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L’Inde reconnait finalement que sa sonde lunaire s’est crashée

Sa première mission spatiale d’envergure ne s’était pas passée comme prévu. Malgré tout l’Inde n’avait pas admis que son alunisseur ait pu se crasher. C’est aujourd’hui chose faite, 2 mois après sa dernière communication.

La mission Chandrayaan-2 était vue comme la reconnaissance de l’ingénierie indienne et de sa place dans le monde de l’industrie spatiale. Pourtant, la phase d’alunissage a connu des soucis qui ont rendu à néant tous les efforts déployés.

Image 1 : L’Inde reconnait finalement que sa sonde lunaire s’est crashée

L’agence spatiale indienne, l’ISRO, avait fait décoller le 22 juillet une fusée GLSV Mk III du centre spatial Satish-Dhawan. À son bord, la sonde Chandrayaan-2 qui devait larguer l’alunisseur Vikram permettant au rover Pragyan d’explorer la surface lunaire. Tout s’est passé comme prévu jusqu’au 6 septembre quand l’alunisseur, alors dans sa phase de descente, a cessé toute communication à 2 km du sol.

L’ISRO a passé des mois à chercher à comprendre ce qui avait pu se passer et a cherché à reprendre contact avec l’alunisseur ou le rover. En vain. La NASA a même offert son aide en cherchant des traces d’un crash, vainement là encore. Le gouvernement indien est récemment sorti de son silence pour finalement reconnaitre la perte de l’engin après que la question a été apportée par des hommes politiques.

98% de réussite malgré tout

« Durant la seconde phase de descente, la diminution de la vitesse a été supérieure aux prévisions. À cause de cette déviation, les conditions initiales au début de la phase finale de freinage étaient au-delà des paramètres choisis » a donc déclaré Jitendra Singh, ministre d’État en charge des questions spatiales. « Cela a résulté dans un alunissage violent de Vikram a 500 mètres de l’endroit prévu ».

Il n’est pas encore clair si ce crash provient d’une défaillance du système de freinage ou de guidage, d’une erreur de paramétrage ou de calcul. Quoi qu’il en soit, le gouvernement indien continue de mettre en avant les 98 % de réussite de la mission. Il faudra espéré que la même chose n’arrive pas à l’alunisseur présenté hier par la NASA ou celui de Blue Origin destiné à transporter des astronautes sur la Lune.

Source : BGR