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NASA : Le retour de l’Homme sur la Lune pourrait prendre un an de retard

Le calendrier imposé par l’administration de Donald Trump pour le retour de l’Homme sur la Lune est visiblement trop serré. La NASA vient d’avertir que la mission Artemis pourrait être repoussée d’une année voire plus.

Image 1 : NASA : Le retour de l’Homme sur la Lune pourrait prendre un an de retard
Crédit : NASA / Boeing

La NASA avait pour objectif un retour de l’Homme sur la Lune à l’horizon 2028. Trop long avait jugé Donald Trump décidant d’une échéance à 2024 pour un premier alunissage et à 2028 pour l’établissement d’une base lunaire.

Un projet sans Gateway pour limiter les risques de retard

Il semble que le président américain ait été un peu optimiste en choisissant 2024 pour un retour de l’Homme sur la surface lunaire. C’est en tout cas ce que craint le responsable de l’exploration humaine à la NASA, Doug Loverro, qui prévient que le projet de station Gateway en orbite de la Lune pourrait être repoussé d’au moins un an, entrainant un retard global des missions lunaires. Dans les projets actuels de l’Agence Spatiale américaine, Gateway est un avant-poste pour l’exploration de la Lune, élément essentiel de la mission Artemis.

Une partie de ce retard est à imputer aux nombreux problèmes accumulés pendant la conception de Space Launch System, le lanceur développé par la NASA qui doit servir aux missions vers la Lune puis vers Mars. C’est en particulier Boeing qui est tenu responsable du retard et de l’augmentation des coûts de développement qui ont déjà plus que doublés et de lancement qui sont estimés à plus de 2 milliards de dollars par décollage. Le constructeur aéronautique s’est aussi vu imposé 61 modifications sur la captule Starliner.

Afin de maintenir les délais imposés, la NASA envisage maintenant de ne plus faire dépendre la mission Artemis de la mise en orbite de Gateway. Le projet était d’assembler l’alunisseur directement sur la station. Dorénavant, la NASA reprend une approche plus traditionnelle, similaire aux missions Apollo, faisant décoller une fusée directement à destination de la Lune. L’agence insiste toutefois sur le fait que la station Gateway n’est pas abandonnée, elle vient d’ailleurs de confirmer ses 2 premières missions scientifiques. Elle sera simplifiée afin de réorienter le budget vers l’alunisseur et de garantir son existence grâce à des partenariats commerciaux.

Source : SpaceNews