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Les ventes de musique en perte de vitesse pour 2005

Comment vont nos majors en ce début d’année 2006 ?
Nous apprenions récemment que certaines majors voyaient d’un mauvais oeil l’idée bien de chez nous de licence globale, qui permet aux internautes, moyennant finance, de télécharger sur les réseaux Peer to Peer sans craindre de poursuites judiciaires.
Aujourd’hui, l’IFPI (International Federation of the Phonographic Industry) publie les chiffres de vente de musique (tous supports confondus) qui, malgré une énorme progression des ventes de musique en ligne, seraient encore et toujours en recul…

Vers une remise en cause de l’industrie musicale ?

Et c’est encore une fois le président du groupe EMI, notre cher ami Eric Nicoli, le même qui parlait lors du discours d’ouverture du Midem de Cannes à propos de cette même licence globale qui nuirait aux intérêts de la musique, qui prend la parole :
“Le piratage dans toutes ses formes a été le facteur majeur de cette tendance, mais pas le seul facteur. Il y a vingt ans, il n’y avait pas de téléphones portables, pas de lecteurs DVD, pas beaucoup de jeux pour ordinateurs. Dans certains autres domaines, comme les magazines, la cosmétique ou le prêt-à-porter, nous avons observé une explosion massive des choix et de l’accessibilité aux consommateurs. Aucune surprise, donc, si les ventes de musiques se voient entachées.”
Le constat est donc sévère, mais nous pouvons constater que pour la première fois depuis bien longtemps, les pirates ne sont plus considérés comme la seule cause des pertes de vitesse de l’industrie musicale (bien qu’ils soient toujours considérés comme la principale raison).
Il ajoute d’ailleurs une nouvelle qui fera bien parler d’elle, puisqu’il a fait part de son intention de revenir à la charge auprès d’Apple, qui avait refusé d’augmenter les prix de vente des musiques sur son iTunes Music Stores (vendues 0,99$).
Les majors voudraient en effet appliquer une politique de tarification variable selon les musiques proposées sur le service, ce qu’Apple a refusé, prétextant qu’un prix trop élevé conduirait les utilisateurs à se tourner vers les réseaux Peer to Peer…

Source : Afterdawn