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NASA : Le Starliner de Boeing victime d’un second bug critique

La NASA révèle l’existence d’un second problème logiciel durant le vol d’essai de la navette CST-100 Starliner de Boeing. Corrigé in extremis avant la phase de descente, il aurait pu avoir des conséquences catastrophiques, notamment si la capsule avait été habitée.

Image 1 : NASA : Le Starliner de Boeing victime d’un second bug critique

Le programme Commercial Crew Dragon de la NASA qui vise à s’affranchir des Russes et de leur navette Soyouz est sur le point d’aboutir. Malgré un retard de près de deux ans, les capsules Crew Dragon de SpaceX et CST-100 Starliner de Boeing sont en phase finale d’homologation avant leur premier vol habité. À ce titre, la navette de Boeing s’est envolée le 20 décembre au sommet d’un lanceur Atlas V pour un premier vol en orbite, et un test d’arrimage à la station spatiale internationale.

Une mission en demi-teinte pour la NASA et Boeing. Un problème logiciel a causé un démarrage prématuré des moteurs de la navette qui a gaspillé son carburant. Le Starliner n’a pas pu corriger sa trajectoire, et la capsule n’est pas parvenue à s’arrimer à l’ISS. Seul point positif jusqu’à présent, le Starliner est rentré dans l’atmosphère et s’est posé sur Terre sans encombre.

Hier, l’Aerospace Safety Advisory Panel (ASAP) nous a appris que le retour aurait pu être « catastrophique ». La commission responsable de la sécurité a en effet révélé l’existence d’un second problème logiciel. Il a été détecté lorsque la capsule était encore en orbite, et a pu être corrigé in extremis, deux heures avant son retour. Son origine reste encore floue, mais il aurait causé le démarrage des propulseurs de la navette en phase de descente, et l’aurait rendu incontrôlable.

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La NASA s’inquiète des protocoles de test des logiciels du Starliner

Si le premier bug aurait été sans conséquence pour un équipage, le second est beaucoup plus sérieux. Paul Hill, membre de la commission ASAP, déclare que « la rigueur des processus de vérification de Boeing la préoccupe ». Elle a donc demandé à Boeing de revoir entièrement son processus d’intégration et de test des logiciels de vol. À l’issue de l’examen, la NASA doit décider si la navette effectuera un second vol d’essai, auquel cas il lui en coutera 410 millions de dollars supplémentaires.

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Source : SpaceNews