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#MeToo : les femmes du jeu vidéo dénoncent à leur tour

Après Hollywood, plusieurs grands noms de l’industrie vidéoludique sont visés par des accusations d’harcèlement sexuel, voire de viol.

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Il a composé les bandes originales des jeux Skyrim, Guild Wars ou encore Neverwinter Nights. Mais depuis lundi, c’est une toute autre mélodie qui résonne pour Jérémy Soule : celle des notifications Twitter faisant allusion aux abus sexuels qu’il aurait commis. Ses comptes sociaux sont d’ailleurs désactivés depuis.

Ceux de Nathalie Lawhead, son accusatrice, sont toujours ouverts et collectionnent insultes comme soutiens. Conceptrice de jeux indé (Tetrageddon, EIGTBOK), elle a démarré sa carrière aux côtés de Soule. Une expérience qui aurait tourné au cauchemar, les conseils avisés de son tuteur se transformant progressivement en remarques déplacées et avances. Avant le viol.

Les faits remonteraient à 2008, mais le compositeur aurait récidivé depuis. Ainsi, Aeralie Brighton, doubleuse entre autres pour Minecraft et Ori and the Blind Forest, déclare avoir été l’une de ses victimes elle-même, six ans après Lawhead.

Manipulations et chantage professionnel

Depuis ces confessions, la parole semble s’être libérée pour un certain nombre de femmes évoluant dans le secteur du jeu vidéo. Parmi elles, on trouve des développeuses comme Zoë Quinn ou Adelaïde Gardner qui confessent, également par tweets, avoir subi des abus, mais aussi des campagnes diffamatoires orchestrées par leurs pairs.

Des accusations qui auraient freiné leur évolution professionnelle. Plus récemment, l’attachée presse de SEGA s’est plainte du comportement agressif d’un journaliste jeu vidéo pendant la Gamescom.

Le début d’un #MeToo dans l’industrie la plus prolifique du divertissement ?