Accueil » Actualité » Mauvaise autonomie ? Les smartphones feront bientôt mieux grâce aux nanochains

Mauvaise autonomie ? Les smartphones feront bientôt mieux grâce aux nanochains

L’autonomie est un point crucial à chaque fois qu’un nouveau smartphone est annoncé : « Me permettra-t-il de tenir confortablement une journée ? » Cette question ne sera bientôt plus pertinente grâce au nanochains.

Image 1 : Mauvaise autonomie ? Les smartphones feront bientôt mieux grâce aux nanochains

Régulièrement une nouveauté « révolutionnaire » est annoncée par des chercheurs concernant un nouveau type de batterie permettant une autonomie 10, 20 ou 100 fois supérieure aux standards actuels. Cette fois, les chercheurs de l’université Purdue ne promettent que de doubler l’autonomie. Ce serait déjà une petite révolution.

Vers une durée de vie doublée

L’autonomie actuelle des batteries de smartphones notamment, mais aussi des ordinateurs portables, et même des véhicules électriques dépend de la quantité d’ions lithium stockée dans l’anode, l’électrode négative de la batterie. Lorsque tous les ions en ont disparu, celle-ci n’est plus capable de produire de l’électricité, et l’appareil arrête de fonctionner. Les produits actuels qui seraient plus efficaces que le graphite, sont trop lourds ou ne peuvent pas facilement être mis en forme.

Mais les chercheurs de l’université américaine Purdue ont découvert un nouveau moyen de restructurer ces matériaux pour en faire une électrode avec une forme nouvelle. Ce design permettrait d’augmenter la durée de vie tout en réduisant la durée de charge et en la rendant plus stable. L’étude publiée, dans le journal Applied Nano Materials, met en avant une structure en grille, appelée « nanochain ». Elle est constituée d’antimoine, un métalloïde déjà connu pour augmenter la charge des ions lithium dans les batteries.

Les chercheurs ont comparé les performances des électrodes en nanochains à celles des électrodes en graphite. Avec une charge de seulement 30 minutes, leur autonomie est deux fois supérieure à celle des batteries traditionnelles. D’autres procédés permettent d’arriver au même résultat que les nanochains, par exemple les batteries en composite carbone-métal, mais l’expansion du matériau rend l’utilisation instable et potentiellement dangereuse. L’expansion de l’antimoine est contenue par les espaces dans sa structure obtenue grâce à un mélange ammoniac-norane. Pour l’instant testée seulement dans des batteries cylindriques, la prochaine étape sera la fabrication de cellules souples.