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Le parlement anglais saisit des documents de Facebook

Image 1 : Le parlement anglais saisit des documents de Facebook

Pour Facebook, la situation se complique au Royaume-Uni. Suite aux récentes affaires liées aux données personnelles, notamment la retentissante affaire Cambridge Analytica, le parlement du Royaume-Uni est bien décidé à tirer au clair la véritable politique d’entreprise du réseau social. Il a d’ailleurs déjà condamné Facebook à une amende de 500 000 livres

D’importants documents saisis

Il faut dire que le Parlement anglais n’a pas exactement apprécié le refus de Mark Zuckerberg de venir témoigner. Damian Collins, en charge du Comité pour la culture, les médias et les sports numériques (DCMS) a donc utilisé une moyen relativement inhabituel pour arriver à ses fins en demandant au fondateur de Six4Three de lui remettre des documents lors d’un voyage d’affaire à Londres. Relativement peu médiatisé en France, le cas de Six4three est très lié à l’affaire Cambridge Analytica. Il s’agit d’une application qui permettait de faire des recherches ciblées dans les photos de ses contacts. Facebook avait retiré l’application en 2014 et depuis les deux entités sont engagées dans une bataille juridique. Petit détail qui n’en est pas un : Six4three utilisait la même API que Cambridge Analytica.

Facebook se retranche derrière la justice américaine

Les documents saisis sont censés contenir des détails quant à la politique de données qui a permis le scandale Cambridge Analytica, ceux-ci comporteraient des emails des instances dirigeantes de Facebook, dont Zuckerberg lui-même. La question est désormais de savoir si les autorités britanniques peuvent ou non utiliser les documents.

En effet, suite à une précédente action en justice en Californie de Six4Three contre Facebook, Six4Three accusant le réseau social de collecter des données à l’insu de des utilisateurs, les documents saisis ne peuvent pas être diffusés hors des Etats-Unis. Facebook a donc demandé au Parlement de lui remettre les documents et de ne pas les consulter. Toutefois, le jugement américain n’a aucune valeur au Royaume-Uni et d’ailleurs, l’un des membres du Parlement a déjà répondu par Twitter : « Trop tard ».