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Russie : Google écope d’une amende de 365 millions de dollars pour des vidéos sur l’Ukraine

Malgré les injonctions de Moscou, Google n’a pas supprimé des « vidéos interdites » sur l’invasion de l’Ukraine. Conséquence, la Russie a mis à l ‘amende le géant du web à hauteur de 365 millions de dollars.

YouTube © Unsplash
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Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, Moscou s’efforce de cadenasser les informations relatives au conflit. C’est ainsi que le régulateur russe des communications avait menacé de bloquer Wikipédia, fustigeant notamment un article évoquant le bilan humain du conflit. Mise à l’amende, la fondation Wikimedia a finalement fait appel.

Dans la même optique, la Russie avait exhorté Google de supprimer du « contenu interdit » sur YouTube. À savoir des vidéos « promouvant l’extrémisme et le terrorisme » ainsi que des informations sur le déroulement de « l’opération militaire spéciale » discréditant les forces russes. Étaient également dénoncés des « contenus faisant la promotion d’actes préjudiciables à la vie et à la santé des mineurs » et « des informations appelant à la participation à des actions de masse non autorisées ».

Google dans le viseur du régulateur russe des communications

Faisant fi des injonctions de Roskomnadzor, le régulateur russe des communications, Google n’a rien supprimé. En réaction, le géant du web a écopé d’une amende de 365 millions de dollars (21,1 milliards de roubles). Une amende bien supérieure à celle infligée le mois dernier à Google par la justice russe, toujours pour les mêmes raisons (1,2 million de dollars).

En raison des multiples violations de la même exigence légale, l’amende suivante a été construite sur les revenus, atteignant jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise dans le pays. Alors que Google n’a toujours pas réagi, rappelons que sa filiale russe, privée de ses actifs et mise à l’amende à moult reprises, avait officiellement déposé le bilan en juin. Il est ainsi probable qu’elle ne s’acquitte pas de l’amende, ne dégageant plus de chiffre d’affaires en Russie.

Si les services non-payants de Google sont toujours disponibles dans le pays (Google Search, YouTube, Gmail, Maps et Google Play), les entreprises ou les particuliers ne peuvent plus acheter de campagne publicitaire. Qui plus est, les chaînes YouTube appartenant à des médias russes soutenus par l’État ont été démonétisées et bloquées.

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Source : The Verge