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On a testé Android 4.1 alias Jelly Bean

Image 1 : On a testé Android 4.1 alias Jelly Bean

Introduction

Nous vous présentions Android 4.0, alias Ice Cream Sandwich, il y a 4 mois à peine. Entre temps, la conférence Google I/O aura été l’occasion de lancer la nouvelle mise à jour du système d’exploitation Android. 


Tout comme ICS, Android 4.1, nom de code Jelly Bean, unifie la partie logicielle des tablettes et des téléphones. Les nouveautés que nous détaillerons ici s’appliqueront donc autant à un Galaxy Nexus qu’à une Galaxy Tab. Jelly Bean n’est pas une grande transformation, à l’image du bouleversement de ICS. On parlera plutôt d’une évolution importante et bénéfique à tous les niveaux.

Prévue pour mi-juillet, nous n’avons pas pu attendre et l’avons déjà installée sur un Galaxy Nexus. Alors, Jelly Bean, appétissant ? À table !

Image 2 : On a testé Android 4.1 alias Jelly Bean

L’interface

Les habitués de ICS ne seront pas trop perturbés. La charte graphique introduite dans ICS est respectée. Le logo de démarrage change, pour un X multi couleurs, typique de la gamme des Nexus. La nouveauté la plus évidente est l’aménagement des icônes sur les pages d’accueil. Lorsque l’on déplace un widget sur une home, celle-ci va déplacer automatiquement les éléments pour lui faire de la place. Toujours dans cet esprit, il est désormais possible de redimensionner certains widgets, tel que l’agenda. Pour l’instant, peu d’entres eux prennent en charge le dispositif (seulement ceux intégrés à ce jour). 


Par contre, les habitués du petit robot vont être déçus. Il disparait complètement, au profit d’une … dragée. Logique. Et le soucis du détail, les développeurs l’ont jusque dans l’Easter Egg connu dans ICS (appuyer à plusieurs reprises sur le numéro de version) ou l’icône de Debug USB: plus de droid, juste des Jelly Bean: cohérent et amusant.

Image 3 : On a testé Android 4.1 alias Jelly Bean

La commande vocale

À l’heure où Apple vante les mérites de son assistant virtuel Siri, que Samsung exhibe fièrement S-Voice et que Microsoft annonce sa solution maison, Google ne pouvait pas rester sans réaction. Et finalement, arriver le dernier a parfois du bon, puisqu’il a vraiment bien travaillé sur son logiciel de reconnaissance vocale. Il suffit de parler, de manière naturelle pour que le logiciel retranscrive à l’écrit les paroles avec une précision saisissante ! Pendant la présentation du système, lorsque que le téléphone à été intérrogé grâce à cette fonction, une réponse a été donné à l’aide de Google Knowledge.

Malheureusement, le système n’est pas encore actif en France. Demander qui est François Hollande ne lui fera pas donc pas deviner qu’il est l’actuel président Français. C’est assez frustrant, d’autant plus qu’en terme de retranscription, c’est de loin le système le plus abouti. À l’image de ses concurrents, les commandes sont enregistrées depuis le téléphone et traitées sur les serveurs de Google. Sauf que sous Jelly Bean, il est possible de se servir du service en Offline. Seul l’anglais est disponible dans ce cas de figure, mais d’autres langues devraient suivre.

Image 4 : On a testé Android 4.1 alias Jelly Bean

La réactivité

L’une des grandes nouveautés de Jelly Bean n’est pas vraiment une fonction. Cela s’appelle le Butter Project, un ensemble d’améliorations transparentes mais évidentes. La réactivité du système est assez bluffante. Ouvrir le menu des applications, passer d’une page à l’autre: tout se fait de manière beaucoup plus rapide que sous Ice Cream Sandwich. Cela se joue en centième de seconde et la différence saute aux yeux.

Jelly Bean est donc un «no return point» en terme de réactivité : difficile de revenir à ICS après l’avoir essayé. Sur le plan technique, c’est entre autres le résultat d’une synchronisation de l’affichage avec le rafraîchissement de l’écran (60 Hz / 60 images par seconde). Le moteur de rendu à quant à lui été optimisé tandis que la partie graphique est plus sollicitée.

Image 5 : On a testé Android 4.1 alias Jelly Bean

Les notifications

La barre de notifications, dont Android est le précurseur, prend un sérieux coup de fouet.  Sur le principe, rien ne change. Sauf que dans la pratique, on passe à la vitesse supérieure. Cela passe par des détails comme la possibilité de rappeler directement un appel manqué en appuyant sur la notification. D’autres permettent des interactions sociales plus rapides, telles que liker une notification de statut directement dans la notification.
L’idée est de permettre un faire un maximum de choses sans avoir à rentrer nécessairement dans les applications. Cela vaut aussi pour les mails, ou les photos que l’on peut agrandir directement depuis la barre de notification, par un simple pincement de doigt.

Image 6 : On a testé Android 4.1 alias Jelly Bean

La photo

Petites nouveautés, mais nouveautés quand même du coté de la photo. L’appareil est toujours aussi réactif, avec la fameuse fonction zéro délai entre deux prises. Ça fait toujours son petit effet, et c’est surtout pratique lorsque l’on fait une prise multiple. Dans Jelly Bean, il est désormais possible de visualiser une cliché tout juste pris, une nouveauté que le système Android partage avec iOS6.
La visualisation a été arrangée pour être plus rapide: effacer une photo depuis la prévisualisation se fait d’un simple glissement de doigt vers le haut, comme sous WebOS de feu Palm. Et un geste malheureux n’est pas irréversible : un bouton annuler persiste en bas à droite de l’écran, pour s’épargner des regrets.

Image 7 : On a testé Android 4.1 alias Jelly Bean

Navigateur Web

Le navigateur intégré continue son évolution, tandis que son support de la technologie Flash s’arrête avec Android 4.1 Les développeurs d’Adobe ont annoncé ne plus permettre, à partir du 15 aout, les nouvelles installations du plug-in depuis le Google Play. C’est regrettable, d’autant plus que le système n’a jamais été autant en mesure de le supporter. Mais l’avenir passe à priori plus par le HTML5. La preuve, Google Chrome fait également l’impasse sur Flash.
En parlant de Chrome, il sort de son statut de beta, et puisqu’il remplace avantageusement le navigateur intégré, c’est le moment d’y passer. Sa gestion des onglets est bien plus pratique, la stabilité s’améliore au fil des versions et force est de constater qu’il est réactif. À n’en pas douter le meilleur navigateur web d’Android.

Image 8 : On a testé Android 4.1 alias Jelly Bean

Google Maps

Chaque OS mobile dispose de son propre logiciel de cartographie maison: iOS6 abandonne Google au profit d’une solution maison et Windows Phone 8 exploite un mix entre Bing et Nokia Maps. De son côté, Google utilise toujours son service Maps, l’un des plus aboutis à l’heure actuelle. Fonctionnel, il n’a de cesse de s’améliorer et d’apporter de nouvelles fonctions. La version inclue dans Android 4.1 profite des dernières améliorations avec la très attendue possibilité de stocker une région pour une utilisation offline.

La zone de Paris pèse à peine plus de 1 mo, ce ne sera donc pas un fardeau pour votre mémoire interne. L’autre fonction assez impressionnante est le mode Boussole de Street View. En bougeant le téléphone autour de soi, on explore la zone, et avec une fluidité impressionnante. Idéal pour repérer le lieu d’un rendez-vous.

Image 9 : On a testé Android 4.1 alias Jelly Bean

Google Now

L’assistant virtuel d’Android, ce serait plutôt Google Now. Véritable réincarnation de Big Brother, son objectif est de donner des informations avant que l’on puisse les demander. Il s’appui sur tous les historiques de recherche, ses habitudes de déplacement et ses activités pour afficher différentes informations. Si vous avez par exemple l’habitude de regarder la météo le matin, elle sera déjà affichée dans Google Now. Il en va de même avec vos déplacements: les horaires des transports en commun, les préférences sportives, etc.
Le service est incontestablement pratique, mais il y a de quoi donner quelques frissons dans le dos. La fonction est accessible à tout moment, que ce soit sur le lock screen en glissant vers la partie supérieure, ou dans n’importe quelle application en glissant le doigt du bas de l’écran vers le haut.

Image 3 : On a testé Android 4.1 alias Jelly Bean

Clavier prédictif et Voice Typing

Nouveauté aussi du côté du clavier, qui devient prédictif, à la manière d’un logiciel tel que Swifkey. Au fur et à mesure de vos messages, il analysera les habitudes et la manière d’écrire pour anticiper des mots. Une fois rodé, le système permet de faire gagner un peu de temps. Par contre, le Voice Typing est moins convainquant dans un SMS par exemple que la commande vocale. Les phrases longues passent moins bien, et la reconnaissance devient plus approximative sur certains mots. 

Image 11 : On a testé Android 4.1 alias Jelly Bean

Mise à jour des applications

Jusqu’ici, lorsqu’une mise à jour était disponible depuis Google Play, l’application était intégralement re-téléchargée dans sa version la plus récente. Avec Android 4.1, il sera possible de ne mettre à jour que les composants qui ont été modifiés. Ce qui permet de gagner en rapidité pour le téléchargement et au passage faire économiser de la bande passante.