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On a (peut-être) découvert des indices de vie extraterrestre dans l’atmosphère de Vénus

Des scientifiques ont déclaré avoir détecté dans les nuages fortement acides de Vénus un gaz appelé phosphine. Celui-ci pourrait indiquer la présence de microbes sur la planète, un signe alléchant de vie potentielle au-delà de la Terre.

Attention toutefois, ce n’est pas une preuve incontestable de la vie. Il pourrait tout simplement résulter d’une chimie encore inconnue de l’atmosphère si particulière de Vénus.

Vénus - WikiImages / Pixabay
Crédit : Vénus – WikiImages / Pixabay

Le produit chimique qui a été découvert dans l’atmosphère de Vénus est le gaz phosphine (PH3). C’est une substance qui, sur Terre, provient principalement de bactéries anaérobies (ne respirant pas d’oxygène) ou d’une activité anthropogénique, c’est-à-dire qui résulte des activités humaines.

La détection de quantités suffisantes de phosphine dans l’atmosphère de Vénus serait une indication intrigante de la possibilité de découvrir de la vie dans les nuages d’acide sulfurique de Vénus, mais de nombreuses questions subsisteraient. Est-il possible que les chimistes planétaires n’aient pas découvert tous les moyens de produire de la phosphine sur Vénus en l’absence de vie ?

Mars a longtemps été considérée comme la meilleure candidate dans le système solaire au-delà de la Terre pour avoir accueilli la vie microbienne dans un passé lointain, comme le suggèrent les traces de méthane découvertes sur la planète rouge. Des chercheurs avaient également découvert ce qui ressemblait à un réservoir d’eau, et la NASA a peut-être déjà trouvé des traces de la vie sur Mars il y a 40 ans.

Les scientifiques ne crient pas victoire trop vite

La phosphine découverte sur Vénus ne signifie pas nécessairement que la vie est présente sur Vénus, ont écrit les auteurs. Ils ont évoqué la possibilité qu’il y ait de la vie, car les bactéries sont le seul moyen connu de fabriquer de la phosphine sur une planète. Mais il est tout aussi possible qu’un processus chimique jusqu’alors inconnu produise ce gaz.

« Il pourrait s’agir d’une photochimie [réactions chimiques qui nécessitent de la lumière] ou d’une géochimie inconnue, ou peut-être de la vie. », ont-ils déclaré. « Les informations manquent – par exemple, la photochimie des gouttelettes du nuage vénusien est presque totalement inconnue. ».

Source : nature astronomy