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L’idée ingénieuse de la police québécoise pour sécuriser les transactions

Après s’être entendus sur un site de vente entre particuliers, certains usagers se rencontrent en personne pour conclure la transaction. On ne sait toutefois jamais sur qui on va tomber. Au Québec, il existe désormais des zones sécurisées où il est possible d’organiser ces rencontres.

Image 1 : L'idée ingénieuse de la police québécoise pour sécuriser les transactions
Des zones d’échanges sécurisées © Twitter @SPVM

Sur Leboncoin ou les autres sites de vente entre particuliers, les utilisateurs peuvent se rencontrer pour conclure ou non une transaction. L’acheteur pourra alors examiner le produit visé. S’il est convaincu, il donnera la somme demandée et repartira avec sa nouvelle acquisition. Ce type de transaction est très courant quand les utilisateurs habitent dans la même zone géographique. Se pose toutefois la question des risques…

En effet, tout le monde n’est pas bien intentionné. Personne n’est à l’abri d’une mauvaise rencontre lors de laquelle le prétendu acheteur (ou vendeur) chercherait à vous détrousser. À Montréal, la police a mis en place un dispositif ingénieux : des zones d’échanges sécurisées destinées aux personnes qui finalisent leurs transactions en ligne de visu. Il s’agit d’espaces surveillés constamment par des caméras. De quoi brider les intentions malveillantes d’un éventuel voleur ou agresseur.

Des zones sûres pour achever les transactions débutées en ligne

« Les sites de vente en ligne comme Kijiji sont très populaires mais il peut arriver malheureusement que des gens soient victimes d’un vol, d’une fraude ou même d’une agression par des personnes mal-intentionnées », souligne la policière qui fait la promotion des 11 zones sécurisées disponibles dans la métropole.

Si certains applaudissent l’initiative, d’autres craignent toutefois que les vidéos soient utilisées par l’administration fiscale contre les usagers. « Je veux pas que l’État revienne contre moi fiscalement pour des taxes sur un toaster a 20$ pour me dire que j’ai fait du commerce illégal », pointe une internaute sous la publication de la police. On ose espérer que cela n’est pas le but de la démarche…

Comme le relate le média local Le Soleil, plusieurs municipalités québécoises ont déjà déployé un tel dispositif pour les transactions entamées en ligne mais aussi pour les échanges d’enfants en garde alternée. Néanmoins, ces zones ne seraient pas très fréquentées, souligne un document municipal relayé par nos confrères.