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L’hydroxychloroquine (et la chloroquine) n’est pas le médicament miracle au coronavirus, selon une étude chinoise

Une nouvelle étude chinoise démontre que l’hydroxychloroquine n’est pas un remède miracle pour traiter les malades du COVID-19. L’OMS et les scientifiques prônent donc la prudence quant à l’emploi de ce médicament.

Une étude de l’université du Zhejiang en Chine révèle que l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le traitement du nouveau coronavirus reste encore à prouver. Le rapport des chercheurs chinois montre en effet que les patients traités avec ce médicament dans le cadre de l’étude ne se sont pas mieux remis de la maladie que ceux à qui il n’avait pas été administré.

Image 1 : L'hydroxychloroquine (et la chloroquine) n'est pas le médicament miracle au coronavirus, selon une étude chinoise
Crédit : Polina Tankilevitch/Pexels

Sur le groupe de 15 patients ayant reçu de l’hydroxychloroquine, 13 ont été testés négatifs au COVID-19 après une semaine de traitement. Du côté des patients n’ayant pas été traités avec ce médicament, 14 ont été testés négatifs après une durée similaire. Il est toutefois un peu tôt pour tirer des conclusions scientifiques de ces résultats, puisque l’échantillon de personnes testées reste très minime.

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Des études insuffisantes pour valider l’efficacité de l’hydroxychloroquine

En France, une étude similaire réalisée auprès d’un groupe de 30 patients également avait récemment donné espoir sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine. Utilisé avec l’azithromycine, un antibiotique, ce dérivé de la chloroquine semblait réduire les symptômes du COVID-19 et accélérer la guérison. À la lecture du rapport de cette étude, le président américain Donald Trump s’était empressé d’annoncer que ce médicament allait « changer la donne ».

Mais les experts du monde entier, ainsi que l’OMS, ont vite tempéré cet enthousiasme. Le nombre de tests effectués est encore trop faible, et la durée du traitement trop courte. Pour l’instant, aucune des deux études française et chinoise ne permettent d’affirmer que l’hydroxychloroquine est plus ou moins efficace qu’un autre médicament dans le traitement du COVID-19. En France, le Haut conseil de santé publique estime que les données sont pour l’instant insuffisantes pour permettre la prescription de ce médicament dans le traitement de la maladie. De multiples tests cliniques à plus grande échelle devront être menés.

En attendant, il faudra faire preuve de patience et de prudence. Aux États-Unis, un homme est décédé cette semaine après avoir tenté de se soigner avec du phosphate de chloroquine, un produit utilisé pour nettoyer l’eau des aquariums.

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Source : Sciences et Avenir