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Quand le monde virtuel pollue le monde réel

Vous croyez que votre avatar est un être parfaitement immatériel qui ne laissera aucune trace sur notre bonne planète ? C’est occulter le fait qu’il est gourmand, en fait un véritable glouton en électricité. Nicholas Carr, du site Rough Type, a fait le point sur l’impact de votre alter-ego en prenant l’exemple du jeu « Second Life » et sa conclusion tient dans le titre de son article : « Les avatars consomment autant d’électricité que les brésiliens ».

Le calcul est rapide, plus il y a d’avatars, plus la charge serveur est grande, et plus le système consomme d’énergie. Mais surtout, il faut rajouter la dépense des machines connectées pour chaque joueur. Pour 12500 habitants, soit 12500 ordinateurs individuels et 4000 serveurs gérés par Linden Labs, on retrouve une consommation annuelle par avatar de 1.752 KWHs. Celle d’un habitant du Brésil. Sans compter qu’il y a près de 2 millions d’abonnés, et que ce nombre ne cesse d’augmenter.

Un peu simple comme approche, mais dépeignant bien la réalité. Le Web a beau être un réseau virtuel, il n’en est pas moins basé sur des machines très réelles branchées sur des prises. Et l’analyse épargne pour le moment le coût écologique de la fabrication des ordinateurs et infrastructures, ainsi que de leur démantèlement. Enfin, Second Life est un petit MMOPRG, imaginez ce que doit demander WoW…