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Séisme de Montélimar : un satellite a mesuré une élévation du sol de 8 cm !

Un séisme inhabituel d’une magnitude de 5,4 a eu lieu le 11 novembre dans la région de Montélimar. Grâce au partage des données d’observation du programme européen Copernicus, la communauté scientifique a pu rapidement identifier un soulèvement du 8 cm, puis l’expliquer.

Le 11 novembre dernier, un séisme d’une magnitude de 5,4 sur l’échelle de Richter a secoué la région de Montélimar, et provoqué de nombreux dégâts dans le petit village du Teil, la zone la plus proche de son épicentre. Les tremblements ont été ressentis dans toute la vallée du Rhône pendant 5 à 6 secondes. Un évènement inhabituel dans la région que les scientifiques tentent de mesurer et de comprendre, notamment à partir d’observations satellites.

Image 1 : Séisme de Montélimar : un satellite a mesuré une élévation du sol de 8 cm !

Dans le cadre du programme européen de surveillance Copernicus, le satellite Sentinel 1 photographie régulièrement la zone. En combinant les prises de vue du 11 et du 12 novembre, les scientifiques ont obtenu une représentation graphique des déformations sur la zone du séisme.

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Bien qu’on ait identifié plusieurs failles dans la région, aucune d’entre elles n’est connue pour être active. Néanmoins, les observations satellites ont permis d’identifier celle qui est à l’origine des secousses et d’un soulèvement du sol allant jusqu’à 8 cm. Une hauteur inhabituelle pour un séisme d’une telle magnitude qui passe généralement inaperçu depuis l’espace.

Selon les mesures effectuées au sol, l’épicentre se situe à une profondeur remarquablement basse, entre 1 et 3,5 km sous la surface du sol. La rupture se serait alors propagée jusqu’à la surface pour en modifier significativement le relief.

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Le programme Copernicus est le fruit de la collaboration de l’ESA (Agence spatiale européenne) et de l’AEE (Agence européenne pour l’environnement) pour doter l’Europe de moyens de surveillance de la Terre qui fournissent des données librement accessibles. Selon, Floriane Provost, chercheur associé à l’ESA, c’est justement la mise à disposition rapide des observations du satellite du programme qui a permis à la communauté scientifique de cartographier et de comprendre les mécanismes du séisme.

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Source : ESA