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Londres : la police utilise désormais la reconnaissance faciale

Comme la police de plusieurs villes chinoises, Londres a décidé de mettre en place un système de caméras pour identifier des personnes recherchées.

Image 1 : Londres : la police utilise désormais la reconnaissance faciale

Londres a décidé de suivre l’exemple chinois. En effet, le service de police métropolitain a annoncé que la technologie de reconnaissance faciale directe (LFR) sera déployée dans des quartiers spécifiques. C’est la première fois que ces caméras seront opérationnelles dans les rues de la capitale britannique. La police a indiqué que l’utilisation de cette technologie sera déployée dans des lieux spécifiques pour « aider à lutter contre la grande criminalité, les abus sexuels, les crimes avec arme à feu et la protection des personnes vulnérables ». 

Si cette nouvelle fait autant de bruit, c’est parce que l’Union Européenne envisage parallèlement d’interdire la reconnaissance faciale dans les lieux publics. En effet, les défenseurs des droits s’inquiètent depuis longtemps des conséquences que cela pourrait avoir sur la vie privée des londoniens. Il existe un véritable risque, comme nous l’indique la récente polémique créée par Clearview AI

Un outil comme un autre

La police souhaite rassurer les habitants en leur expliquant qu’il s’agit simplement d’un outil, afin de retrouver plus rapidement un délinquant. Par ailleurs, les zones concernées seront signalées par des panneaux avertissant de la présence de caméras. Enfin, le LFR agira comme un système autonome, et ne sera pas relié à la vidéosurveillance. La police explique qu’elle doit assurer une protection maximale pour les habitants, de la manière la plus objective possible. 

C’est assez ironique quand on sait que les systèmes de reconnaissance faciale sont prédisposés à des préjugés raciaux, à cause de l’apprentissage biaisé des algorithmes d’intelligence artificielle. Un des risques majeurs est de voir la reconnaissance faciale nuire aux groupes déjà soumis aux discriminations. 

San Francisco veut bannir la reconnaissance faciale 

En réaction, l’association Liberty a lancé une pétition pour le retrait de ces caméras. Celle ci a déjà recueilli 21,000 signatures. Enfin le professeur émérite de droit de l’Université UCL Michael Veale a déclaré que la reconnaissance faciale allait à l’encontre du RGPD, le règlement général de la protection des données, voté en 2019 par l’Union européenne. 

Source : TechCrunch