Accueil » Actualité » StopCovid est enfin disponible, téléchargez-la ici

StopCovid est enfin disponible, téléchargez-la ici

L’application StopCovid est disponible dès aujourd’hui. Développée par le gouvernement, elle vise à prévenir les citoyens s’ils ont été « en contact rapproché dans les derniers jours avec une personne que vous ne connaissez pas et qui vient d’être testée positive au COVID-19. »

Image 1 : StopCovid est enfin disponible, téléchargez-la ici
Crédits : Edouard le Ricque / Tomsguide.fr

Avec quelques heures de retard, l’application StopCovid est enfin disponible aussi bien dans sa version Android sur le Play Store de Google que sa version iOS dans l’App Store.

Pour fonctionner, cette application nécessite de disposer d’un appareil sous Android ou iOS et équipé d’une connexion Bluetooth. C’est celle-ci qui va faire communiquer les smartphones ou tablettes entre eux et ainsi mesurer lorsque deux personnes seront en contact rapproché à moins d’un mètre durant plus de 15 minutes.

Dès lors, si l’une d’elles est testée positive par la suite, elle pourra le déclarer sur l’application et ainsi prévenir tous ceux avec lesquelles elle n’aura pas respecté la distanciation préconisée. Cette action ouvre un canal prioritaire aux destinataires afin qu’ils soient à leur tour testés et puissent se confiner dans les meilleurs délais.

Image 2 : StopCovid est enfin disponible, téléchargez-la ici
Crédit : République Française

StopCovid est une arme du déconfinement. Avec cette application de contact tracing, le gouvernement espère pouvoir endiguer la pandémie tout en ne s’empêchant pas de relancer l’économie du pays, en berne depuis plus de deux mois.

Dès les premiers téléchargements, ça évite des malades, des hospitalisés et des morts

Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique

Reste à voir dans quelles proportions cette innovation numérique dans la lutte contre l’épidémie de coronavirus sera adoptée. « On a besoin qu’un maximum de gens ait [l’application] », a affirmé le secrétaire d’État chargé du Numérique, Cédric O, sur Radio J dimanche dernier. « Ce qu’on vise d’abord, ce sont les personnes qui vivent dans les villes, parce que ce sont elles qui font circuler le virus. »

StopCovid est conforme RGPD et sécurisée

Cependant, l’installation de Stop-Covid n’est absolument pas obligatoire. À chacun d’agir à sa guise. Pour ceux qui craignent de se faire pister, il est intéressant de noter que la France a fait le choix de se priver des API de Google et d’Apple au profit d’une solution plus sécurisée. Les API d’Apple et de Google reposent sur un modèle décentralisé qui fournit à chaque mobile le crypto-identifiant de tous les malades, alors que le modèle centralisé, choisi ici, se contente d’indiquer que vous avez été en contact avec une personne contaminée.

À côté, la Cnil a aussi avalisé le projet. Selon son collège d’experts, il est conforme au Règlement général sur la protection des données (RGPD), sous conditions. Malgré le caractère exceptionnel de l’épidémie de Covid-19, cette application ne peut faire n’importe quoi. Sa non-installation ne doit pas avoir de conséquences négatives sur les citoyens, comme un accès aux tests plus lent, par exemple. Idem pour l’accès à certains services comme les transports en commun, qui ne pourront en aucun cas être conditionnés par cette application.

StopCovid : premières captures d’écran de l’application de contact tracing contre le Covid-19

Une application qui va sauver des vies

Cédric O se garde bien d’indiquer le taux d’adoption souhaité par le gouvernement. Mais on peut trouver un élément de réponse dans son interview au JDD en avril dernier. Il y expliquait alors que « ce que disent les épidémiologistes, c’est qu’il n’y a pas de seuil minimum de téléchargements nécessaire pour que cette application soit utile ». « Dès les premiers téléchargements, ça évite des malades, des hospitalisés et des morts », a-t-il précisé lors de son intervention au Sénat le 27 mai.

Et pour ceux qui n’ont pas d’appareil capable de faire fonctionner StopCovid, « nous travaillons sur diverses possibilités d’aide à l’équipement, ou à des alternatives aux smartphones pour ceux qui n’en disposent pas », précise le secrétaire d’État.