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Space X : les astronomes veulent poursuivre l’entreprise en justice

Les scientifiques dénoncent une pollution lumineuse qui nuit à la recherche. Ils veulent avant tout sensibiliser la communauté astronomique sur le sujet.

Image 1 : Space X : les astronomes veulent poursuivre l’entreprise en justice

Il y a quelques mois déjà, plusieurs astronomes s’inquiétaient du lancement des nombreux satellites mis en orbite par Space X. Ils craignaient que ces points lumineux nuisent aux observations scientifiques. Depuis, le nombre de satellites mis en orbite par l’entreprise d’Elon Musk ne cesse d’augmenter, avec environ 240 actuellement. À terme, Space X et ses concurrents envisagent d’arriver à 42,000 satellites

Mais ces lancements ont des conséquences dramatiques pour les observations des astrophysiciens. Ces derniers, qui effectuent des expositions longues, sont perturbés par les satellites. Ils expliquent que les images sont faussées par les trainées lumineuses des satellites, plus brillantes que les galaxies qu’ils tentent d’étudier. 

Une progressive privatisation des activités spatiales 

Pour répondre à ce fléau, plus de 1500 astronomes ont signé une pétition disant « Non à Space X et aux autres constellations de satellites ». Stefano Gallozzi, membre du groupe à l’Observatoire astronomique de Rome prévient « Nous envisageons une éventuelle action en justice qui pourrait retarder ces lancements jusqu’à ce que leur impact puisse être correctement mesuré. Il s’agit aussi de sensibiliser la communauté astronomique à ce nouveau problème. Malheureusement, il existe encore peu d’initiatives juridiques à ce sujet. », a-t-il poursuivi.

Si cette tentative a peu de chances d’aboutir, le plus censé serait sûrement de faire appel à la Cour Internationale de Justice, avec un motif précis. Une telle décision sur la pollution visuelle de l’espace ferait jurisprudence, car comme on le sait, la réglementation de l’utilisation de l’espace est encore très limité. La privatisation et la commercialisation des activités spatiales (Space Act de 2015) relèguent les États au rang d’acteurs secondaires. A l’échelle internationale, l’Assemblée Générale des Nations unies n’a plus établi de nouveau traité spatial depuis 1979…

Source : DigitalTrends