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Minimum Solaire : nous entrons dans une phase d’endormissement du Soleil

L’activité du soleil marque un ralentissement qui devrait se poursuivre pendant une trentaine d’années. Les cycles stellaires montrent des minimums solaires de plus en plus faibles qui auront des conséquences sur le climat, sans pour autant le modifier significativement.

Le cycle de vie d’une étoile est désormais bien connu, et dépend principalement de sa taille. La masse et le rayonnement du Soleil indiquent qu’il se situe à environ la moitié de son espérance de vie. Durant les 5 milliards d’années à venir, notre étoile va progressivement grossir et se réchauffer pour devenir une géante rouge avant de terminer sa vie en naine blanche, puis en naine noire. À une échelle plus humaine, les astronomes observent également des cycles stellaires de 11,2 ans en moyenne. Durant cette période, l’activité solaire passe par un maximum solaire puis un minimum qu’on mesure en fonction de l’intensité de son champ magnétique et du nombre de taches à sa surface.

Image 1 : Minimum Solaire : nous entrons dans une phase d’endormissement du Soleil
Crédit : NASA/SDO

2019 et 2020 marquent la fin du 24e cycle ou le début du 25e. Durant ces deux années, la proportion de jours sans taches solaires a battu des records pour atteindre 76 %. Nous sommes entrés dans une phase de minimums solaires dits profonds, les plus faibles depuis 200 ans. Les chercheurs prévoient que cette tendance va probablement se poursuivre pendant les cycles suivants pour atteindre un minimum d’Eddy entre 2050 et 2070.

La NASA photographie un système de filaments de plasma à la surface du Soleil

Les conséquences d’un minimum solaire profond sur le climat

En marquant une modification de l’activité de notre étoile, les cycles solaires ont des conséquences directes sur le climat. Entre 1645 et 1715, le cycle solaire a observé des cycles particulièrement faibles qualifiés de minimum de Maunder. Le nombre de taches solaires était alors significativement plus faible qu’aujourd’hui, et s’est accompagné d’une baisse moyenne des températures d’un degré pour provoquer une mini-période glaciaire.

Bien qu’on se dirige vers un scénario similaire, inutile d’espérer que le phénomène viendra compenser le réchauffement climatique. Bien que le cycle du soleil au 17e siècle soit en partie responsable d’une baisse des températures, les chercheurs l’attribuent largement à une activité volcanique plus élevée à cette période.

Photo unique de notre Soleil avec le plus gros télescope du monde

Source : spaceweather.com