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Quelle est la meilleure alarme connectée ?

1 : Connectée, sans fil et simple 2 : Quelle est la composition de ces systèmes d'alarme ? 3 : Comment ça s'installe ? 4 : Qu'est-ce que ça détecte ? 5 : Comment est-on alerté en cas d'intrusion ? 6 : Est-ce que ça marche dans tous les logements ? 7 : Que se passe-t-il en cas de coupure de courant électrique ou Internet ? 8 : Y a-t-il des frais supplémentaires? 9 : Ces alarmes permettent-elles de contrôler toute la maison ? 11 : Une alarme installée par un «pro» est-elle meilleure ? 12 : Peut-on espérer une remise sur son assurance habitation ? 13 : Tableau récapitulatif

Est-ce que c’est piratable ?

Inutile d’entretenir le suspense : tous ces systèmes d’alarme peuvent être déjoués par un cambrioleur expérimenté. Les meilleurs lui donneront toutefois un peu de fil à retordre, de la même manière qu’une porte blindée retardera le crocheteur le moins doué.

Ces équipements sont affectés par deux vulnérabilités essentielles : la connexion IP et la communication sans fil. La première, qui apparaît indispensable à notre époque, est susceptible d’ouvrir des brèches informatiques supplémentaires, dans les centrales elles-mêmes ou dans les serveurs distants. Certes, ces serveurs sont sécurisés, certes les communications vers l’extérieur sont normalement chiffrées, mais un «hacker» persévérant risque toujours de découvrir une faille, puis de désarmer l’alarme d’un clic de souris. Diminuer les points d’entrée par «effraction» est une possibilité. Par exemple, la One+ de Somfy Protect ne dispose pas de serveur web interne.

Image 1 : Quelle est la meilleure alarme connectée ?

Quant au sans-fil, fort pratique lui aussi, il a le désavantage d’être sensible aux tentatives de brouillage, que celui-ci soit volontaire ou accidentel. Or, les brouilleurs radio, bien qu’ils soient interdits en France (ce qui fait une belle jambe aux malfaiteurs), font partie de l’arsenal du «bon» cambrioleur : ils saturent les fréquences radio utilisées par la centrale (433 ou 868 MHz le plus souvent) et perturbent les échanges avec les détecteurs. Il existe même des brouilleurs de bande GSM/GPRS, qui compromettent les communications vers l’extérieur et donc le relais principal ou secondaire des alertes.

La détection de brouillage est la parade classique mise en place par les fabricants traditionnels, c’est-à-dire Somfy Protect, Honeywell et Diagral, que les autres fabricants dans ce dossier n’évoquent même pas. Grâce à ce dispositif, la centrale signale une anomalie si elle perd le contact avec les périphériques. La technologie TwinBand de Diagral se distingue par l’usage simultané de deux fréquences (433 et 868 MHz), ce qui complique la tâche du cambrioleur. Il est à noter que l’alarme e-One de Diagral est la seule de notre dossier à bénéficier de la certification NFA2P, attribuée par le CNPP (Centre national de prévention et de protection). C’est un gage de résistance aux attaques, pas une garantie contre le cambriolage.

Le sans-fil a également l’inconvénient d’être vulnérable au « sniffing » : les communications radio peuvent être interceptées, par un ordinateur équipé d’un récepteur radio, puis rejouées afin de neutraliser l’alarme. Le chiffrement est en effet parfois insuffisant, voire inexistant (ou inexploité dans le cas du Bluetooth Low Energy et des serrures connectées), et les équipements ne sont pas authentifiés. Ce n’est pas de l’exagération : ces failles pourtant béantes affectaient en 2016 l’alarme connectée SimpliSafe, vendue aux États-Unis. Les protocoles utilisés par les systèmes que nous avons testés sont a priori chiffrés et plus sûrs, en particulier quand ils sont de type propriétaire. Mais leur robustesse n’est jamais garantie à 100 %.

Image 2 : Quelle est la meilleure alarme connectée ?

Les contacts anti-sabotage sont une autre mesure de protection, physique cette fois. Via la centrale et les notifications, vous êtes prévenu si l’accessoire, la centrale ou la sirène sont arrachés, à condition que ceux-ci aient été vissés à leur support (mur, porte, etc.). Ils ne sont pas généralisés, cependant. On les trouve par exemple sur certains accessoires de Devolo, de Bosch ou encore sur la centrale de Diagral. La One+ de Somfy Protect dispose quant à elle d’un accéléromètre, qui transmet une alerte si quelqu’un cherche à la déplacer.

Enfin, peu de fabricants pensent à sécuriser l’application mobile elle-même, si jamais un individu mal intentionné venait à dérober votre smartphone. Ainsi, si jamais vous cochez l’option « Se souvenir de moi », vos identifiants sont automatiquement enregistrés à l’ouverture de l’application, ce qui laisse à n’importe qui la possibilité de désarmer votre alarme. Désactivez cette option, cela vaut mieux. En plus, rien ne dit que ces informations soient  chiffrées dans la mémoire du smartphone. Les applications de Somfy Protect, de Honeywell et de Diagral demandent en outre un code PIN si vous validez cette option, ce qui est une précaution supplémentaire.

Sommaire :

  1. Connectée, sans fil et simple
  2. Quelle est la composition de ces systèmes d'alarme ?
  3. Comment ça s'installe ?
  4. Qu'est-ce que ça détecte ?
  5. Comment est-on alerté en cas d'intrusion ?
  6. Est-ce que ça marche dans tous les logements ?
  7. Que se passe-t-il en cas de coupure de courant électrique ou Internet ?
  8. Y a-t-il des frais supplémentaires?
  9. Ces alarmes permettent-elles de contrôler toute la maison ?
  10. Est-ce que c'est piratable ?
  11. Une alarme installée par un «pro» est-elle meilleure ?
  12. Peut-on espérer une remise sur son assurance habitation ?
  13. Tableau récapitulatif