alors de quelques degrés pour transformer l’écran plat en TV incurvée.

Techniquement très impressionnant, le concept est une véritable démonstration technologique qui pose toutefois une question : à quoi ça sert ?

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La grande première : Formula E

CES 2014 – Formula E, premiers tours de roues

Puisque le CES est devenu le nouveau rendez-vous à la mode du monde de l’automobile, le prochain championnat automobile n’aurait pas pu trouver un meilleur moment pour présenter les voitures qui y participeront. La Formule E, pour électrique, est une course propre qui opposera, à partir de septembre prochain, des voitures de course totalement électriques.

L’une d’entre elles, la Spark-Renault SRT_01E, a fait ses premiers tours de roue publiquement sur le Strip avant de faire quelques tours de parking. Ces machines de 270 chevaux sont capables d’atteindre 240 km/h et pourront évoluer dans des environnements urbains, puisqu’en plus de ne pas polluer, elles n’émettent pas de pollution. À quand une course dans les rues de Paris ?

[Vidéo] La Formule E roule pour la première fois au CES

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La French Touch : Fleur Pellerin au CES

Les invités de prestige se sont encore succédés au CES. Et cette année, entre le basketteur Shaquille O’Neal, le chanteur à tubes Pharell Williams et le « Doc » de retour vers le futur, Christopher Loyd, il y avait… Fleur Pellerin. Notre ministre déléguée à l’économie numérique avait fait le déplacement jusqu’à Las Vegas pour promouvoir la « French Tech ». Et pour cause, avec plus de 100 entreprises, la France est la première délégation européenne à la grande Mecque de la technologie.

En dehors de tout aspect de marketing politique, il convient d’admettre la bonne performance des français au CES 2014. Notamment dans le domaine de la robotique et du quantified Self. Des constructeurs tels Archos, Parrot, Withings, Netatmo ou encore Kolibree ont su prendre la vague des objets connectés.

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L’objet improbable : la brosse à dents Kolibree

Les objets connectés s’intéressent beaucoup à notre bien-être et à nos performances, mais avaient jusqu’ici évité de s’intéresser de plus près à certaines parties du corps en particulier. Plusieurs produits viennent briser cet état de fait durant le CES, comme le bracelet June qui mesure l’exposition aux rayons UV pour protéger la peau.

Mais l’objet le plus intrigant est sans conteste la brosse à dents connectée de Kolibree. En remplaçant un outil indispensable de notre quotidien, elle sait se faire discrète tout en apportant des informations importantes à l’hygiène buccale, à commencer par le temps de brossage. Accompagnée d’une application mobile, la brosse saura même convertir les plus jeunes aux bienfaits de l’opération grâce à des fonctions ludiques.

Lire : Kolibree, la brosse à dents connectée made in France

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L’autre tendance : l’audio multi room

L’audio multi-room n’est plus réservé aux seuls Sonos et Bose. Cette technique qui permet de contrôler la musique transmise dans toutes les pièces de la maison, via une application, a fait des petits. Des acteurs aussi importants que Samsung, LG ou encore Panasonic ont profité de ce CES pour annoncer leur propre système d’audio multi-room et viennent ainsi concurrencer les spécialistes du son.

L’avantage que ces constructeurs ont sur Bose et Sonos c’est de pouvoir intégrer le multi-room dans un écosystème plus large et ainsi l’étendre à la TV par exemple, grâce à un boitier dédié dans le cas de Samsung. Pour autant, sauront-ils rivaliser avec les spécialistes du son en matière de qualité sonore ?

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Les squatteurs du salon : les constructeurs automobiles

L’automobile est depuis plusieurs années propice au développement des nouvelles technologies. Entre environnement connecté à bord et moteurs électriques, les voitures sont aujourd’hui plus high-tech que bien des téléphones. Ce n’est donc pas une surprise que le CES 2014 ait vu arriver une armée de constructeurs.

Certains se sont alliés à Google pour intégrer Android aux systèmes multimédias, à l’image d’Audi, d’autres en ont profité pour faire essayer leurs dernières voitures électriques dans les rues de Las Vegas, en l’occurrence la BMW i3. Mais ce n’est pas tout, puisqu’on a pu découvrir un système d’éclairage à base de laser, une voiture « propre » qui fonctionne à hydrogène ou encore des systèmes de parkings totalement automatisés. Et quelque chose nous dit que ce n’est qu’un début.

Lire : Audi Sport Quattro Laserlight : des lasers dans les phares

Lire : Android dans les Audi et les Honda avant la fin de l’année

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Les outsiders : les drones d’intérieur de Parrot

D’abord réservé à un usage militaire, les drones glissent doucement dans le domaine du grand public grâce à certains produits qui les démocratisent massivement, tels que l’AR.Drone de Parrot. Lancé il y a de cela quatre ans, il s’avère être un véritable succès auprès des amateurs. Seulement, ils sont clairement destinés à un usage en extérieur alors qu’il existe une législation bien précise qui est souvent ignorée.

Les nouveaux drones de Parrot ne sont absolument pas exposés à ce problème puisqu’ils sont dédiés à l’intérieur des maisons et appartement. Le premier est une version miniature de l’AR.Drone, capable en plus de rouler sur les murs et les plafonds grâce à deux roues. Le second est un petit robot sauteur, capable d’atteindre plus de 80 centimètres de haut et à la vélocité certaine autant en ligne droite qu’en virage grâce à deux roues indépendantes. Ils sont encore à l’état de prototype, bien qu’attendus pour cette année.

Lire : Parrot présente deux nouveaux drones