Accueil » Dossier » Quand les câbles s’en mêlent

Quand les câbles s’en mêlent

Image 1 : Quand les câbles s'en mêlent

La connectique

L’électronique a toujours eu besoin de câbles pour lier ses composants entre eux. Entre une télévision et un magnétoscope ou encore entre un écran et un ordinateur, le format de la prise utilisée importe. À l’heure où l’analogique côtoie le numérique qui prend de plus en plus de place dans les foyers, il peut être bon de faire un point sur les principales connectiques actuellement en circulation. Câbles vidéo, audio et ceux plus spécifiques aux ordinateurs, Tom’s Guide en a sélectionné 13.

Image 2 : Quand les câbles s'en mêlent

Vidéo Composite

En commençant par la connectique vidéo, on s’intéressera tout d’abord au Vidéo Composite, autrement appelé Composite. Caractérisé par la couleur jaune de sa gaine, ce signal fait partie de la vidéo analogique. Il est le plus mauvais de sa catégorie. Tous les signaux de base sont mixés pour passer à travers cette interface. On trouve ainsi une vaste bouillie de luminosité, couleur et pulsations de synchronisation. Généralement, le câble Vidéo Composite est accompagné de deux autres, rouge et blanc. Ils sont chargés de transporter le son stéréo. Dans la mesure du possible, on préfèrera l’utilisation d’un câble à composantes séparées comme le S-Vidéo, le RGB ou encore le YUV.

Image 3 : Quand les câbles s'en mêlent

S-Vidéo (Y/C)

Naturellement appelée S-Vidéo, cette connectique porte en fait le nom de Y/C. Ces deux lettres montrent que le S-Vidéo procède de deux composantes séparées : la luminance et la chrominance. Par rapport au Vidéo Composite, cela permet d’obtenir une image plus nette. De plus, les lignes qui composent l’image sont projetées en même temps et en une seule fois. On trouve encore cette connectique 4 broches sur les cartes graphiques, caméscopes ou encore les magnétoscopes S-VHS. Tout comme le Vidéo Composite, le S-Vidéo ne véhicule que l’image. Un autre câble est nécessaire pour la source audio.

Image 4 : Quand les câbles s'en mêlent

Péritel (SCART)

La plus répandue des interfaces analogiques, en Europe tout du moins, est certainement la Péritélévision. Communément abrégée en Péritel, cette interface permet de transporter les signaux de plusieurs normes. On trouve ainsi la Vidéo Composite, le S-Vidéo, le RVB et plus rarement le YUV. Point intéressant, elle véhicule également l’audio à travers ses 21 broches. Conçue en 1978, la Péritel est de moins en moins utilisée. D’ailleurs, elle ne pourra pas durer dans le temps. En effet, cette interface n’est pas capable de transmettre un signal numérique.

Image 5 : Quand les câbles s'en mêlent

YUV, YPrPb et YCrCb

Avec ces formats composantes, on a des signaux complètement séparés. Les câbles utilisés sont composés de trois fils. L’un fait transiter la luminance (Y) et les deux autres s’occupent de la couleur. Selon le cas, on a soit du numérique avec le YCrCb, soit de l’analogique avec le YUV et le YPrPb. Ces deux dernières  connectiques correspondent grossièrement à des versions plus abouti du S-Vidéo. En numérique, YCrCb, on se rapproche du rendu que l’on peut avoir avec du DVI ou HDMI. Les couleurs sont éclatantes et l’ensemble de l’image est plus proche de la vision humaine qu’avec les autres connectiques analogiques.

Image 6 : Quand les câbles s'en mêlent

VGA

Le VGA est apparu à la fin des années 80. Créé par IBM, il reste encore aujourd’hui un standard de la connectique PC. Il est en train d’être remplacé peu à peu par une interface numérique : le DVI. Le VGA est composé de 15 broches décomposées en 3 lignes qui renvoient chacune une composante : rouge, bleu et vert. Il existe plusieurs évolutions du VGA. Celles-ci sont classées par rapport à leurs résolutions. On a donc du QVGA en 320 x 240, du XGA en 1024 x 768 ou encore du QXGA en 2048 x 1536.Les normes VGA pour les écrans larges sont simplement précédées d’un W pour « Wide. » Le mini-VGA est embarqué sur certains ordinateurs portables. Bien que les cartes graphiques actuelles ne sont plus équipées qu’en DVI, on trouve encore de nombreux écrans branchés en VGA via un convertisseur VGA/DVI.

Image 7 : Quand les câbles s'en mêlent

DVI-A/D/I

Cette connectique est la remplaçante du VGA. Elle permet de transmettre un signal numérique entre la carte graphique et l’écran. Attention tout de même aux nuances qu’offre le DVI ; Il existe en effet trois sortes de DVI. Le DVI-A transporte de l’analogique, le DV-D s’occupe du numérique et seul le DVI-I sait faire les deux, mais pas en même temps. Le DVI permet des nuances de couleurs supérieures au VGA. Le DVI fonctionne avec une dalle dont les pixels sont indépendants. Il ne peut donc pas être utilisé sur des téléviseurs cathodiques. Et pourtant, on trouve tout de même du DVI-A. Cette norme est en fait utile pour brancher un écran cathodique à un ordinateur en utilisant un convertisseur. Côté ordinateurs portables, le mini-DVI remplace peu à peu le mini-VGA. D’autre part, si le moniteur utilisé possède une grande résolution native (au-delà de 3 millions de pixels), il est possible de faire usage du DVI en Dual-Link.

Image 8 : Quand les câbles s'en mêlent

HDMI A/B/C

On l’appelle la Péritel du futur. Conçu en 2002 par un consortium de constructeurs, le HDMI permet de transmettre la vidéo en numérique du DVI en portant par la même occasion l’audio. Tout se trouve donc dans un seul câble comme pour la Péritel. Depuis son apparition sur le marché, on note déjà 3 révisions principales de cette connectique (1.1, 1.2 et 1.3). C’est l’interface utilisée pour la Haute Définition. Elle accepte le 1080p où elle est limitée dans sa version A. Le HDMI B permet, quant à lui, de dépasser cette contrainte avec le support de très hautes résolutions. Le HDMI C est une version plus petite de l’HDMI. Il équipe entre autres les caméscopes numériques et APN. L’HDMI est le format protégé par HDCP. Cette protection a été demandée par l’industrie cinématographique afin de lutter contre le piratage des contenues HD.

Image 9 : Quand les câbles s'en mêlent

DisplayPort

Le DisplayPort veut tout bonnement supplanter le DVI et même le HDMI. Pour ce dernier, il va rencontrer un problème puisqu’il ne transporte que des signaux vidéo contrairement à l’HDMI qui se charge également de l’audio. Le Displayport présente quelques avantages intéressants comme, par exemple, le contrôle direct d’un écran disposant de son interface. On supprime donc une bonne partie des circuits contenus dans celui-ci : gain de place, gain d’argent. Son câble est plus fin que ceux des HDMI et DVI et se rapproche de l’USB. Le branchement est donc aisé. Des détails pratiques qui séduisent. On notera qu’il permet les très hautes résolutions, ce que le HDMI réussit aussi avec sa version B.

Image 10 : Quand les câbles s'en mêlent

Jack, Minijack et Microjack

Le jack a été inventé au X1Xème siècle pour les bureaux de téléphone. À l’époque, il mesurait 6,35 millimètres. Décliné au cours des années, il se trouve désormais en trois formats : le jack 6,5 mm, le minijack de 3,5 mm et le microjack en 2,5 mm. On s’en sert usuellement pour écouter des sources audio. Le minijack s’est attribué les baladeurs, le microjack s’occupe de la téléphonie bien que le minijack y est de plus en plus représenté. Le jack classique est plutôt utilisé de façon professionnelle aujourd’hui. Il existe plusieurs connexions pour ces connectiques. Deux contacts transmettent le son en mono et trois contacts en stéréo. Un minijack de caméra embarque un quatrième contact pour la vidéo.

Image 11 : Quand les câbles s'en mêlent

USB 1/2/3, Mini USB et micro USB

C’est l’interface la plus sollicitée sur un ordinateur. Créé en 1996, l’USB va bientôt passer à sa version 3.0. Cette évolution devrait lui permettre de gagner en vitesse de transfert. Néanmoins, les dernières nouvelles ne sont pas excellentes. L’USB 3 ne tiendrait pas ses promesses selon certains. Les débits seraient en dessous de ceux annoncés initialement. De 1,5 Mo/s en 1996, on est passé à un faux 60 Mo/s en 2000 avec l’USB 2. L’USB 3 annonce 625 Mo/s. L’interface USB a été créée pour homogénéiser les formats des périphériques. On trouve désormais tout en USB. Du clavier aux enceintes et sans oublier les écrans et les baladeurs numériques, l’USB est dominant. il se décline d’ailleurs en plusieurs format comme le Mini-USB et le Micro-USB destinés aux appareils mobiles.

Image 12 : Quand les câbles s'en mêlent

e-SATA

L’e-SATA est un port externe de couleur rouge. Il rappelle en fait le port SATA contenu dans les ordinateurs. Ce n’est d’ailleurs qu’une version externe de celui-ci, avec une tension plus importante. Il permet de brancher un disque dur à ce format ou encore un lecteur optique. Les débits sont meilleurs que ceux de l’USB 2. On peut trouver un combo USB/e-SATA sur certains ordinateurs portables.

Image 13 : Quand les câbles s'en mêlent

FireWire (IEEE 1394)

Il existe plusieurs modèles de FireWire. Les plus courants en 2009 sont le 800 et les 400. Le FireWire 800 ne requiert pas d’alimentation externe contrairement à une version du FireWire 400. Créé au début des années 90 par Apple, le FireWire est utilisé pour le montage vidéo, mais aussi couplé avec un disque dur externe. Ses débits lui confèrent un certain avantage sur l’USB. Pour référence sa prochaine évolution pourra transmettre jusqu’à 400 Mo par seconde (valeur théorique).

Image 14 : Quand les câbles s'en mêlent

RJ45

Le connecteur RJ45 est aussi appelé port Ethernet. C’est lui qui transmet le signal entre deux ordinateurs connectés par câble en Ethernet ou entre un PC et une box Internet. Attention toutefois à ne pas se tromper de câble. Il y a effectivement du RJ45 droit et croisé. Le croisé doit être utilisé pour une connexion poste-à-poste puisque ses broches sont disposées en émission-réception. Le câble droit sera plus utilisé avec un switch, hub ou un modem haut débit.